17 avril 2008
CNT-FTTE : OGM : LOGIQUE DE PROFIT ... LOGIQUE DE MORT !
OGM : LOGIQUE DE PROFIT ... LOGIQUE DE MORT !
Lutte anti-OGM et action syndicale
Outre les dangers écologiques et sanitaires, il nous semble important d’un point de vue syndical de dénoncer l’embrigadement des travailleurs de la terre dans la spirale de l’industrialisation à outrance de l’agriculture. Dans ce domaine, nous citerons la "Politique Agricole Commune" qui devait, lors de sa première mise en place en 1962, ouvrir un avenir radieux.
Au final, ce ne sont que surendettement des paysans, ainsi que pollution des sols et des nappes phréatiques, qui en résultent.
Droit à une alimentation saine pour tous et toutes
Nous (salariés, travailleurs en formation ou privés d’emploi) voulons pouvoir bénéficier d’une alimentation saine et en quantité suffisante. Nous refusons une société à deux vitesses où les aliments de qualité sont réservés aux nantis et la nourriture industrielle contenant les OGM aux plus pauvres.
Pour une auto-suffisance alimentaire des peuples
Nous ne sommes pas dupes de l’argumentaire pseudohumanitaire libéral selon lequel les OGM seraient la solution à l’éradication de la faim dans le monde. La vraie cause des famines est la disparition des cultures vivrières au profit de monocultures d’exportation imposées par l’OMC. La souveraineté alimentaire des peuples ne doit pas plier sous la volonté des multinationales agroalimentaires.
Les OGM ont été créés et commercialisés sur un court terme, non pas dans un élan humaniste mais malheureusement et simplement pour réaliser un profit maximal.
Flamme olympique: le relais a pris fin à New Delhi au bout d'une demi-heure
Flamme olympique: le relais a pris fin à New Delhi au bout d'une demi-heure
Le relais de la torche olympique a pris fin jeudi au coeur de New Delhi, la capitale indienne, bouclée par 16.000 policiers et militaires.
Des participants du relais, encadrés par des gardes chinois, ont couru chacun pendant quelque mètres le long du parcours d'à peine trois kilomètres en plein centre de la capitale indienne, entre le palais présidentiel et la Porte de l'Inde, un arc de triomphe militaire.
Le relais a duré une demi-heure.
New Delhi était bouclée par quelque 16.000 policiers et militaires qui tenaient à l'écart la plupart des curieux pour le passage de la torche olympique. L'étape indienne de la flamme est ultra-sensible, compte tenu de la présence de 100.000 exilés tibétains en Inde.
Par crainte de manifestations de Tibétains, surtout d'"immolations par le feu" devant les télévisions du monde entier, la police a interpellé entre 170 et 180 militants à New Delhi et 46 autres Tibétains ont aussi été appréhendés à Bombay, la capitale économique indienne, après avoir essayé de pénétrer dans le consulat de Chine.
Sous pression de la Chine, l'Inde avait décidé début avril d'écourter le parcours de la torche de neuf à moins de trois kilomètres et de supprimer une étape prévue à Bombay.
L'Inde a promis à la Chine, sa voisine et rivale contre laquelle elle a perdu une guerre en 1962, un passage sans encombre de la flamme, après les incidents de Londres et de Paris.
Dans la capitale française, la torche avait été éteinte cinq fois par ses gardes chinois le 7 avril, officiellement pour la protéger des manifestants, mais la flamme elle-même ne l'a jamais été depuis qu'elle a été allumée en Grèce fin mars.
Vannes & Auray Soutien aux lycéens interpellés en manif
Vannes & Auray Soutien aux lycéens interpellés en manif
vendredi 11 avril 2008 - 15:18 par collectif pour la liberté de manifester - collectif pour la liberté de manifester libertedemanifester at voila dot fr
Contre la criminalisation de la jeunesse et des mouvements sociaux !
Pour la liberté de manifester !
Le 30 avril : 16h00 rassemblement devant le tribunal correctionnel de Vannes (derrière la Poste)
19h00 concert de soutien au Petit Théâtre à Auray afin de récolter les fonds nécessaires pour faire face aux frais de justice
Le 24 janvier 2008, à Vannes, la manifestation contre la généralisation du bac pro. en 3 ans a fait l’objet d’une violente répression policière. Deux lycéens ont été arrêtés avec brutalité à la suite d’un sit-in pacifique à l’inspection académique. Les deux ont fait le cas de poursuites judiciaires. Le collectif pour la liberté de manifester a été créé pour les soutenir, avec la participation de la CGT, du SNES-FSU, de Solidaires, de Sud Etudiants, de la Fédération Anarchiste et de lycéens et lycéennes de Vannes et d’Auray.
Lors de son passage devant la Justice, le premier lycéen, mineur, a fait l’objet d’un rappel à la loi avec un classement sans suite. Le second, majeur, comparaît devant le Tribunal correctionnel de Vannes le mercredi 30 avril à 16h30.
Rassemblement devant le tribunal (derrière la Poste) le 30 avril à 16h00.
Concert de soutien avec IOTA (électro), MODERNFAUST (rock métal), FISKAL BAZAR (Ska reggae en Breton) + 1 "boeuf surprise"
dès 19h00 au Petit Théâtre d’Auray (derrière la Mairie), afin de récolter les fonds nécessaires pour faire face aux frais de justice. 6 euros. Tables de presse.
Venez nombreux et nombreuses !
Contre la criminalisation de la jeunesse et des mouvements sociaux !
Pour la liberté de manifester !
15 avril 2008
Entre 20 000 et 40 000 personnes défilent à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation
Entre 20 000 et 40 000 personnes défilent à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation
Alors que le ministère de l'éducation annonçait, mardi 15 avril à midi, que 19 % des personnels enseignants de la maternelle au lycée dans les trois académies d'Ile-de-France étaient en grève, entre 20 000 et 40 000 personnes – enseignants, élèves et parents – défilaient dans les rues de Paris dans le cadre du mouvement contre les suppressions de postes et "contre la politique éducative" du gouvernement, selon des estimations de la préfecture de police et des syndicats. Le cortège est parti de la place de la République à 14 h 30 en direction de Nation.
Dans l'académie de Paris, les grévistes représentaient 30 % des enseignants du primaire, 13 % de ceux des collèges, 14 % de ceux des lycées professionnels et 6 % de ceux des lycées généraux et technologiques, selon les chiffres du ministère. Dans l'académie de Créteil, ces chiffres étaient de 22 % dans les écoles, 14,04 % dans les collèges, 7,54 % dans les lycées professionnels et 16,25 % dans les lycées généraux et technologiques. Enfin dans l'académie de Versailles, le ministère comptabilisait 27,31 % de grévistes parmi les professeurs des écoles, 10,58 % dans les collèges, 13,16 % dans les lycées professionnels et 14,61 % dans les lycées généraux et technologiques.
UNE PETITE CENTAINE D'ÉTABLISSEMENTS BLOQUÉS OU PERTURBÉS
Jeudi dernier, lors de la précédente journée de grève (à laquelle les professeurs des écoles n'étaient pas partout appelés), le ministère avait comptabilisé 12 % de grévistes à Paris en moyenne, 10,78 % dans l'académie de Créteil et 17,22 % dans celle de Versailles.
L'appel à la grève a été lancé par le Snuipp-FSU (majoritaire dans le primaire), et une intersyndicale du second degré rassemblant le SNES-FSU, le Snuep-FSU, le SNEP-FSU, la CGT, FO, SUD-Education et la CNT.
Une petite centaine d'établissements ont été bloqués ou perturbés dès mardi matin. Trente-cinq étaient "perturbés" à Paris, selon le rectorat, dont dix-sept "fermés administrativement", "dix-sept bloqués" et un qui a fait l'objet d'une tentative de blocage. Dans l'académie de Créteil, seize lycées étaient bloqués, dont neuf en Seine-Saint-Denis. Plusieurs rassemblements avaient lieu, sans incident, en divers endroits de l'académie, totalisant 1 600 personnes selon la police. Dans l'académie de Versailles, le rectorat avait recensé 31 établissements "perturbés", dont un bloqué, à Gonesse (Val-d'Oise).
QUAND LES ETUDIANT-E-S SE PROSTITUENT POUR SURVIVRE...
Prostitution : de Saint-Hélier aux bancs de l'université
C'est le plus vieux métier du monde, paraît-il. Depuis des siècles, des hommes et des femmes se prostituent. Et bien que d'un coup de balai « sécuritaire », Nicolas Sarkozy a tenté de cacher le tout sous le tapis, avec sa loi Sécurité intérieure, la prostitution est toujours aussi présente en France. Elle s'est juste parée de nouveaux atours. Petit tour d'horizon des évolutions de ce phénomène, à l'échelle rennaise.
Quel Rennais n'a jamais entendu parler de la rue Saint-Hélier et de ses sulfureuses activités nocturnes ? C'était en 2001 et au bas des immeubles, non loin de la gare, une trentaine de prostituées venues d'Afrique noire offrait au vu et au su de tous, ses services. Sébastien Sémeril, actuel adjoint au sport, et nouvellement élu du quartier Saint-Hélier à l'époque, se souvient.
« Ça a été une surprise pour tout le monde. Cette prostitution visible et massive était une nouveauté, comme dans beaucoup d'autres villes. Il y a eu un certain agacement des riverains, car leur présence engendrait des effets néfastes : tapage nocturne, sentiment d'insécurité, de voyeurisme... » Le premier travail de l'élu a donc été celui d'informer la population avoisinante à travers des rencontres régulières avec l'association de quartier, la police, les assos d'aide aux prostituées...
Seconde étape : la répression. « Il y a eu deux formes d'action. Le démantèlement du réseau de prostitution, qui était international, avec l'enquête judiciaire, les planques... Et la présence policière sur le terrain, pour établir des contraventions, tant aux prostituées qu'aux clients, pour exhibition sexuelle. » Saupoudrez le tout d'une petite loi sécuritaire et comme par magie, les prostituées font place nette. « Ce que nous redoutions est arrivé, explique Sébastien Sémeril, le phénomène prostitutionnel est de nouveau devenu invisible. »
Prostitution et internet : des étudiants sur le réseau
Invisible, oui. Car si la rue Saint-Hélier a aujourd'hui retrouvé sa « bonne mine » d'antan, la prostitution, elle, est toujours bien présente sur Rennes. Balayée de sous nos yeux, elle a su s'adapter au travail de l'ombre. « Aujourd'hui la prostitution est cachée, explique Brigitte Rocher, du Planning familial. Dans des bars à hôtesses, des salons de massage, à travers des petites annonces dans les journaux, sur internet... On y retrouve aussi des femmes mariées, des étudiants... »
La prostitution étudiante... Un phénomène dont on parle beaucoup ces derniers temps. Selon le syndicat Sud Etudiant, 40 000 jeunes en études seraient, en France, touchés par la prostitution. On ne parle plus alors de « prostitué(e) » mais « d'escort » et la toile internet a remplacé les trottoirs. « Belle étudiante pétillante propose massages raffinés sur Rennes », « Lucie, jeune étudiante sulfureuse de bonne famille propose ses services sur Rennes moyennant rémunération »...
