18 mai 2008
Des militantEs LGBT arrêtéEs devant l’Elysée
Des militantEs LGBT arrêtéEs devant l’Elysée
La France ne reconnaît toujours pas la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie
publié en ligne : 15 mai 2008
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la
lesbophobie et la transphobie, Act Up-Paris et le comité IDAHO ont
effectué cet après-midi un die-in devant l’Elysée, pour dénoncer la
non-reconnaissance de cette journée par la France. Chaque activiste,
vêtu de noir, portait le nom d’un pays pénalisant l’homosexualité. Une
quinzaine de militantEs ont été interpelléEs et sont actuellement
retenuEs au commissariat du 8ème arrondissement.
Pourtant demain, le comité IDAHO doit rencontrer Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. En effet, malgré de nombreux courriers adressés à l’Elysée et Matignon, quelques entretiens peu concluants, et ce depuis des années, Nicolas Sarkozy refuse toujours de reconnaître officiellement la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, alors que celle-ci est officiellement reconnue par le Costa-Rica, le Mexique, le Royaume-Uni, la Belgique, le Parlement européen, etc.
Pour la France, la vie d’un pédé ne vaut rien ! En 2008, plus de 70 pays pénalisent encore l’homosexualité, et elle est passible de la peine de mort dans une dizaine d’entre eux. C’est pourquoi un appel international a été lancé pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité. Ce texte a été signé par plusieurs prix Nobel (Mgr Desmond Tutu, ), plusieurs artistes ou intellectuels de renom (Meryl Streep, Elton John, Noam Chomsky, Judith Butler), et plusieurs membres de l’actuel gouvernement (Roselyne Bachelot, Yves Jégo). Or, jusqu’ici, Nicolas Sarkozy refuse de soutenir ce combat auprès des instances internationales. Quant à la France, il n’est pas inutile de le rappeler, les personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans) ne bénéficient pas d’une égalité des droits sur le plan juridique par rapport aux hétérosexuelLEs. L’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, qui sont loin d’y avoir disparues, ne sont combattues qu’avec parcimonie par les institutions, alors que de réels moyens devraient être mis en oeuvre !
Pour la France, la vie d’une lesbienne ne vaut rien ! En dépit de beaux discours en faveur du respect des droits humains à travers le monde, la France continue de refuser l’asile à des demandeurs LGBT qui ont dû fuir leur pays à la suite des persécutions subies en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, et ce malgré ce que prévoit la Convention de Genève de 1951, qui garantit ce droit aux réfugiés.
Ne pas reconnaître la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, c’est nier la réalité des persécutions subies, c’est cautionner les exactions commises, et leurs nombreuses conséquences, en termes de santé et de discriminations. En effet, dans de nombreux pays, l’homophobie institutionnelle et omni-présente rend purement impossible toute prévention du VIH/sida et des autres IST.
Le genre qui ne se laisse pas faire
Le genre qui ne se laisse pas faire
Discriminations, homophobie, politique et société : l'actualité décryptée par Alain Piriou.
17/05/2008
Journée mondiale contre l'homophobie : vers la reconnaissance ?
Rama Yade reçoit ce midi les associations lesbiennes, gaies bi et trans
(LGBT). Parmi les annonces faites au nom du gouvernement : une possible
reconnaissance de la Journée mondiale contre l'homophobie. Une avancée
? Certainement, à condition d'être conscient des limites.
Depuis quatre ans, une journée mondiale contre l'homophobie fait l'objet de manifestations dans de nombreux pays du monde, sur tous les continents. Cette journée célèbre l'anniversaire d'un certain 17 mai 1990, jour où l'OMS (Organisation mondiale de la santé) rayait l'homosexualité de la liste des maladies mentales.
Plusieurs États et collectivités ont aujourd'hui reconnu cette journée, par des moyens divers (déclarations officielles, vote de motions par les élus, etc.). Pas la France. C'est justement cette inscription à l'agenda officiel du gouvernement que pourrait annoncer ce midi Rama Yade, sécrétaire d'État aux droits de l'Homme et aux Affaires étrangères.
Si tel est le cas, ne boudons pas notre plaisir, cette reconnaissance sera un bon moyen pour que, à l'avenir, de nombreuses collectivités locales et institutions s'impliquent à cette date désormais rituelle. Notre intérêt est bien de faire reculer l'homophobie, par la multiplication de manifestations publiques et d'actions pédagogiques.
Pour autant, il ne faut surtout pas se satisfaire de la reconnaissance pour la reconnaissance. Le monde LGBT, si souvent ostracisé par le passé, peut se montrer excessivement attentif aux marques d'attention que le pouvoir lui porte, parfois au détriment d'un regard critique sur les actions réellement menées. Reconnaître la journée mondiale contre l'homophobie est une bonne chose, mener une politique qui produit des effets réels contre les discriminations est sans doute mieux. Et en la matière, avec ce gouvernement, si certains résultats commencent à venir, sur bien des dossiers, l'attente se fait longue.
A suivre…
[MAJ 20h20 : les annonces sont les suivantes :
- les atteintes graves aux droits humains contre les personnes
LGBT feront l’objet d’interventions de la part de la Secrétaire d'État
aux droits de l'homme, de celle du ministre des Affaires étrangères et
du président de la République à l’occasion de déplacements officiels
dans des pays réprimant l’homosexualité ou le transsexualisme ;
-
la présidence Française de l’Union européenne sera mise à profit pour
promouvoir une initiative des États européens et de leurs partenaires à
l’ONU, en vue d’une déclaration commune sur la dépénalisation de
l’homosexualité ;
- la France reconnaît, par la voix de la secrétaire d’État, la journée mondiale contre l’homophobie.
Voir le communiqué de l'Inter-LGBT :
Rama Yade reçoit les associations LGBT - L’Inter-LGBT prend acte de certains engagements forts, mais déplore certaines ambiguïtés sur la lutte contre les discriminations à l’échelle européenne
Communiqué de presse du 17 mai 2008
En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la secrétaire d’État aux Droits de l’Homme et aux Affaires étrangères, Rama Yade, a rencontré plusieurs organisations LGBT, dont l’Inter-LGBT.
Trois annonces ont été adressées aux associations :
les atteintes graves aux droits humains contre les personnes LGBT feront
l’objet d’interventions de sa part, de celle du ministre des Affaires
étrangères et du président de la République à l’occasion de
déplacements officiels dans des pays réprimant l’homosexualité ou le
transsexualisme ;
la présidence Française de l’Union européenne sera mise à profit pour
promouvoir une initiative des États européens et de leurs partenaires à
l’ONU, en vue d’une déclaration commune sur la dépénalisation de
l’homosexualité ;
la France reconnaît, par la voix de la secrétaire d’État, la journée
mondiale contre l’homophobie.
L’Inter-LGBT prend acte de ces engagements.
Elle rappelle la nécessité d’associer à la rédaction de cette déclaration solennelle l’ensemble des ONG travaillant collectivement sur les questions LGBT dans le système onusien, et notamment l’ILGA dont l’Inter-LGBT est membre.
Elle demande que la reconnaissance de la journée mondiale contre l’homophobie soit prolongée par son inscription à l’agenda officiel du gouvernement, du ministère du Travail, du ministère de la Santé et du ministère de l’Éducation nationale, pour que les pouvoirs publics se l’approprient.
Enfin, à la veille de la présidence française de l’Union européenne, elle regrette qu’à ce jour, le gouvernement reste dans l’incapacité d’exprimer une position en faveur d’un projet de directive globale contre les discriminations, pourtant défendue avec vigueur par le Royaume-Uni, l’Espagne, la Suède et la Finlande.
Elle interpelle à ce sujet le Président de la République, le Premier ministre, et le Ministre du travail, Xavier Bertrand, ce dernier se montrant particulièrement en retrait.
L’Inter-LGBT aura à coeur de faire avancer chacun de ces dossiers au- delà de la Journée moniale contre l’homophobie et de faire des questions internationales un axe important de son engagement dans les mois à venir.