Une façon rapide, la plupart du temps, bien que douloureuse, d'arrondir les fins de mois pour des étudiants de plus en plus précaires. « En plus de l'accès aisé à internet, grâce auquel la rencontre d'un jour sous forme tarifaire est facilitée, la situation de misère sociale est de plus en plus forte, explique Loïck Villerbu, de l'institut de criminologie de Rennes 2. Avant on retrouvait ces pratiques chez les fugueurs, qui avaient besoin d'argent pour manger. »
Selon notre professeur, cette forme de prostitution étudiante prendrait parfois des allures de troc. Analyse confirmée par Aurore Colinet, psychologue au Planning familial de Rennes : « On ne parle plus forcement d'échange d'argent. Il y a certains étudiants qui font cela contre un logement, pour de la nourriture... Et puis, il ne faut pas se le cacher, d'autres pour avoir le dernier sac, les dernières chaussures à la mode. »
« Comment faites-vous pour gérer votre budget ? »
Seulement voilà, l'anonymat du web rend de plus en plus difficiles les missions des travailleurs sociaux dans ce domaine. Anne-Marie Coupé, du service social du Crous de Rennes, explique toute la complexité de pouvoir poser le sujet sur le tapis : « Il y a bien des doutes parfois, quand on sait que l'étudiant n'a pas de bourses, pas de soutien financier familial, qu'on voit qu'il est vraiment très très bien habillé, mais ce n'est jamais dit clairement. C'est extrêmement délicat d'aborder ce sujet. On demande plutôt Comment faites vous pour gérer votre budget avec le coût de la vie actuellement ? » Réponses : Je travaille dans un bar ; Je fais des extras...
Le problème, contrairement à la prostitution visible, devient donc celui de la prévention et de la prise en charge de ces étudiants, le plus souvent en souffrance. « Lorsqu'ils viennent nous voir pour des consultations médicales et que nous avons un doute, on ne parle pas directement de prostitution, confirme Aurore Colinet, du Planning familial. On essaie de savoir s'il y a des rapports à risques, des partenaires différents... » « Et en cas de doute, poursuit Brigitte Rocher, on peut les orienter vers un psychologue, un conseiller... Mais c'est extrêmement compliqué. »
Aides, de son côté, constate aussi les difficultés liées à la prévention : « Nous avons arrété l'action de prévention et de soutien en septembre 2006 suite à l'absence d'une activité de réseau de prostitution, visible et accessible par nos militants. Nous restons cependant en veille au cas où une activité reprendrait. Nous restons en relation avec les quelques personnes prostituées qui maintiennent difficilement leur activité dans le contexte repressif de ces dernières années.
»
Pratique. Sur le sujet : Mes chères études, Laura D., Max Milo, 2008 et La protitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication : Essai, Eva Clouet, Max Milo, 2008.
Sabrina KHENFER
14 avril 2008
Le gouvernement lance une bombe contre la fonction publique !
Le gouvernement lance une bombe contre la fonction publique !
- La fédération des travailleurs de l’éducation de la CNT dénonce le "projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », qui organise la remise en gause de la garantie d’emploi des fonctionnaires.
En effet, l’article 7 de ce projet de loi ouvre la possibilité de mettre au chômage technique (disponibilité forcée) et sans indemnités tous fonctionnaires d’Etat qui dans le cadre d’un redéploiement n’aurait pas trouvé de nouvelle affectation.
L’agent sera dans un premier temps intégré dans un système de formation professionnelle pendant une durée de deux ans maximum durant laquelle il touchera au moins son traitement de base.
« Au terme de cette période (...), celui-ci peut-être placé d’office en disponibilité ».
Ceci veut dire que le fonctionnaire dans cette situation (qui sera la conséquence logique des suppression massives de postes liées au démantelement programmé du service public) cessera de percevoir un traitement et devra donc, s’il veut être payé, trouver par lui-même un emploi dans le public ou le privé.
Ce licenciement qui ne dit pas son nom est la porte ouverte à la liquidation définitive du statut de la fonction publique et du service public.
La FTE-CNT dénonce par ailleurs l’article 9 qui permet aussi d’avoir recours, à l’intérim sous prétexte de "continuité du service public."
Il s’agit une nouvelle fois, d’un moyen supplémentaire, après le recours à l’emploi précaire (vacations, contrats CAE...), de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la fonction publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l’intérêt du service public.
Plus encore, cet article ouvre la voie à la sous traitance, et donc accentue l’entrée du privé dans le secteur public.
Nous refusons cette loi et appelons les travailleuses et travailleurs à la combattre, en organisant le rapport de force sur le terrain qui permette de faire plier le gouvernement : la grève intercatégorielle, jusqu’à retrait du projet de loi.
Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie à l’ouverture massive de postes statutaire, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la fonction publique, et d’assurer réellement la continuité des services publics.
13 avril 2008
Otan hors d’Afghanistan
Otan hors d’Afghanistan
L'Etat français a choisi l'escalade militaire en Afghanistan. Non seulement il augmente les effectifs sur le terrain qui vont passer à 2 700 soldats cet été contre 1 700 aujourd’hui, mais il envoi un bataillon de 700 soldats dans une zone de combats beaucoup plus intenses que la région de Kaboul où se concentre actuellement l'essentiel du corps expéditionnaire français.
Pourquoi Sarkozy a-t-il pris cette décision ?
Ce n'est certainement pas à la demande du peuple afghan qui dans sa majorité souhaite le départ des troupes d'occupation. Ce n'est pas non plus pour défendre des libertés démocratiques inexistantes. Le gouvernement afghan est constitué de « seigneurs de la guerre » qui se disputent le gâteau de l'aide internationale et prélèvent leur part sur les trafics de toutes sortes. Tous les arguments qui sont invoqués officiellement pour justifier la présence militaire occidentale sont des mensonges grossiers. Il en va ainsi de l'argument de la défense du droit des femmes brandi par les partisans du « droit d'ingérence humanitaire ». Pour les Afghanes le bilan de l'occupation est tragique : 88 % d'illettrisme chez les femmes, 60 % de mariages forcés, une femme sur neuf meurt des suites de l'accouchement. Aujourd'hui, l'Afghanistan est le seul pays au monde où le taux de suicide des femmes est supérieur à celui des hommes. Comme il en va pour les promesses de développement économique qui n'ont pas été tenues. Le seul secteur qui prospère est celui de la production d'opium et de sa transformation en héroïne. Sarkozy n'a bien sûr pas pensé un seul instant aux Afghans et aux Afghanes en prenant cette décision. Pour lui la seule chose qui compte c'est l'osmose avec la politique guerrière de Bush dont il partage le rêve d'une hégémonie de l'occident sur la planète et ses ressources. Hier c'était la mise en œuvre d'une ligne dure contre l'Iran, aujourd'hui c'est l'envoi de renfort dans le bourbier afghan, demain ça sera peut être la réintégration complète dans l'Otan.
Alternative
libertaire demande le retrait immédiat d'Afghanistan des
troupes d'occupation françaises et de l'OTAN. L'argent des
expéditions guerrières en Asie et en Afrique doit
servir dans les secteurs socialement utiles, comme la santé,
l'éducation. Nous appelons à la mobilisation contre
l’impérialisme et contre l'idéologie criminelle du
« choc des civilisations ».
Alternative libertaire, le 13 avril 2008
PEKIN 2008 : L' ETAT DE LA MOBILISATION INTERNATIONALE
11.04 - Les candidats à l’élection présidentielle
américaine encouragent George W. Bush à boycotter la cérémonie
d’ouverture des JO Les trois candidats encore en lice dans
la course à la présidence des Etats-Unis ont appelé le président George
W. Bush à ne pas se rendre à Pékin, le 8 août 2008, pour la cérémonie
d’ouverture des JO. La candidate à l’investiture démocrate,
Hillary Clinton, a demandé, le 7 avril, au président des Etats-Unis de
boycotter la cérémonie si la Chine ne procède pas à "un changement
d’attitude majeur" sur le Tibet et le Darfour. La sénatrice de New York
a déclaré que le gouvernement américain avait eu tort de "minimiser les
droits de l’homme" dans sa politique envers Pékin. Après avoir récemment confié qu’il
était partagé sur l’attitude que devaient adopter les Etats-Unis,
Barack Obama a rejoint, le 9 avril, la position de sa rivale démocrate
en demandant à son tour à George W. Bush de ne pas se rendre à Pékin le
8 août prochain. Selon le sénateur de l’Illinois, le président des
Etats-Unis devrait boycotter la cérémonie "si les Chinois ne prennent
pas de mesures pour contribuer à l’arrêt du génocide au Darfour et
respecter la dignité, la sécurité et les droits de l’homme du peuple
tibétain". Quant au candidat républicain John
McCain, assuré d’obtenir l’investiture de son parti pour la course à la
Maison Blanche, il a déclaré, le 10 avril, que, s’il était président,
il n’assisterait pas à la cérémonie d’ouverture des JO "en l’absence de
progrès sur un dialogue avec le dalaï-lama et l’arrêt de la répression
brutale en cours au Tibet". Le sénateur de l’Arizona a encouragé George
W. Bush à reconsidérer sa décision de se rendre à Pékin le 8 août. 11.04 - Tensions entre le CIO et le gouvernement chinois La responsable de la communication du
CIO, Giselle Davies, a déclaré, le 10 avril 2008, que les relations
entre le président Jacques Rogge et les autorités chinoises restaient
très bonnes et que "le sport et la politique devaient rester
dissociés". Cette déclaration fait écho à celle du ministre chinois des
Affaires étrangères, Jiang Yu, qui a reproché à Jacques Rogge de faire
référence à des "facteurs politiques hors de propos". Selon lui, le
respect de la Charte olympique doit primer dans les interventions du
CIO. Suite aux manifestations de soutien au
Tibet et à la liberté en Chine qui ont ponctué le parcours de la flamme
olympique à Paris, Londres et San Francisco, Jacques Rogge avait
reconnu, le 10 avril, que le mouvement olympique "traversait une
crise", avant d’assurer aux athlètes que celle-ci serait surmontée. Il
a rappelé à la Chine ses engagements, pris avant l’attribution des JO,
"à faire avancer la question sociale, notamment les droits de l’homme".
"Nous demandons absolument à la Chine de respecter cet engagement
moral", a ajouté le président du CIO. 11.04 - La peine du démocrate Zhu Yufu alourdie en appel Le tribunal intermédiaire populaire de
Hangzhou (Est) a alourdi, le 9 avril 2008, la peine de l’un des
fondateurs du Parti démocrate chinois, Zhu Yufu, déjà condamné en
juillet 2007 à deux ans de prison pour "trouble à l’ordre public". Les
autorités lui reprochent notamment ses articles publiés sur Internet.