04 mars 2008
Logement : Françoise de Panafieu se fout des malades
Logement : Françoise de Panafieu se fout des malades
Dimanche 2 mars 2008, Rachida Dati, la candidate UMP dans le 7e arrondissement de Paris, avait invité Françoise de Panafieu à la rencontre des habitantEs, rue Cler, dans le quartier de Grenelle. Les MilitantEs d’Act Up-Paris les y attendaient avec leurs slogans et leurs affiches pour manifester leur colère face à l’absence d’intérêt et de proposition de la candidate UMP à la mairie de Paris. Malgré un service d’ordre musclé, la candidate a été interpellée, elle s’est alors repliée chez un fleuriste. Les slogans des militantEs d’Act Up-Paris (« Panafieu au Boulot, un toit pour les séropos » ou « sida, la précarité tue » ) ne cessant pas, Françoise de Panafieu a repris son chemin dans la rue Cler, indifférente aux cris des malades.
Faute de disposer de revenus suffisants à cause de leur maladie, près
de 20% des séropositifVEs sont dépourvuEs de logement individuel. Si la
candidate UMP à la mairie de Paris met en avant la question du logement
dans son programme, elle n’évoque jamais la question de l’accès au
logement des personnes malades, qui sont pourtant les plus directement
frappées par la crise du logement à Paris. Or, près de la moitié des
200 000 séropositifVEs françaiSEs vivent en Ile-de-France.
Plutôt que de concentrer l’effort
sur les plus précaires, le programme de la candidate UMP à la mairie de
Paris préfère accorder sa priorité au logement des classes moyennes,
pour de simples calculs électoraux. Peu leur importe que plusieurs
milliers de malades dorment à la rue, au
mépris de leur santé.
crédit photo ACT-UP Paris.
Aujourd’hui, seuls 15% des logements sociaux sont accessibles aux plus précaires et notamment aux malades qui, du fait de leur maladie, n’ont pour seule ressource qu’une Allocation Adulte Handicapé (AAH) de 628 euros par mois. Ces logements, qui sont les plus demandés et connaissent le taux de rotation le plus faible, sont en nombre très insuffisant dans la capitale.
Françoise de Panafieu, qui prétend pourtant être pour nous « la candidate de l’essentiel » se permet d’insulter les malades et les handicapéEs en dénonçant le fait « que Paris devienne la ville des plus aisés et des plus aidés ». Lorsqu’elle s’engage sur 24 000 constructions de logements neufs, elle ne fait aucune annonce claire sur le logement social. Lorsqu’elle s’engage à mettre en vente 10% des logements sociaux à leurs locataires, elle réduit encore plus l’accès des appartements à celles et ceux qui en ont le plus besoin.
Des centaines de malades se retrouvent à la rue et la politique municipale actuelle sur le logement n’a pas su y remédier. Les perspectives affichées par la candidate UMP ne feraient que renforcer cette situation. Pour nous séropositifVEs, ne pas disposer d’un logement c’est ne pas être en mesure de se soigner. C’est une question de vie ou de mort.
Act Up-Paris exige de Françoise de Panafieu, candidate UMP, un plan d’urgence pour le relogement des personnes malades et handicapées dans le logement social de droit commun :
des engagements chiffrés en terme de relogement des personnes séropositives en attente de logement social ;
la prise en compte effective du caractère prioritaire des personnes malades et handicapées à l’égard du logement social ;
la mise en place d’un dispositif spécifique pour assurer cette priorité d’accès ;
la
requalification de logements sociaux en PLAI, les seuls accessibles aux
plus précaires et notamment aux personnes touchant l’AAH ;
la
révision à la hausse de l’avenant à la pierre signé par le département
de Paris avec l’Etat cet automne concernant le financement du logement
social à Paris ;
une
augmentation du nombre de logements sociaux de type PLAI en rapport
avec le nombre de demandeurSEs et la disponibilité du parc.