L’un de ses avocats, Li Jianqiang, avait demandé la révision du
jugement en première instance, qu’il a obtenue après neuf mois
d’incarcération de son client. Zhu Ang, le fils du militant, arrêté
pour les mêmes motifs, avait été condamné à un an et demi de prison
avec sursis. Zhu Yufu a écopé de deux ans, quatre mois et 26 jours de privation de droits civiques. Son épouse, Jiang Hangli, a exprimé à Radio Free Asia
son désarroi, à la sortie de l’audience : "Nous attendions de bonnes
choses de cette révision du procès, mais le dénouement est déroutant et
le complément de peine révoltant." Son autre avocat, Mo Shaoping, a jugé
la décision du tribunal en "désaccord total avec les principes
juridiques de base, et avec les règles de la Cour Suprême. Un démocrate
du Zhejiang, présent à l’audience, a dénoncé un dispositif de sécurité
hors normes, composé d’une centaine de policiers en tenue et en civil. 10.04 - Gordon Brown n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO Selon une porte-parole de Downing
Street, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, n’assistera pas
à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. En revanche, il se
rendra à la cérémonie de clôture, comme il avait été convenu. "Il n’y a
aucun changement de position", a ajouté Londres, réitérant son
obstruction au boycott sous quelle forme que ce soit. Selon un sondage publié le 9 avril 2008
par Channel Four, 40 % des Britanniques sont opposés à une
participation de M. Brown à la cérémonie d’ouverture. 09.04 - Nicolas
Sarkozy lie sa participation à la cérémonie d’ouverture des JO à la
reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet Au lendemain du passage mouvementé de
la flamme olympique à Paris, le président de la République a
conditionné, le 8 avril 2008, la participation de Paris à la cérémonie
d’ouverture des JO, à la reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet. "C’est en fonction de la reprise de ce
dialogue que je déterminerai les conditions de notre participation,
d’autant plus que je serai à ce moment-là président de l’Union
européenne", a expliqué le chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy avait déclaré, le 25
mars dernier, qu’il n’excluait pas un boycott de la cérémonie
d’ouverture, qui doit se tenir le 8 août prochain à Pékin, affirmant
que sa décision serait prise "en fonction de la réponse qui sera donnée
par les autorités chinoises". 09.04 - La pétitionnaire Zheng Mingfang condamnée à 2 ans de rééducation par le travail Reporters sans frontières est indignée
par la peine de deux ans de rééducation par le travail, prononcée,
début avril, à l’encontre de la défenseure des droits de l’homme, Zheng
Mingfang, détenue au secret depuis plus d’un mois. L’organisation
réitère sa désapprobation vis-à-vis des sanctions administratives
prises par les autorités chinoises. Arrêtée par les autorités pékinoises,
le 29 février 2008, peu avant les sessions parlementaires annuelles,
Zheng Mingfang serait, à l’heure actuelle, détenue au centre du
district Xian, à Tianjin (Est de Pékin). Elle souffre d’un début de
cécité, et aurait été malmenée lors de sa détention. Les proches de Zheng Mingfang ont été
alertés, le 8 avril au soir, par voie non officielle, de la peine
qu’elle encourait. Un jeune homme s’est présenté au domicile de Zheng
Mingfang, prétextant détenir des informations concernant son sort. Il a
évoqué une sanction de deux ans de rééducation par le travail, en
stipulant que "tout recours à un avocat serait inutile". Le mari de Zheng, Huang Tiaoyuan, a
témoigné des méthodes utilisées par les autorités depuis l’arrestation,
à savoir la confiscation de son portable et de son matériel
informatique, avec consigne de ne pas communiquer avec les étrangers,
"condition sine qua non à la remise en liberté de Zheng", selon les
fonctionnaires de police du district. Sa sœur, Zheng Guifang a
également été contrainte de fermer son portable et de se tenir à
l’écart des journalistes. Liu Feiyue, défenseur des droits de
l’homme et responsable de la commission sur les droits de l’homme de
l’observatoire de la société chinoise, a établi un lien entre
l’arrestation de Zheng Mingfang et son soutien au militant Hu Jia. Reporters sans frontières demande la libération immédiate de Zheng Mingfang. 09.04 - Des journalistes étrangers font l’objet de menaces de mort Reporters sans frontières dénonce le
harcèlement dont sont victimes depuis deux semaines certains médias
étrangers basés en Chine, qui ont reçu des messages téléphoniques ou
électroniques. Parmi les journalistes touchés par cette vague
nationaliste chinoise, survenue dans le cadre des événements au Tibet,
les correspondants de la chaîne CNN sont particulièrement visés. L’organisation dénonce la divulgation
sur des sites Internet chinois - notamment un site qui traite
d’affaires militaires - des coordonnées personnelles des journalistes,
notamment ceux de l’agence Associated Press, et des quotidiens The Walll Street Journal et USA Today. Des messages aux formules injurieuses :
"Vous, chiens errants [Américains] n’êtes pas les bienvenus en Chine.
Vous allez souffrir à cause de vos reportages biaisés" et menaçantes :
"Tôt ou tard, je vais vous tuer", sont envoyés par dizaines aux
journalistes. Le ministère de l’Intérieur a refusé de
commenter les faits, tandis que le ministre des Affaires étrangères,
Jiang Yu, a déclaré ne pas être en mesure de contrôler ces messages. Face à l’ampleur de la crise, le Club
des correspondants étrangers a adressé, dès le 7 avril, des consignes
de sécurité à tous ses membres. Les mesures enjoignent notamment de
prendre contact avec son ambassade, de ne pas divulguer ses coordonnées
personnelles, d’alerter son entourage lors de déplacements ainsi que de
répertorier les menaces les plus flagrantes. 03.04 - George Bush juge inapproprié le projet de loi sur le boycott de la cérémonie d’ouverture En réaction au projet de loi déposé
devant la Chambre des représentants, le 2 avril 2008, interdisant au
président George Bush de se rendre à Pékin pour la cérémonie
d’ouverture des JO, la Maison Blanche a déclaré, le 3 avril, qu’il y
avait une "meilleure alternative que le boycott." "Nous partageons les inquiétudes sur le
Tibet et d’autres questions, mais les tentatives visant à interdire la
présence américaine à cet événement sportif international ne sont pas
les meilleurs moyens de les gérer", a précisé la porte-parole de la
Maison Blanche, Katherine Starr. Elle est par ailleurs revenue sur le
rôle d’ambassadeurs que tiendront les athlètes américains dans la
compétition internationale. 03.04 - L’épéiste allemande Duplitzer boycottera la cérémonie d’ouverture des JO La sportive allemande Imke Duplitzer a
déclaré, le 1er avril 2008, qu’elle ne participerait pas à la parade de
la cérémonie d’ouverture. La déclaration de la vice-championne
olympique va à l’encontre de celle de la délégation allemande,
ouvertement contre le boycott de la cérémonie d’ouverture. Tout en déplorant l’absence d’un
véritable lobby des sportifs au sein du CIO et des fédérations
sportives, elle a critiqué la passivité du CIO devant la "publicité
d’un système politique", qui manipule l’olympisme. 03.04 - La Norvège envisage un boycott de la cérémonie d’ouverture Le ministre norvégien en charge des
Affaires sportives, M. Giske, a déclaré, le 3 avril 2008, qu’il
n’excluait pas la possibilité de boycotter la cérémonie d’ouverture.
"Je me demande si on doit y être au niveau politique. C’est un signal
clair si on n’y va pas et la menace faite par plusieurs pays de ne pas
y aller peut faire bouger les autorités chinoises", a-t-il précisé.
"Les Chinois souhaitent des Jeux réussis et ils peuvent y parvenir
s’ils écoutent les messages que leur envoie la communauté
internationale", a ajouté le ministre. 03.04 - Le Comité
international olympique demande aux autorités chinoises de ne pas
restreindre l’accès à Internet durant les Jeux olympiques Le Comité international olympique (CIO)
a demandé aux autorités chinoises, le 1er avril, de garantir un accès
libre à Internet aux journalistes qui couvriront les Jeux olympiques.
Pour Kevin Gosper, vice-président du CIO, couper l’accès au Réseau
"donnerait une très mauvaise image" de Pékin. Il a notamment souligné
les vives critiques auxquelles la Chine est déjà exposée en raison de
la répression des manifestations qui ont eu lieu au Tibet mi-mars. Les
autorités ont assuré que les journalistes auraient accès à Internet
mais le dispositif n’est pas encore mis en place. La représentante du
ministère de l’information, Jiang Yu, n’a cependant pas confirmé ces
dires. Par ailleurs, les autorités se sont engagées à retransmettre les
épreuves en direct et non en différé. Le 24 mars 2008, lors de la
cérémonie de l’allumage de la flamme à Olympie, trois représentants de
Reporters sans frontières avaient protesté contre la situation des
droits de l’homme dans le pays. Les médias chinois avaient diffusé les
images de la cérémonie en différé pour pouvoir censurer l’incident. 02.04 - Douze athlètes français parrainent des dissidents chinois dans l’Equipe magazine Dans son édition du 29 mars 2008, le
principal hebdomadaire sportif français l’Equipe magazine a consacré un
dossier spécial JO dans lequel douze athlètes français ont posé,
portant des photos de dissidents chinois emprisonnés. Sous la mention
"Nous ne sommes pas indifférents", le coureur non voyant, Aladji Ba,
parraine l’avocat non voyant, Chen Guangcheng. Le portrait du militant
Hu Jia, détenu depuis décembre 2007, est porté bien haut par le
marcheur Yohann Diniz, tandis que Romain Mesnil, le perchiste et
président du syndicat des athlètes français, exprime sa solidarité avec
la femme de Hu Jia, la blogueuse Zeng Jinyan. 02.04 - Un projet de loi contre la présence de George Bush à la cérémonie d’ouverture Une quinzaine d’élus démocrates de la
Chambre des représentants américaine se sont manifestés en faveur d’un
boycott de la cérémonie d’ouverture des JO. Mc Cotter, élu du parti
républicain a déposé, le 1er avril 2008, un projet de loi empêchant au
président George Bush de se rendre à la cérémonie d’ouverture. Le texte
vise à "interdire les représentants officiels du gouvernement de se
rendre en Chine communiste, attendu que la Chine communiste maltraite
les manifestants au Tibet". 1er.04 - Stéphane Diagana, premier relayeur de la flamme à Paris, veut agir pour les droits de l’homme L’athlète Stéphane Diagana, choisi pour
accueillir la flamme en France, a déclaré, le 1er avril 2008, que la
situation des droits de l’homme en Chine méritait "une action concertée
de tous les pays" et que le CIO devait assumer les contradictions nées
de l’attribution des JO à la Chine. "Ce qui peut être fait n’est pas
contre la Chine mais pour les droits de l’homme. Le droit d’ingérence
est un devoir, en tant qu’être humain. Il s’agit d’une position
philosophique et non politique", a-t-il souligné. "Je pense que l’on peut s’exprimer sans
empêcher la flamme d’aller jusqu’à Pékin. Mais il faut un message car
il faut rappeler à la Chine que ses engagements n’ont pas été tenus", a
déclaré Stéphane Diagana. 1er.04 - Le capitaine de l’équipe de football d’Inde refuse de porter la flamme olympique Le footballeur indien, Bhaichung
Bhutia, célébrité nationale et sympathisant de la cause tibétaine, a
déclaré dans une lettre adressée au comité olympique indien, le 1er
avril 2008, qu’il refuserait "à titre personnel", de porter la flamme
olympique. Le relais olympique doit atteindre l’Inde le 17 avril. 1er.04 - Nancy Pelosi encourage George W. Bush à ne pas exclure un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO La présidente démocrate de la Chambre
des représentants, Nancy Pelosi, a appelé le président Bush, le 1er
avril 2008, à ne pas exclure l’éventualité d’un boycott de la cérémonie
d’ouverture des JO. "Le président [Bush] pourrait y repenser, en
fonction de ce que vont faire les autres chefs d’Etat", a précisé la
responsable démocrate, qui a rendu visite récemment au dalaï-lama, à
Dharamsala. Sa position contredit celle de la secrétaire d’Etat
Condoleezza Rice qui s’est dite, le 28 mars dernier, opposée au boycott
des JO afin de ne pas heurter le peuple chinois. 1er.04 - Le prix Olivier Quemener - Reporters sans frontières décerné à "Colère de Chine" Le jury du Figra, présidé par Daniel
Leconte, a décerné, le 29 mars 2008, le prix Olivier Quemener-Reporters
sans frontières à Marie Stéphane, Jean Lapierre et Jean Eifer pour
"Colère de Chine". Ce documentaire traite des ravages du libéralisme
sauvage en donnant la parole à des Chinois victimes d’expropriation ou
des personnes sensibilisées aux problèmes environnementaux. 31.03 - La Chine évoque la "guerre froide" au lendemain de la réunion des Vingt-Sept Les vingt-sept ministres de l’UE,
réunis en Slovénie, ont appelé, le 28 mars 2008, à une "cessation des
violences et à des discussions entre le gouvernement chinois et le
dalaï-lama", sans toutefois mentionner les Jeux olympiques de Pékin. Le porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, Jiang Yu, a contesté cette prise de position,
qu’il a qualifiée d’"injustifiée", au regard du "rôle d’agresseur du
peuple tibétain". "Cette hostilité envers la Chine digne de l’époque de
la guerre froide [...] ignore la stabilité, le développement et la
prospérité de la Chine [...] cherche à discréditer la Chine et ne fait
que révéler ignorance et arrogance", a déclaré le ministre. Par ailleurs, Hans Gert Pöttering, le président du Parlement européen, a été accusé par l’agence Xinhua d’avoir fait des "déclarations extrêmement irresponsables sur l’éventualité d’un boycott des Jeux olympiques". 28.03 - Le Premier ministre polonais n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré au quotidien polonais Dziennik Polska-Europa- Swiat,
le 27 mars 2008, qu’il n’avait pas l’intention d’assister à la
cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août prochain,
en raison de la situation au Tibet. "La Pologne est un pays de taille
moyenne et ne cherche pas à être le premier, mais mon opinion est très
claire : la présence d’hommes politiques à l’inauguration de ces Jeux
me semble inopportune", a-t-il indiqué. 28.03 - Les dirigeants tchèques divisés sur la position à adopter concernant les JO de Pékin Le président de la République tchèque,
Václav Klaus, a assuré, le 26 mars 2008, qu’il n’assisterait pas aux
Jeux olympiques de Pékin cet été, selon le quotidien tchèque Mladá fronta Dnes. Cette décision serait liée à des raisons de santé plutôt qu’à la répression au Tibet. "Je ne prévois pas d’assister aux JO en
Chine, ni de réprimander la Chine", a écrit le chef de l’Etat tchèque
sur son site personnel www.klaus.cz. "Ceux qui ont décidé [...] de
l’attribution des Jeux à la Chine ne peuvent pas être surpris
aujourd’hui que la Chine soit telle qu’elle est", a-t-il expliqué. Le Premier ministre tchèque, Mirek
Topolanek, a indiqué, pour sa part, que sa participation éventuelle à
la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin serait décidée en Conseil des
ministres. "Je n’ai pas l’habitude de faire des gestes gratuits et je
ne le ferai pas non plus en liaison avec les Jeux olympiques", a
poursuivi le chef du gouvernement tchèque. 27.03 - Une pétition lancée par Avaaz en faveur des Tibétains a collecté plus d’un million de signatures en sept jours Le 25 mars, la pétition lancée par
Avaaz http://www.avaaz.org/en/tibet_end_the_violence/ une semaine
auparavant, a dépassé le seuil du million de signataires. Les
organisateurs ont prévu une journée d’action mondiale, le 31 mars,
appelant les signataires à "déverser des cartons de pétitions" devant
les ambassades chinoises à travers le monde. Les initiateurs cherchent
à atteindre le seuil des 2 millions de signataires avant le 31 mars. La pétition réclame la cessation des violences au Tibet et l’ouverture du dialogue entre la Chine et le chef spirituel tibétain. 27.03 - Les députés Verts du Parlement européen aux couleurs de Reporters sans frontières Lors de la session plénière du
Parlement européen du 26 mars 20008, tous les parlementaires européens
du groupe des Verts ont revêtu le T-shirt de la campagne Pékin 2008,
représentant les menottes olympiques. Daniel Cohn-Bendit, le
co-président du groupe des Verts, a prononcé un discours appelant à
l’implication des politiques dans le débat sur la situation des droits
de l’homme en Chine et au Tibet notamment.
27.03 - Quinze athlètes français appellent la Chine au respect de ses engagements en matière de droits de l’homme Dans un appel publié par le Nouvel Observateur
sur le thème "entre le boycott des JO et le silence, il y a une voie",
quinze athlètes français - parmi lesquels les coureuses Christine Arron
et Muriel Hurtis - ont signé un appel au président Hu Jintao, demandant
le respect des engagements pris par les autorités chinoises sur la
liberté d’expression et les droits de l’homme. "Pour obtenir l’organisation des Jeux
olympiques à Pékin, le gouvernement chinois s’était engagé à respecter
les droits de l’homme. Aujourd’hui, la violente répression des émeutes
au Tibet remet gravement en cause cette parole donnée au mouvement
olympique", estiment les signataires de cet appel. Ils ajoutent que
"les droits les plus fondamentaux ne sont pas respectés : ni
l’intégrité des personnes, ni la liberté d’expression ne sont possibles
en Chine". Les athlètes français encouragent les
sportifs et les internautes à soutenir leur appel, en déclarant : "Nous
ne pouvons pas être les otages de la politique ni la caution d’un
régime autoritaire. C’est pour cela, Monsieur le Président, que nous
vous demandons, aujourd’hui, solennellement, de respecter votre parole.
Ne gâchez pas les Jeux."
Lire l’appel des athlètes français. 21.03 - Berlin et Paris réclament le retour des journalistes au Tibet Le chef de la diplomatie allemande
Frank-Walter Steinmeier a exhorté, le 21 mars 2008, les autorités
chinoises à faire preuve de transparence sur la situation au Tibet. "La
Chine se porte elle-même préjudice si elle empêche les observateurs
étrangers de se faire une image de la situation", a ajouté Steinmeier. Le même jour, le ministère français des
Affaires étrangères a demandé que la presse étrangère soit autorisée à
aller au Tibet, où elle est indésirable depuis le 10 mars 2008, début
des manifestations tibétaines. 21.03 - Sept ONG pressent Jacques Rogge de saisir la Chine sur les droits de l’homme Un groupe d’organisations
internationales a adressé, le 20 mars 2008, une lettre au président du
CIO, Jacques Rogge, afin qu’il se "prononce sans plus tarder" sur la
relation entre l’esprit olympique et les droits de l’homme. Seule une
"approche non ambiguë et active pourra évacuer toutes menaces de
boycott sur la compétition, au moment de la répression des Tibétains". Il est demandé que le CIO autorise les
athlètes à s’exprimer librement sur la situation des droits de l’homme.
Le gouvernement chinois doit être encouragé par le CIO à respecter les
engagements pris lors de l’attribution des Jeux olympiques à Pékin, à
savoir l’amélioration de la situation des droits de l’homme en Chine et
la garantie d’une liberté de presse pour les médias étrangers. Les
organisations réclament des informations indépendantes sur la
répression des tibétains ainsi qu’un droit de présence de la presse. Les signataires de la lettre sont
Olympic Watch, Reporters sans frontières, la Coalition des Chinois
d’outre-mer pour la démocratie, la Fédération indépendante des
étudiants et intellectuels chinois, la Société internationale pour les
droits de l’homme, les Droits de l’Homme sans frontières, la Fédération
pour une Chine démocratique. 21.03 - Il faut, maintenant, faire pression sur Pékin Texte de Wei Jingsheng, dissident chinois en exil aux Etats-Unis, paru dans Le Monde du 20 mars 2008 Six mois avant les JO, le Comité
international olympique ne peut pas se laver les mains de la répression
engagée par la Chine contre les Tibétains Tandis que se poursuit au Tibet ce que
le dalaï-lama a qualifié de " génocide culturel ", il est inacceptable
que Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO),
refuse - en totale contradiction avec " l’esprit olympique " - de
prendre position contre la répression actuelle menée par le
gouvernement chinois à l’encontre des protestataires tibétains. Dans la
mesure où il y a eu promesse d’amélioration de l’action de la Chine en
matière de droits de l’homme en échange de l’obtention des Jeux par
Pékin, comment le CIO peut-il faire comme si de rien n’était alors que
le sang coule dans les rues de Lhassa ? Si le Comité international olympique
persiste à ne pas exercer sur Pékin les pressions qu’il se doit
d’opérer dans le cadre de ses obligations, le risque est grand pour les
JO 2008 de laisser dans l’histoire un souvenir semblable à celui des
Jeux de Berlin en 1936. Si la communauté internationale ne fait pas
pression dès maintenant sur Pékin pour qu’il stoppe la répression et
respecte les droits humains fondamentaux, un boycottage sera considéré
comme justifié. Les Tibétains rongent depuis longtemps
leur frein sous l’oppression du Parti communiste chinois. En 1959,
lorsque le dalaï-lama dut prendre la fuite pour s’exiler en Inde, les
protestations des Tibétains furent violemment écrasées au cours d’un
massacre qui se poursuivit durant plus d’un an. Depuis, on évoque le
chiffre de plus d’un million de morts tibétains. En 1989, c’est le chef
actuel du Parti communiste chinois, Hu Jintao, qui n’était alors qu’un
simple chef de province, qui réprima une nouvelle révolte à Lhassa en
envoyant l’armée tuer des gens dans les rues. Et tout le monde sait,
bien entendu, ce qui se passa cette même année sur la place Tiananmen. Il est clair que, sans respect des
droits de l’homme, les Tibétains pas plus que la majorité han chinoise
ne sont à l’abri des persécutions perpétrées par les autorités
communistes. Les vieux mensonges et la vieille propagande ne
fonctionnent plus. Autrefois, beaucoup de Chinois han ne connaissaient
rien des souffrances des Tibétains. Aujourd’hui, grâce aux voyages, au
tourisme, aux téléphones portables et à Internet, la majorité han
comprend que la lutte des Tibétains contre la tyrannie est aussi la
sienne. Bien entendu, soucieuses de montrer leur visage " pacifique ",
les autorités chinoises ont exprimé leur volonté de résoudre le
problème tibétain par la négociation. Mais aucune sincérité
n’accompagnera cette volonté tant que des pressions internationales ne
s’exerceront pas. Mes années de militantisme en faveur de la démocratie
en Chine m’ont enseigné une chose : seule une pression internationale
associée à une pression interne est en mesure de produire des résultats
concrets.
Le refus de Jacques Rogge d’exercer en ce moment une pression sur Pékin
est tragique, car ces JO constituent un tournant dans l’histoire de la
Chine moderne. Ayant, en accueillant les Jeux, convié le monde entier à
boire le thé, les dirigeants du Parti communiste ont transformé leur
palais en une maison de verre globale. Ils ne peuvent plus présenter au
monde le visage souriant d’une " émergence pacifique " et en même temps
le visage grimaçant d’une répression brutale sur leur propre
territoire. Les Jeux obligeront la Chine à montrer son vrai visage.
Seule la pression internationale pourra faire en sorte que ce soit le
visage que tout le monde a envie de voir. Traduit de l’anglais par Gilles Berton 20.03 - Pétition en ligne en soutien au peuple tibétain Une pétition lancée par Avaaz en
soutien au peuple tibétain et au dalaï lama a recueilli plus de 330 000
signatures en 48 heures. La pétition sera adressée au président chinois
Hu Jintao, une fois le seuil du million de signatures atteint.
http://www.avaaz.org/en/tibet_end_the_violence/98.php/ ?cl_tf_sign=1
19.03 - Bernard Kouchner considère la proposition du boycott de la cérémonie d’ouverture "pertinente" mais "irréaliste" En réponse à la proposition émise le 18
mars 2008 par Reporters sans frontières appelant les chefs d’Etat au
boycott de la cérémonie d’ouverture des JO, le ministre des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner a laissé entendre que le gouvernement
français n’y était pas favorable. Il n’a pas exclu que l’Europe se
concerte sur cette proposition "appréciable et moins négative qu’un
boycott général des Jeux", mais selon lui "difficilement réalisable".