30 octobre 2007
Le CGLBT de rennes condamne l’agression d’un homme rencontré sur un lieu
Le 12 octobre dernier, un gay de 36 ans a été agressé et séquestré à son domicile en Ille-et-Vilaine par un individu rencontré peu avant sur un lieu de drague. La victime, sous la menace d’un couteau, d’un pistolet à billes et d’un appareil à impulsions électrique, a été ligotée et contrainte de donner sa carte bancaire. S’il n’est pas avéré que le premier mobile de l’agresseur soit de nature homophobe, il n’en reste pas moins que cet individu a choisi sa victime sur un lieu fréquenté par des gays, et que nous savons que certains agresseurs préfèrent s’attaquer à des personnes homosexuelles car ils pensent qu’elles n’oseront pas porter plainte. *Le CGLBT de Rennes rappelle quelques conseils de prudence établis par SOS Homophobie aux homosexuels qui souhaitent recevoir de nouveaux partenaires chez eux :* - Ne donnez pas le numéro de téléphone de votre domicile, échangez vos numéros de portable et appelez votre correspondant pour vérifier ses coordonnées. - Informez un proche de votre rendez-vous et donnez-lui les informations dont vous disposez. - Laissez entendre à votre partenaire qu’une autre personne est au courant de ce rendez-vous. - Si vous ne vous sentez pas à l’aise ou rassuré, n’hésitez pas, abrégez le rendez-vous. - Si vous accueillez quelqu’un chez vous et qu’il porte un sac, méfiez-vous de son contenu. Il peut en effet contenir des cordes, du scotch, des armes… Si ces conseils sont difficiles à appliquer pour des rencontres sur des lieux de drague en extérieur, nous invitons cependant à une certaine prudence quand vous accueillez quelqu’un que vous ne connaissez pas chez vous. Sans vouloir créer une ‘‘psychose’’, le CGLBT de Rennes rappelle, à travers cet énième fait divers, que la sécurité sur les lieux de drague extérieurs n’est toujours pas une réalité. Les homosexuel-le-s restent encore trop souvent des cibles de choix.
-- ****************************************** Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes 23 rue d'Aiguillon | 35200 RENNES TEL. 02 99 51 36 90 FAX. 08 26 31 48 55 http://www.cglbtrennes.org
25 septembre 2007
VIVRE SEUL OU MOURIR : ACTION D' ACT UP PARIS
Image act up.
Ce mercredi 19 septembre, des militantEs d’Act Up-Paris ont placardé la nouvelle devise du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement sur ses murs : "Vivre seulE ou mourir". Aux cris de "projet de loi Hortefeux, projet de loi xénophobe" et "sida, on meurt, l’indifférence demeure", elles et ils ont protesté contre le projet de loi sur la "maîtrise de l’immigration" actuellement en discussion au Parlement. Les militantEs ont été interpelléEs et conduitEs au commissariat du XIème arrondissement de Paris. Après une vérification d’identité elles et ils ont été libéréEs.
« Vivre seulE ou mourir », c’est en effet l’alternative que le ministre, Brice Hortefeux, entend imposer aux étrangerEs malades en présentant au Parlement le quatrième projet de loi sur l’immigration en cinq ans pour restreindre encore davantage le regroupement familial. Ce qu’illustre l’affiche qu’Act Up-Paris diffuse depuis lundi : les étrangerEs atteintEs de pathologies graves comme le sida devront choisir entre rester seulEs en France pour se soigner et mourir auprès de leurs proches dans leur pays d’origine, faute de traitements disponibles.
Et comme si cela ne suffisait pas, le ministre de "l’Identité nationale" a annoncé mardi en ouverture des débats à l’Assemblée vouloir réviser la Constitution pour permettre l’instauration de quotas d’immigration. De tels quotas auraient pour conséquence directe l’expulsion d’étrangerEs malades, aujourd’hui protégéEs par la loi.
Act Up-Paris adresse aujourd’hui une lettre ouverte à Brice Hortefeux pour s’insurger contre cette tentative de limiter arbitrairement l’attribution de cartes de séjour "vie privée et familiale", ce qui remettrait de fait en cause l’accès aux soins de nombreuxSES étrangerEs malades.