Il a également appelé à "réfléchir à ce qui est le plus efficace. C’est
tellement facile de brandir la menace quand on ne va pas la mettre à
exécution", a-t-il ajouté. 19.03 - L’ancienne candidate à l’élection présidentielle, Corinne Lepage, favorable au boycott de la cérémonie d’ouverture La présidente de Cap 21 a déclaré, le
18 mars 2008, qu’elle soutenait un "boycott politique" de la cérémonie
d’ouverture des JO. Madame Lepage soutient la proposition de Reporters
sans frontières. "Cap 21 souhaite que la France, pays des droits de
l’homme, appelle à la mobilisation de la communauté internationale et
de l’Union européenne pour mettre fin au génocide culturel dont sont
victimes les populations tibétaines", a-t-elle précisé. 19.03 - Le président du Parlement européen suggère un boycott des représentants officiels Le président du Parlement européen,
Hans Gert Pöttering, a invité, le 18 mars 2008, les responsables
politiques à reconsidérer leur participation à la cérémonie d’ouverture
des Jeux olympiques. "Nous attendons un signal de la part des autorités
chinoises [disant] que les droits de l’homme, la démocratie et les
militants des droits civiques comme Hu Jia, seront pris davantage au
sérieux et que l’on ne les poursuivra pas", a déclaré M. Pöttering. 19.03 - "Non au boycott", mais le CIO exhorté par les comités nationaux à se positionner Le président du Comité olympique
européen, Patrick Hickey, le commissaire européen aux Sports, Jan Figel
ainsi que les présidents des comités britannique, australien et
autrichien ont déclaré, le 17 mars 2008, que le boycott ne serait pas
efficace. "Le boycott ne ferait que porter préjudice aux athlètes", a
repris le secrétaire français d’Etat au Sports, Bernard Laporte. De son côté, M. Schild, président du
comité olympique suisse, a appelé le CIO, le 17 mars 2008, à prendre
position quant aux récents événements survenus au Tibet. Schild ne
cautionne pas le boycott, démarche qui "toucherait les athlètes et la
population chinoise" en premier lieu, mais il ne conçoit pas que le CIO
puisse rester inactif face à ces exactions. "Il y va de la crédibilité
du mouvement olympique, que de rappeler au pays organisateur des JO ses
engagements pris en matière des droits de l’homme", a-t-il ajouté. 19.03 - La Grande-Bretagne rappelle la Chine à l’ordre Le Premier ministre britannique, Gordon
Brown, a exhorté la Chine, le 17 mars 2008, à cesser la répression au
Tibet, en ajoutant que le pays devait être vigilant quant à son image à
l’étranger. "La Chine s’apprête à entrer dans la cour des grands. Elle
doit se rendre compte que la détérioration de son image peut réduire en
miettes les efforts entrepris, aussi bien moralement que
financièrement, dans la préparation de l’accueil des JO", a déclaré
Mark Malloch Brown, ancien vice-secrétaire général de l’ONU. 14.03 - Les manifestations s’intensifient à Lhassa Lhassa est la scène de manifestations
antichinoises depuis le 10 mars 2008, date de commémoration de la
rébellion avortée de 1959, qui a marqué l’exil du dalaï-lama en Inde.
Ces protestations, d’ampleur inégalée depuis 1989, font écho à
l’arrestation de moines bouddhistes, en décembre 2007, et à la montée
des tensions entre le gouvernement chinois et le peuple tibétain, à
cinq mois des Jeux olympiques de Pékin. Face à la mutinerie des moines, le
déploiement de centaines de soldats et agents de la Sécurité publique a
contribué à l’escalade de la violence. Selon des témoignages de
touristes joints par l’AFP, la capitale tibétaine a été bouclée par les
forces de l’ordre, trois grands monastères de la ville historique ont
été fermés en début de semaine, ainsi que des magasins et restaurants
du centre-ville. En signe de soutien, des religieux de Sera ont entamé
une grève de la faim. L’information, minimisée par le
porte-parole des Affaires étrangères, Qin Gang, a été reprise le 14
mars par l’agence de presse chinoise Xinhua, qui a fait état de
"troubles graves", tels que des incendies de voitures de l’armée, et
des affrontements qui auraient provoqué la mort de deux personnes et
des centaines de blessés. Des émeutes ont également eu lieu à
Xiahe, dans la province du Gansu (Nord-Ouest) à forte population
tibétaine, impliquant des centaines de manifestants menés par des
moines bouddhistes. Ceux-ci ont été dispersés par des brigades
anti-émeutes, sans usage de violence. Le mécontentement tibétain gronde
également hors de Chine, avec la marche des exilés tibétains, partie de
Dharamsala, en Inde, le 10 mars, interrompue de force par les autorités
locales. 14.03 - Le sort des travailleurs migrants avant les JO, passé au crible par Human Rights Watch Human Rights Watch a publié, le 12 mars
2008, un rapport (www.hrw.org/reports/2008/china0308/) traitant des
déplorables conditions imposées au million de travailleurs migrants
chinois, qui constituent près de 90% de la main d’œuvre employée sur le
chantier du "nouveau Pékin". Selon Sophie Richardson, responsable Asie
à HRW, "l’amélioration des droits sociaux basiques et du droit du
travail nécessite la suppression du hukou", permis de résidence
relevant d’un système d’enregistrement discriminatoire. Le CIO s’est par ailleurs engagé à
vérifier la légalité des conditions de travail des ouvriers engagés sur
les sites olympiques, surtout depuis que les autorités chinoises ont
reconnu le décès de six ouvriers, en janvier 2008. 14.03 - Les JO favorables aux droits de l’homme, selon le cardinal de Hong-Kong, Joseph Zen Le cardinal-archevêque de Hong-Kong,
Joseph Zen, convié au Vatican avec d’autres ecclésiastiques chinois, a
déclaré que les JO étaient une "opportunité à saisir par la Chine afin
de montrer sa bonne volonté en matière des droits de l’homme" et qu’il
espérait voir la Chine "se distinguer un jour comme pays champion des
droits de l’homme et travailleur pour la paix". 13.03 - "Pas de manifestations sans autorisations", ont déclaré des officiels en vue des Jeux olympiques Le maire adjoint de Pékin, Liu Jingmin,
a rappelé, le 12 février 2008, au cours d’une conférence de presse en
marge de la session annuelle de la Conférence consultative politique du
peuple chinois (CCPPC), la volonté des autorités chinoises de contrôler
toute manifestation qui pourrait avoir lieu avant et pendant les Jeux
olympiques. Pour organiser des manifestations, une
demande devra être déposée auprès de la police municipale qui décidera
de donner ou non une autorisation selon les lois chinoises, a précisé
Liu Jingmin. De fait, la police chinoise ne délivre presque jamais
d’autorisation pour des manifestations publiques, en particulier quand
elles concernent le gouvernement. Ces déclarations surviennent alors
que de nombreux groupes locaux et étrangers prévoient de profiter de
l’exposition médiatique offerte à la compétition sportive pour alerter
la communauté internationale sur les droits de l’homme en Chine, la
liberté de la presse et la situation au Tibet. 12.03 - Un rapport de China Human Rights Defenders condamne les mauvais traitements infligés aux pétitionnaires chinois China Human Rights Defenders
a rendu public, le 11 mars 2008, un rapport faisant état de la
main-mise systématique et violente des autorités chinoises sur les
milliers de manifestants qui se rendent à Pékin lors des sessions
annuelles du Parlement. L’organisation a dénoncé des pratiques
d’intimidation ou de dissuasion - enlèvement, détention au secret - sur
les pétitionnaires ou membres de leurs familles. Le porte-parole du
ministère de la Sécurité publique n’a pas commenté les déclarations
accusant la Chine de " vouloir sauvegarder l’image d’une société
moderne et prospère prête à accueillir les JO, en faisant place nette
devant les bâtiments officiels où se réunissent les citoyens
récalcitrants". 12.03 - L’acteur américain George Clooney fait pression sur un sponsor officiel des JO George Clooney a déclaré, le 11 mars
2008, qu’il s’entretenait régulièrement avec le fabricant suisse de
montres, Omega, au sujet de l’investissement de la Chine au Darfour.
Par l’intermédiaire de ce sponsor, l’ambassadeur de la Paix aux Nations
unies a demandé au pays organisateur des JO d’user de son "pouvoir de
pression sur le gouvernement soudanais". 12.03 - La marche des exilés tibétains reliant Dharamsala au Tibet continue La centaine de Tibétains exilés en Inde
participant à la marche de protestation, initiée le 10 mars 2008, a dû
faire face, dès les premiers kilomètres, à l’hostilité des autorités
indiennes. "Nous poursuivons notre marche vers notre patrie en dépit de
l’interdiction qui nous en a été faite", a déclaré B. Tsering,
responsable de l’association des femmes tibétaines. A l’occasion du 49e anniversaire d’exil
du dalaï lama, celui-ci a fermement décrié les "violations énormes et
inimaginables des droits de l’homme commises par la Chine au Tibet,
relevant de la négation de la liberté religieuse". 12.03 - Le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a condamné la "politisation des JO" Lors d’une conférence, le 12 mars 2008,
le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a invoqué une
"violation de la Charte olympique par les associations de défense des
droits de l’homme qui critiquent la politique des droits de l’homme de
la Chine par le biais des Jeux olympiques". "Les détracteurs de la
Chine ne risquent pas d’être exaucés", a ajouté le ministre. Faisant
référence aux récentes prises de position des gouvernements européens
et américains, il a laissé entendre que "la Chine s’opposait fermement
aux pratiques rappelant celles de la guerre froide, à savoir la
stigmatisation idéologique, la montée des confrontations, la pratique
de doubles standards et l’interférence dans les affaires internes". 12.03 - L’accès à la face nord de l’Everest bloqué jusqu’au passage de la flamme olympique Les autorités chinoises ont décrété, le
10 mars 2008, la fermeture de la face nord de l’Everest ainsi que du
Mont Cho Oyu - situé à 30km au nord-ouest de l’Everest -, en prévision
du passage de la flamme olympique, début mai. Les autorités chinoises
n’ont pas obtenu des Népalais qu’ils ferment la face sud de l’Everest.
A travers une note officielle, publiée sur le site
www.mounteverest.net, la China Tibetan Mountaineering Association impose aux alpinistes de reporter leur ascension pour des "raisons de sécurité". 12.03 - Des Tibétains allument leur torche à Olympie Le 10 mars 2008, un groupe de Tibétains
a organisé à Olympie l’allumage d’une "torche pour la liberté, symbole
de la résistance du peuple tibétain face au gouvernement chinois",
selon Tendon Dahortsang, membre de la Tibetan Youth Association in
Europe. Les organisateurs du relais comptent traverser une cinquantaine
de villes pour rejoindre le Tibet avant le début des Jeux olympiques.
Des policiers ont empêché le bon déroulement de cette cérémonie. Des
officiels chinois étaient également présents pour surveiller les
Tibétains.
La cérémonie officielle d’allumage de la torche olympique doit avoir
lieu le 24 mars, à Olympie. 12.03 - Des
dizaines de moines bouddhistes arrêtés à Lhassa, tandis que des exilés
tibétains entament une marche de protestation avant les JO Deux manifestations de moines
bouddhistes, d’ampleur inégalée depuis 1989, se sont tenues à Lhassa,
le 10 mars 2008. Le rassemblement de 300 moines au monastère de
Drepung, en soutien à leurs congénères emprisonnés depuis la remise
d’une médaille d’or du Congrès américain au Dalaï Lama, en octobre
2007, a été fermement réprimé par la police. Une dizaine de moines ont
scandé des slogans hostiles aux autorités chinoises devant un temple de
la capitale. En plus d’arrêter au moins 70 personnes, les forces de
l’ordre ont renforcé leur présence dans les alentours de la capitale du
Tibet. Les responsables politiques locaux ont refusé de commenter ces
événements. Une marche de protestation des exilés
tibétains en Inde a quitté Dharamsala, le 10 mars. Les manifestants
comptent rejoindre le Tibet chinois à pied avant le début des JO de
Pékin, au mois d’août. Le Dalaï Lama a par ailleurs démenti les
accusations de "sabotage" des Jeux olympiques lancées à son encontre
par le président chinois Hu Jintao. Le chef spirituel des Tibétains a
précisé que "l’organisation des JO par la Chine est un droit, et
qu’[il] ne le conteste pas". 06.03 - Le nageur néerlandais van den Hoogenband encourage Jacques Rogge à aborder la question des droits de l’homme en Chine Le nageur olympique Peter van den
Hoogenband a déclaré, le 6 mars 2008, qu’il souhaitait voir le CIO
prendre position sur la situation des libertés en Chine plutôt que de
mettre les athlètes en posture délicate et de mettre en péril les JO.
"Une déclaration de Jacques Rogge permettrait aux athlètes de se
concentrer sur leur préparation aux Jeux, et d’éviter que le sport ne
soit relégué au deuxième plan", a déclaré le médaillé olympique. 04.03 - Les proches de Yang Chunlin, Wang Guilin et Yu Changwu interdits de communiquer avec les médias internationaux Les proches de Yang Chunlin -
initiateur de la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les
JO" - ont été convoqués, le 2 mars, par la police de Jiamusi
(Nord-Est), qui leur a interdit d’entrer en contact avec des étrangers.
Selon Radio Free Asia, la famille est toujours dans l’incertitude quant
à l’issue du procès du dissident, ouvert le 19 février 2008, qui ne
fait l’objet d’aucune couverture médiatique en Chine. Lors d’un entretien récemment accordé à
la chaîne anglaise Sky, Yang Chunping, sœur de Yang Chunlin, a fait
état des conditions extrêmement pesantes du procès. Depuis le passage
de l’équipe de Sky, les épouses de Wang Guilin et Yu Changwu, militants
internés pour avoir participé à la même campagne en faveur des droits
de l’homme, ont été soumises aux mêmes pressions de la part des
autorités. "Leur téléphone portable est coupé, elles n’osent pas donner
d’interviews", a précisé Yang Chunping. "Les autorités ont recours à
des méthodes d’intimidation, mais je ne pense pas qu’elles aillent
jusqu’à mettre leurs menaces de violence ou d’incarcération à
exécution. Cela irait à l’encontre de leurs intérêts", a indiqué Li
Fangping, l’avocat de Yang Chunlin. 03.03 - Des députés américains critiquent la répression en Chine Le 26 février 2008, à l’occasion d’une
réunion de la Commission sur la Chine - créée en 2000 au sein du
Congrès pour veiller au respect des libertés civiles - des
parlementaires républicains et démocrates ont condamné la répression
accrue des autorités chinoises à l’approche des JO, citant le cas de la
détention de Hu Jia. Les élus américains ont demandé au gouvernement
chinois de tenir sa parole en ce qui concerne les libertés
fondamentales et les problèmes environnementaux. 03.03 - Le ministre chinois des Affaires Etrangères dément les allégations de répression des libertés à l’approche des JO Le ministre britannique des Affaires
étrangères, David Miliband, en visite officielle de six jours en Chine,
a rencontré, le 28 février 2008, son homologue chinois, Yang Jiechi. A
la suite de l’entretien, ce dernier a réfuté les critiques adressées
aux autorités chinoises sur le terrain des libertés individuelles par
la communauté internationale, reproches "infondés" selon lui. Le
ministre s’est refusé à considérer les menaces de boycott qui planent
sur les JO. 03.03 - Mères de Tiananmen sous surveillance pendant les deux sessions annuelles La lettre ouverte, publiée le 28 février 2008 par les dirigeantes de l’association des Mères de Tian An men,
Zhang Xianling et Ding Zilin, n’a pas été prise en considération par
l’Assemblée populaire et l’Assemblée consultative, a rapporté le site
d’informations Boxun. La responsable de la
pétition, Zhang Xianling, a été placée en résidence surveillée depuis
le 1er mars. "Ce régime spécial devrait être maintenu jusqu’au 18
mars", date à laquelle prennent fin les deux sessions annuelles des
Assemblées, ont indiqué les autorités. 29.02 - Arrestation de pétitionnaires après une lettre ouverte sur les JO Chinese Human Rights Defenders
rapporte l’arrestation de Wang Guilan, survenue le 28 février 2008,
suite à la parution d’une lettre ouverte sur la situation des droits de
l’homme, recueillant plus de 12 000 signatures. Elle a été arrêtée à
Pékin par des agents de la sécurité publique de sa province d’origine,
le Hubei. D’autres signataires ont annulé une conférence de presse
prévue le même jour, de peur d’être arrêtés. Cette pétition exhorte les autorités
chinoises à respecter leurs promesses concernant la protection des
droits de l’homme, énoncées au moment de l’attribution des JO à Pékin,
en 2001. "Les JO doivent être régis par des règles civilisées et
disputés par des gens civilisés. Puisque nous sommes citoyens du pays
organisateur, nous espérons bénéficier des droits de l’homme, au même
titre que toute nation civilisée", ont déclaré les signataires de la
lettre. 29.02 - George Bush prêt à endosser son rôle politique lors des JO de Pékin
Le président américain George Bush a
déclaré, le 28 février 2008, qu’il assisterait aux JO de Pékin en tant
qu’"amateur de sport", sans toutefois laisser de côté les questions des
droits de l’homme, qu’il abordera avec son homologue chinois. 29.02 - Le président du comité olympique allemand voit les JO comme un tournant politique et social Le 28 février 2008, le président du
comité olympique allemand, Thomas Bach, a déclaré au sortir d’une
réunion avec Amnesty International et Human Rights Watch, qu’il
prévoyait une amélioration irréversible de la situation des droits de
l’homme en Chine, rendue possible grâce au déroulement des JO à Pékin.
"Le mouvement olympique va parvenir à faire ce que des générations de
secrétaires généraux de l’Onu et des chefs d’Etat n’ont pas réussi",
a-t-il ajouté. A cette occasion, le chargé des questions des droits de
l’homme du gouvernement allemand, Günter Nooke, a noté que la
sensibilisation en matière des droits de l’homme dont bénéficient les
athlètes ne les mettait toutefois pas en position d’intervenir sur le
sujet, rôle assuré, selon lui, par les gouvernements. 29.02 - Le président du CIO Jacques Rogge confiant dans la force des JO Le 28 février 2008, Jacques Rogge en
visite officielle à Vancouver, ville organisatrice des JO d’hiver de
2010, a déclaré que le CIO travaillait pour "apporter à la Chine toutes
les valeurs des JO". L’amélioration attendue en matière des droits de
l’homme "ne sera pas immédiate, mais il y aura une influence positive
des Jeux", a-t-il ajouté. 29.02 - Condoleezza Rice intervient sur les libertés d’expression et de confession, bafouées en Chine Le 27 février 2008, Condoleezza Rice,
reçue par le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen
Jiabao, a soulevé la question des droits de l’homme, évoquant notamment
la situation particulièrement préoccupante des prisonniers politiques,
Hu Jia et Shi Tao. Quelques heures plus tard, le
gouvernement chinois a qualifié ces propos de "déplacés". "Les
gouvernements étrangers ne doivent pas interférer dans la politique
intérieure de la Chine, qui est un Etat de droit", a déclaré Liu
Jianchao, porte-parole du gouvernement chinois. 29.02 - La France optimiste quant aux progrès des droits de l’homme occasionnés par les JO de Pékin Les secrétaires d’Etat aux Droits de
l’Homme, Rama Yade, et aux Sports, Bernard Laporte, ont déclaré dans
une tribune publiée dans le Figaro, le 28 février 2008, que "les JO
offrent une occasion unique, un tremplin pour enraciner en Chine plus
fortement un Etat de droit et les libertés fondamentales". Ils se
prononcent à ce titre contre un boycott des JO, qui ne pourra apporter
des résultats concrets. Parmi les avancées juridiques souhaitées par la
France figurent la ratification du Pacte des Nations unies relatif aux
droits civils et politiques ainsi que l’amélioration des libertés
individuelles et d’expression. 28.02 - Des millions de foyers menacés par le détournement des réserves d’eau vers Pékin pour les JO L’ancien président du Comité
consultatif politique du peuple chinois de la province du Shaanxi et
ancien chef du Parti communiste du Shaanxi, An Qiyuan, a mis en garde
les autorités, dans un entretien accordé au Financial Times,
le 26 février 2008, contre les conséquences sociales et
environnementales désastreuses d’une utilisation abusive des ressources
en eau du pays. An Qiyuan a demandé au pouvoir central
d’offrir des compensations financières aux provinces dont les réserves
en eau seront détournées vers Pékin en vue des Jeux olympiques. Il est
peu courant qu’un haut dirigeant chinois critique aussi ouvertement la
politique du gouvernement dans un média étranger. L’immense projet de réacheminement de
l’eau des provinces du Sud et du Centre vers celles plus arides et
industrielles du Nord, dont le coût a été évalué à 40 milliards
d’euros, doit permettre, entre autres, d’approvisionner la capitale en
eau pendant les Jeux olympiques cet été. Un premier tronçon doit être
prêt pour août prochain, alors que l’ensemble du projet doit être
achevé en 2010. De nombreux experts ont critiqué un projet à court
terme, qui privera les terres du Hubei et du Shaanxi de leurs
ressources vitales en eau. 28.02 - Le Prix Nobel Gao Xingjian pense que les JO ne changeront pas la Chine Gao Xingjian, Prix Nobel de
littérature, écrivain français d’origine chinoise, a déclaré, le 27
février 2008, qu’il ne considérait pas les Jeux olympiques comme un
vecteur de changement dans ce pays en mutation qu’est la Chine. Selon
l’écrivain exilé, "la Chine [...] a déjà suffisamment de problèmes à
résoudre". Les prises de position personnelles et les campagnes menées
contre les Jeux auront une portée minime, autant de "protestations
individuelles" impuissantes face à des "affaires de gouvernement". 28.02 - Appel des "Mères de Tiananmen" avant les JO Le 28 février 2008, Human Rights in
China a publié la lettre ouverte des "Mères de Tiananmen", association
de familles des victimes de la répression de Tiananmen, adressée aux
autorités chinoises à la veille des Jeux olympiques. Elles exhortent le
gouvernement à considérer les demandes maintes fois réitérées des
familles, à savoir, ouvrir une enquête et envisager des excuses et des
compensations. "Est-il possible que le gouvernement soit à l’aise en
autorisant des athlètes du monde entier à fouler un sol teinté de sang
et à participer aux Jeux olympiques ?", ont-elles indiqué. 28.02 - La Coalition mondiale contre la peine de mort se mobilise à l’approche des JO de Pékin La Coalition mondiale contre la peine
de mort, qui réunit une soixantaine d’ONG internationales et de
nombreux acteurs de la société civile pour l’abolition universelle de
la peine capitale, a appelé les autorités chinoises à "prendre des
mesures concrètes" pour mettre fin aux exécutions avant les Jeux de
Pékin. Le collectif a adressé, le 27 février
2008, une lettre ouverte au Congrès national du peuple, appelant la
Chine à agir pour ne plus détenir le record mondial du nombre
d’exécutions. La Coalition mondiale s’appuie sur les valeurs contenues
dans la Charte olympique pour réclamer une accélération des réformes et
la mise en place d’un moratoire, alors que les autorités chinoises ne
publient toujours aucune statistique sur les condamnations et les
exécutions. Selon diverses estimations, entre 5 000 et 12 000 personnes
seraient exécutées chaque année en Chine. La Coalition mondiale contre la peine de mort a lancé une pétition en ligne (www.worldcoalition.org) et participe au Collectif Chine JO 2008 pour la défense des droits de l’homme (pekin2008.rsfblog.org). 28.02 - Reprise du dialogue sur les droits de l’homme avec les Etats-Unis La Chine a déclaré, par la voix de son
ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi, qu’elle allait reprendre
le dialogue sur les droits de l’homme avec les Etats-Unis, à l’issue
d’une rencontre avec la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice,
le 26 février 2008, à Pékin. La Chine avait suspendu les discussions
sur les droits de l’homme en 2004, après que l’administration Bush
avait présenté une résolution devant la Commission des droits de
l’homme de l’ONU dénonçant les violations des droits de l’homme en
Chine. 28.02 - Le
ministère des Affaires étrangères s’élève contre les "amalgames
politiques" après l’appel au boycott des Jeux par des opposants birmans Le porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a rappelé au cours d’une
conférence de presse, le 26 février 2008, la volonté des autorités de
ne pas voir interférer des questions politiques dans le déroulement des
Jeux olympiques de Pékin. Le porte-parole a réfuté les "amalgames
politiques" concernant les JO, suite à l’appel au boycott des opposants
birmans de la "Génération des étudiants de 88", pour protester contre
le soutien du gouvernement chinois au régime militaire birman. 28.02 - "La Chine d’aujourd’hui est plus ouverte que la Russie de 1980", selon Juan Antonio Samaranch L’ancien président du Comité
international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, a déclaré, le 26
février 2008, dans le quotidien sportif espagnol Marca, qu’ "il était plus risqué de donner les Jeux olympiques à Moscou en 1980" qu’à la Chine en 2008. "Le régime chinois était et reste plus
ouvert que celui qui existait en Union soviétique à cette époque.