Act Up-Paris exige :
Le respect du droit au séjour des malades dans l’intégralité du territoire français et du droit des personnes à vivre auprès de leurs proches ;
Le retrait du projet de loi sur "la maîtrise de l’immigration" actuellement discuté au Parlement ;
La fermeture du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement et l’arrêt des expulsions.
23 mai 2007
L'HOMOPHOBIE AU POUVOIR !
COMMUNIQUE D'ACT-UP PARIS :
L'UMP soutient Vanneste : pour Sarkozy, l'homophobie est éligible publié en ligne : 14 mai 2007 Alors que débute aujourd'hui le dépôt des candidatures aux législatives, nous constatons que le parti de Nicolas Sarkozy n'a toujours pas investi de candidat-e face au député sortant du Nord Christian Vanneste, pourtant condamné pour ses propos homophobes. En janvier dernier, la cour d'appel de Douai le condamnait en effet à 3 000 euros d'amende pour injures publiques, à la suite de ses propos discriminatoires envers les homosexuelLEs prononcés en janvier 2005 et plusieurs fois réitérés depuis. En réaction, l'un des porte-parole de l'UMP, Luc Chatel, déclarait alors que Christian Vanneste n'avait pas été réinvesti dans sa circonscription, estimant qu'il s'agissait là de « la plus grande sanction de sa famille politique ». Très rapidement, Nicolas Sarkozy « condamnait fermement » les propos du député et réitérait la position de son parti de ne pas le réinvestir aux législatives. Enfin, Valérie Pécresse, autre porte-parole de l'UMP, déclarait que les instances de l'UMP seraient saisies de la situation de Christian Vanneste. Pourtant, la position de l'UMP dans la circonscription du député est toute autre, qui déclarait le 30 janvier « se mobiliser et soutenir la candidature de Christian Vanneste pour ces prochaines élections législatives des 10 et 17 juin 2007 » et « constater son travail important au niveau national et son courage ». Fort de ce soutien, Christian Vanneste est aujourd'hui candidat à sa succession dans la 10ème circonscription du Nord sous l'étiquette du CNI (Centre National et Indépendant), parti associé à l'UMP. Nous constatons aujourd'hui qu'en dépit de sa condamnation pour injures homophobes, Christian Vanneste reste de fait soutenu par l'UMP, qui ne présente pas de candidat face à lui dans la 10e circonscription du Nord. Nous restons par ailleurs sans nouvelles de la saisine des instances de l'UMP concernant la situation du parlementaire. « Avec nous ou contre nous » clame l'UMP à propos des députéEs UDF qui ne se rallieraient pas au programme du parti présidentiel, François Bayrou en tête. Si l'UMP n'investit pas de candidat-e face à Christian Vanneste comme elle le fait avec les députéEs UDF qui ne la rallient pas, c'est donc bien que le parti présidentiel est avec Christian Vanneste et qu'il cautionne les injures homophobes pour lesquelles il a été condamné. Nous considérons que sanctionner réellement Christian Vanneste suite à la condamnation de ses propos homophobes consisterait au contraire, pour l'UMP, à présenter un-e candidat-e dans la même circonscription que lui. A deux jours de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, l'UMP doit nous prouver sa détermination à combattre, y compris en son sein, tous les discours discriminants. Nous attendons donc le nom du ou de la candidat-e UMP de la 10e circonscription du Nord. Dernière minute : nous apprenons également ce jour que l'UMP entend investir Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux et députée sortante, dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux- Neuilly-sur-Seine), celle de Nicolas Sarkozy. Celle-ci a pourtant été condamnée pour diffamation le 5 septembre 2006 par le tribunal correctionnel de Nanterre (jugement confirmé par la cour d'appel de Versailles le 26 avril 2007) pour avoir insinué qu'un militant socialiste homosexuel avait des « penchants pédophiles ».