Beaucoup plus. La Chine s’est ouverte et a considérablement changé.
Elle a une bourse, des millionnaires ... un peu de tout", a-t-il ajouté. Interrogé sur la question des droits de
l’homme en Chine et le retrait du réalisateur américain Steven
Spielberg de la préparation de la cérémonie d’ouverture des Jeux, en
raison de la politique de la Chine à l’égard du Soudan et de la crise
au Darfour, l’ancien président du CIO a répondu que "si on parle des
droits de l’homme et de ce qui se passe en Chine, cela arrive dans
beaucoup d’autres pays". 27.02 - Fermeture d’un site Internet sur le sida Le site Aibowiki, créé en juillet 2007
par le défenseur des malades du sida, Chang Kun, n’est plus accessible
depuis le 20 février 2008. Il abordait principalement les problèmes de
discrimination envers les malades du sida. La fermeture fait suite à la
publication d’un article, le 18 février, dans lequel Chang Kun exposait
le litige d’expropriation dont a été victime son père, paysan dans la
ville de Fuyang (province de l’Anhui). Cette fermeture vient allonger la liste
des forums et sites d’information sur le sida, tels que Ai Zhi Fang
Zhou (www.chain.net.cn/forum) et Gan Dan Xiang Zhao, fermés par les
autorités. Les derniers chiffres publiés par le
ministère de la Santé font état de 700 000 personnes porteuses du VIH
ou séropositives sur le territoire chinois. En 2007, le nombre de
contaminés a enregistré une hausse de 45% par rapport à 2006, alors que
le nombre de séropositifs a augmenté de 24%. 25.02 - Des opposants birmans appellent au boycott des Jeux Le 25 février 2008, l’un des principaux
groupes d’opposants en Birmanie, "Génération des étudiants de 88", a
appelé "tous les citoyens du monde à boycotter les retransmissions
télévisées, les produits dérivés des Jeux olympiques, ainsi que les
sponsors, pendant la durée des Jeux olympiques de Pékin". Leurs
critiques portent sur le soutien du gouvernement chinois au régime
militaire birman. 22.02 - Yang Chunlin victime de brimades lors de son procès De graves abus ont été commis par les
autorités de Jiamusi (Heilongjiang, Nord-Est) lors du procès de Yang
Chunlin, ouvert le 19 février 2008. Il a été l’un des animateurs de la
campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques". L’organisation Chinese Human Rights
Defenders a notamment dénoncé le fait que le prisonnier d’opinion a été
contraint de faire le trajet de sa cellule à la salle d’audience les
pieds et mains liés. L’accusé n’a eu d’autres moyens que de se hisser
et de rouler pour entrer à l’arrière du fourgon de police, sous le
regard amusé des gardiens. Yang Chunlin avait également le visage
recouvert par une cagoule noire. Sept gardiens l’ont escorté au
tribunal : l’un d’eux retenait Yang par le cou. Ses avocats, Li Fangping et Zhang
Jianguo, indignés par ces mauvais traitements, ont obtenu du tribunal
de lui détacher les membres le temps de l’audience. Selon eux, ces
méthodes, utilisées notamment pour les condamnés à mort et les
contre-révolutionnaires, ont pour but de terroriser l’accusé, ses
proches, ses avocats et les témoins. Incarcéré depuis le 6 juillet 2007,
Yang Chunlin n’a eu droit qu’à une très courte visite de son avocat, le
25 octobre. Cette détention au secret laisse supposer d’autres mauvais
traitements. Le militant a droit à une seule promenade par mois et il
lui est interdit de recevoir de quoi lire ou écrire. La Chine a adhéré en 1988 à certains traités internationaux bannissant les mauvais traitements. 21.02 - "Au-delà
des Jeux olympiques, nous voulons l’amour et la justice", a déclaré un
responsable de l’Eglise chrétienne chinoise Le chef d’une Eglise protestante, Zhang
Mingxuan, a lancé le slogan "Au-delà des Jeux olympiques, nous voulons
l’amour et la justice", dans un message adressé à la communauté
internationale. Au cours d’un entretien accordé à Radio
Free Asia, Zhang Mingxuan a fait le bilan de la répression à l’encontre
des chrétiens chinois, accrue avant les Jeux olympiques de Pékin.
Considérés comme des ennemis du Parti communiste, les fidèles, qui
seraient plus de cent millions, n’ont ni la liberté d’exercer leur
culte ni l’autorisation de diffuser leur foi à travers des organes de
presse privés. Ils sont parfois soumis à des sanctions telles que le
placement en centre de détention ou en camp de travail. Le pasteur Zhang a rapporté qu’il avait
été contraint de déménager à cinq reprises en deux mois. Il est suivi
dans ses moindres mouvements et sa ligne téléphonique est placée sur
écoutes. Le père Zhang a déclaré être
enthousiaste quant à la venue des Jeux olympiques sur le territoire
chinois. "Ce sera l’occasion pour les chrétiens chinois d’entrer en
contact avec des homologues d’autres pays", a ajouté Xu Yonghai, un
membre actif de l’Eglise protestante. 20.02 - Le BOCOG enjoint les sponsors à ne pas céder à la pression Le directrice du département marketing
du Comité chinois d’organisation des Jeux olympiques, Yuan Bin, a
déclaré lors d’une conférence de presse, le 20 février 2008, que les
sponsors ne devaient pas céder à la pression des organisations
internationales, notamment liées à la cause du Darfour. Les plus
importants sponsors, Johnson & Jonhson, Volkswagen, General
Electrics, Mac Donald’s et Coca-Cola, ainsi que la marque chinoise
Lenovo ont été appelés à poursuivre leur engagement aux côtés des Jeux
olympiques, au motif que "la politique ne doit pas être mêlée aux
Olympiades ". Un responsable d’Adidas présent à la conférence, Li
Zhinu, a ajouté que "la tradition des sponsors comme partenaires des
Jeux olympiques ne serait pas affectée par les conditions spécifiques
du pays organisateur". 20.02 - Le CIO autorise les athlètes à tenir un blog personnel Le CIO a autorisé les athlètes à
s’exprimer sur des blogs pendant les épreuves olympiques tout en
imposant des règles d’utilisation strictes. Les blogs, utilisés à titre
personnel et non dans un but journalistique, ne devront pas contenir de
photographies ou de commentaires sur les autres sportifs. Quant aux prises de position
personnelles, celles-ci sont tenues de respecter la Charte olympique,
qui interdit toute participation à des manifestations politiques. "Je
ne pense pas qu’exprimer une opinion soit équivalent à une
manifestation", a déclaré John Coates, le chef du comité olympique
australien. 19.02 - Ouverture du procès de Yang Chunlin Le procès de Yang Chunlin, l’un des
promoteurs de la campagne "Nous voulons les droits de l’homme, pas les
Jeux olympiques", s’est ouvert le 19 février 2008 dans la province du
Heilongjiang (Nord-Est). Il a rejeté les accusations de "subversion du
pouvoir d’Etat" et défendu son droit constitutionnel à critiquer le
gouvernement. Son avocat Li Fangping a déclaré à l’agence Reuters qu’il
"n’attendait pas de verdict le premier jour de l’audience". 15.02 - La Chine réagit vivement à la décision de Steven Spielberg Le 14 février 2008, des médias
officiels chinois ont accusé les pays occidentaux de se servir des Jeux
olympiques pour épingler la Chine sur la question des droits de
l’homme. Les désistements successifs, notamment celui du réalisateur
Steven Spielberg le 13 février, en raison du rôle de la Chine dans le
conflit au Darfour, ont indigné les autorités chinoises. La presse
chinoise n’a pas évoqué le retrait de Steven Spielberg. L’ambassade de Chine à Washington
déplore un "traitement injuste, irraisonnable et irresponsable de
l’information", qui, selon Global Times, un journal officiel, provoque
"l’indignation et le dégoût des citoyens chinois". Pékin déplore un amalgame entretenu par
des ONG ou des personnalités étrangères et maintient ses affirmations
sur son rôle pacifique au Soudan. Au même moment, la secrétaire d’Etat
américaine, Condoleezza Rice ainsi que la secrétaire d’Etat aux Jeux
olympiques britannique, Tessa Jowell, se sont prononcées contre le
boycott des JO, précisant que chacun était libre ou non d’y assister. 13.02 - Le procès de Yang Chunlin doit s’ouvrir le 19 février Le défenseur des droits de l’homme Yang
Chunlin, détenu depuis juillet 2007 pour avoir participé à la campagne
"Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques", devrait
être jugé le 19 février prochain. Son avocat, Li Fangping, craint qu’il
ne soit reconnu coupable d’"incitation à la subversion du pouvoir de
l’Etat". Yu Changwu et Wang Guilin, également impliqués dans la
campagne, ont été condamnés en janvier 2008 à des peines de rééducation
par le travail. La soeur du militant, Yang Chunping, a
déclaré qu’il n’avait reçu aucune visite de sa famille depuis son
arrestation. Elle craint de ne pas pouvoir à assister aux audiences, au
motif qu’il s’agit d’une affaire incluant des "secrets d’Etat". 13.02 - Steven Spielberg se retire de la fête olympique Le réalisateur américain Steven
Spielberg a annoncé, le 12 février 2008, qu’il n’honorerait finalement
pas son engagement professionnel en vue de la préparation de la
cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Cette prise de
position rejoint celle de l’actrice américaine Mia Farrow, qui s’est
récemment indignée de ce que "Pékin puisse être le théâtre des Jeux
olympiques, tout en étant responsable d’un génocide [au Darfour]". Cette décision intervient alors que
Steven Spielberg avait déjà commencé une collaboration artistique,
notamment aux côtés du réalisateur chinois Zhang Yimou. Le réalisateur
américain considère la Chine comme un "acteur essentiel dans la
résolution du conflit au Darfour" et les "Jeux de Pékin comme un moyen
de rapprocher les peuples entre eux, malgré tout". La porte-parole du ministère chinois
des Affaires étrangères, Jiang Yu, avait condamné, le 24 janvier, toute
tentative de politisation des Jeux en relation avec le rôle de la Chine
au Darfour. 12.02 - Les athlètes norvégiens et suédois sensibilisés aux droits de l’homme Le comité olympique norvégien a
déclaré, le 11 février 2008, qu’il encourageait ses athlètes à
s’informer et à exprimer leurs vues sur la situation en Chine. Le
porte-parole du comité, Martin Hafsahl, a souhaité que les athlètes
soient "mieux armés pour affronter la réalité". Au programme habituel
de formation préolympique se sont greffés deux séminaires sur les
droits de l’homme, basés sur des compilations d’informations provenant
d’organisations non gouvernementales. Le 12 février, le comité
olympique suédois a annoncé qu’il allait mener un programme similaire. 12.02 - Le cyberdissident Jin Haike privé des soins appropriés à son état La famille du cyberdissident Jin
Haike, condamné à dix de prison en même temps que Yang Zili, est très
préoccupée par son état de santé. Reporters sans frontières s’associe à
son avocat, Li Jianqiang, qui a demandé une libération de son client
pour raisons médicales. Jin Haike a récemment subi une
opération tardive de l’ablation de l’appendice, mais il souffre de
douleurs abdominales inexpliquées. Les autorités de la prison n°2 de
Pékin ainsi que les docteurs qui l’ont opéré se refusent à livrer un
diagnostic. Récemment, son père, Jin Jianguo, a pu le rencontrer et l’a
trouvé « affaibli ». L’avocat a évoqué un autre cas
similaire, celui de l’écrivain Li Hong, incarcéré à Ningbo, dont l’état
de santé nécessite des soins. En novembre 2003, Jin Haike, accusé
d’incitation à la subversion du pouvoir d’Etat, a été condamné à une
peine de dix ans de prison, aux côtés de Yang Zili, Zhang Honghai et Xu
Wei. 07.02 - Mobilisation des Parisiens Le vendredi 8 février à 12h, dans un
quartier très passant de la capitale, les militants de Reporters sans
frontières proposeront aux Parisiens de se faire photographier avec le
t-shirt de la campagne « Pékin 2008 », représentant les anneaux
olympiques en forme de menottes. Le rendez-vous est donné au métro Havre Caumartin, au niveau du 50/56 de la rue Caumartin (piétonne). Dans le 9e arrondissement. 06.02 - Le militant des droits de l’homme Wang Guilin condamné à la rééducation par le travail Wang Guilin, défenseur des droits de
l’homme, qui a participé à la campagne "Nous voulons les droits de
l’homme, pas les Jeux olympiques", a été condamné, le 28 janvier 2008,
à 18 mois de rééducation par le travail forcé. La famille de Wang a été
informée, le 5 février, de la décision émanant de la police du
Heilongjiang (Nord-Est). 05.02 - Rama Yade intervient en faveur de Hu Jia La secrétaire d’Etat aux droits de
l’homme Rama Yade a affirmé, le 4 février 2008, être intervenue auprès
des autorités chinoises en faveur du dissident Hu Jia qui a été
inculpé, le 30 janvier, pour "incitation à la subversion". "Je suis
intervenue personnellement auprès des autorités chinoises pour faire
part de ma préoccupation et pour former le vœu d’une libération
rapide", a assuré Rama Yade qui souhaite que Pékin "entende cet appel
amical". 29.01 - Morts d’ouvriers sur les chantiers olympiques : chiffres revus à la baisse par les autorités Alors que le CIO souligne une
amélioration des conditions de travail des ouvriers employés sur les
sites olympiques, le journal britannique Sunday Times a révélé le
passage sous silence d’accidents sur les chantiers. Selon le quotidien,
une dizaine d’ouvriers sont morts rien que sur le site du stade
national. Des milliers de travailleurs migrants anonymes interviennent
dans la construction ou la rénovation des soixante-seize sites sportifs
de Pékin.
Lors d’une conférence de presse tenue le 28 janvier, le chef du Bureau
de la sécurité du travail de Pékin, Ding Zhenkuan, a coupé court aux
estimations britanniques en faisant état de six décès. Il s’agit de la
première parution officielle de chiffres qui sont bien moindres que
ceux communiqués par les organisateurs des JO d’Athènes. 28.01 - Le prince Charles n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques Dans une lettre rendue publique le 28
janvier 2008, le Prince de Galles a déclaré qu’il n’assistera pas à la
cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin en août prochain.
Cette prise de position fait suite à un courrier que lui avait adressé
le groupe Free Tibet pour lui demander de ne pas assister aux Jeux.
Clive Alderton, secrétaire adjoint du prince, a confirmé : "Comme vous
le savez, son altesse royale s’intéresse de près et depuis longtemps au
Tibet. (...) Il n’assistera pas à la cérémonie". Wang Hui, porte-parole du Comité
d’Organisation des Jeux (BOCOG) a déploré cette décision en estimant
qu’"un boycott des Jeux olympiques serait injuste. Les Jeux de Pékin
appartiennent à tout le monde".
CIO : LE DOCUMENT DE LA HONTE !

Flamme olympique : un document confidentiel du
CIO sous-estime l’ampleur de la mobilisation internationale contre les
violations des droits de l’homme
Reporters sans frontières a obtenu copie d’un document confidentiel
rédigé par le service de communication du Comité international
olympique (CIO) sur le relais de la torche. Daté du 26 mars 2008, soit
deux jours après la manifestation de Reporters sans frontières pendant
la cérémonie d’allumage de la flamme à Olympie, ce mémo reconnaît que
le mouvement olympique risque d’affronter des "incidents" ou des
"crises", mais sous-estime la mobilisation qui s’est finalement tenue
dans les rues de Londres et de Paris. "Alors que le mouvement olympique est
face à une crise historique, Reporters sans frontières est choquée par
le cynisme dont fait preuve le CIO dans ce document. Nous attendons
aujourd’hui des décisions fortes de la part du mouvement olympique pour
demander aux autorités chinoises de libérer des prisonniers politiques,
et garantir une liberté totale de la presse dans le pays", a déclaré
l’organisation. Dans le document de 26 pages barré de
la mention "Confidentiel", le CIO affirme avoir élaboré avec le Beijing
Organisation Committee Olympic Games (BOCOG) des "protocoles de
réponse" en cas de crise. Les destinataires de la note, notamment les
comités olympiques nationaux, sont priés de suivre les indications
quand ils répondent à la presse ou aux groupes de pression. La responsable de la communication du
CIO, Giselle Davies, tente de définir une crise en ces termes : "Un
événement ou une série d’événements qui pourraient potentiellement
conduire à l’interruption ou l’annulation d’un passage de la torche, ou
sérieusement affecter l’image du CIO et du mouvement olympique."
L’exemple cité est celui d’une attaque terroriste pendant le relais. Le CIO conseille à ses membres, aux
comités olympiques nationaux, aux fédérations sportives et aux
partenaires olympiques d’être "humbles" et "honnêtes" pour ne pas se
retrouver sur la défensive face aux questions des journalistes. "Le CIO
doit toujours rappeler aux journalistes et lobbies que l’influence du
CIO se limite au domaine sportif", martèle le document. Le relais intitulé par les Chinois "Le
voyage de l’harmonie" est présenté par le CIO comme le plus "ambitieux"
depuis le début des Jeux modernes. La note insiste bien sur le fait que
le BOCOG a la charge de l’organisation du passage de la flamme en
coordination avec les autorités locales. La liste des problèmes susceptibles de
survenir lors du passage de la flamme fait référence à la "Sécurité des
porteurs et des spectateurs, le terrorisme, les manifestations, le Mont
Everest, le Tibet, Taiwan et la place Tiananmen". Elle montre combien
la question des droits de l’homme et du Tibet sont au centre des Jeux
olympiques de Pékin, malgré les dénégations des autorités chinoises. Le
CIO n’apporte jamais de réponses sur le fond, et se contente de donner
des consignes plus ou moins calquées sur la propagande chinoise qui
rejette toute politisation des JO. On apprend que le passage de la flamme
au sommet de l’Everest est perçu par le CIO comme une occasion
d’apporter une "nouvelle signification à la devise olympique : plus
vite, plus haut, plus fort". Et d’ajouter : "Amener la torche en haut
de l’Everest symbolise qu’il n’y a pas de limites pour atteindre les
valeurs olympiques." A propos de cette ascension
controversée, le CIO affirme respecter le droit des manifestants, mais
précise que le "BOCOG et les autorités locales n’hésiteront pas le long
du parcours à agir quand la sécurité du porteur de la torche et de
l’équipe d’ascension sera en jeu". Plus généralement, l’organisation
basée à Lausanne "refuse d’interférer dans les actions jugées
nécessaires par les autorités locales pour maintenir l’ordre public." Pour justifier la tenue d’une cérémonie
en honneur de la flamme sur la place Tiananmen, le CIO précise qu’il
s’agit de l’une des "plus fameuses places publiques du monde" et se
décharge sur les organisateurs pékinois pour la décision d’en avoir
fait le point de départ du marathon. "Le CIO est une organisation
sportive. Il n’est pas approprié pour nous de commander l’utilisation
de sites qui ont une signification historique et politique", précise la
note qui, encore une fois, insiste sur le message d’harmonie et
d’humanité représenté par la flamme olympique. Conscients des enjeux, le CIO et le
BOCOG proposent des exemples d’"incidents" pendant le parcours. En cas
de manifestations, les deux organisations affirmeront aux médias qu’il
est normal que certains groupes utilisent le passage de la flamme pour
"placer leur cause sous les feux de l’actualité offerts par les Jeux
olympiques de Pékin". Si pendant la fin du parcours, des
familles de "disparus" manifestent, il est recommandé de répondre que
l’on partage les préoccupations des proches et que l’on espère que les
autorités chinoises feront la lumière. Il est une nouvelle fois demandé
de rejeter la responsabilité sur les organisations de droits de l’homme
qui utilisent les JO pour parler de leur cause. En cas de "crise
extrême", le CIO et le BOCOG suggèrent de ne pas faire de commentaires
ou, comble du cynisme, d’exprimer leurs condoléances aux victimes s’il
y en a. Afin d’aider les différents acteurs du
mouvement olympique à gérer un incident ou une crise, le document
annonce la mise en place d’une équipe de gestion de crise (Crisis
Management Team) sous l’autorité de Jacques Rogge. Mais il est bien
précisé que le BOCOG a la "charge de prendre les actions nécessaires
sur le terrain". Enfin, le document réitère la nécessité
de ne pas interférer dans les affaires internes de la Chine : "Le CIO
estime qu’il n’est pas approprié de mettre en cause les règles et les
lois d’un pays (...) Ce qui ne veut pas dire pour autant que le CIO ne
soutient pas la liberté d’expression." "Ce n’est pas en empêchant les
athlètes, notamment français, de s’exprimer que le président Jacques
Rogge va sortir ces olympiades de la situation déplorable actuelle. Au
contraire, il doit convaincre les autorités de Pékin de modifier
profondément leur attitude. Nous estimons qu’il n’est plus l’heure
d’écrire, comme c’est le cas dans ce document, que les prises de
position critiques vis-à-vis de la Chine vont seulement créer du
’ressentiment et des complications’. L’heure est à l’action pour sauver
ce qu’il reste de l’esprit olympique", a estimé l’organisation.
BRIGITTE FONTAINE EN CONCERT LE &" avril!
L' IMMENSE BRIGITTE FONTAINE EN CONCERT DIMANCHE 13 AVRIL !
au Cabaret Botanique (Parc du Thabor) - 22h30 - 19 euros.



















