Rude Roazhon

L'actualité libertaire politique, syndicale, associative, musicale, culture à Rennes . TOUJOURS ANTIFASCISTES, ANTICAPITALISTES TOUJOURS !

20 avril 2008

LA CARTE DES EMEUTES DE LA FAIM

LA CARTE DES EMEUTES DE LA FAIM DANS LE MONDE

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19 avril 2008

Ardoise : le nouveau logiciel de fichage de la police sème le trouble

Ardoise : le nouveau logiciel de fichage de la police sème le trouble 

Estelle Dumout, publié le 15 avril 2008

         
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Société - Il provoque le malaise jusque dans les rangs de la police. Le logiciel Ardoise sert à enregistrer des informations sur les personnes impliquées dans des enquêtes, en particulier leur orientation sexuelle, leur handicap ou leur appartenance syndicale. La Cnil est saisie.

Les fichiers de police refont parler d'eux. Au coeur de la nouvelle polémique, le nouveau logiciel Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes) qui doit remplacer dans les prochains mois l'ancien système de rédaction des procédures dit « LRP ».

Ce système est utilisé par la police nationale pour enregistrer des informations sur des personnes impliquées dans ses enquêtes, qu'elles soient victimes, témoins ou prévenues. Ce logiciel est également connecté au fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées).

Risque de constitution de fichiers catégoriels

Or depuis plusieurs semaines, le Collectif contre l'homophobie (CCH) reçoit de nombreux témoignages de policiers, s'inquiétant de dérives. Testé depuis le début de l'année, le logiciel Ardoise contient une rubrique « État de la personne », dans laquelle les policiers sont amenés à préciser si leur interlocuteur est « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical », indique le CCH.

« Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre », explique le collectif dans son communiqué. « Nous partageons le malaise de nombreux policiers ; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage. »

Même son de cloche de la part du Syndicat national des officiers de Police : « Nous sommes scandalisés par ce logiciel, dont l'utilisation - en l'état - va à l'encontre des valeurs républicaines » explique au quotidien Metro, son porte-parole David Barbas.

Le ministère de l'Intérieur minimise

De son côté, le ministère de l'Intérieur veut relativiser la portée de la collecte de telles informations : « À partir du moment où l'infraction à un lien avec le statut de la personne, il y a un intérêt policier à renseigner car, derrière, on améliore les élucidations de l'enquête », précise au quotidien Gérard Maubé, adjoint au chef de service central de documentation criminelle. « On ne pourra questionner la victime uniquement quand l'infraction a un lien avec son statut, dans le cas contraire, ce sera une faute professionnelle. »

Malgré ces précisions, le CCH a décidé de saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) pour tenter de bloquer le déploiement du logiciel Ardoise.

                               

Par Estelle Dumout, ZDNet France

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18 avril 2008

JO DE LA HONTE : La mobilisation au jour le jour

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Mobilisation au jour le jour

17.04 - La Chine appelée à ne pas renvoyer les réfugiés nord-coréens dans leur pays

Avant les Jeux olympiques, des parlementaires américains ont demandé, le 15 avril 2008, à la Chine de stopper le rapatriement de réfugiés nord-coréens vers leur pays d’origine. Environ 300 000 Nord-Coréens victimes de persécutions auraient quitté leur pays pour se réfugier en Chine, où ils sont considérés comme des migrants économiques. Certains réfugiés sont rapatriés de force par les forces de l’ordre chinoises et des centaines de femmes nord-coréennes sont les victimes de réseaux d’esclavage.

Une commission américaine qui défend la liberté religieuse a rendu public un rapport intitulé "Prison sans barreaux", qui dresse un constat accablant sur les traitements déplorables infligés aux croyants

16.04 - La judoka allemande Yvonne Bönisch boycottera la cérémonie d’ouverture des JO

La championne olympique de judo, Yvonne Bönisch, a déclaré, le 15 avril 2008, ne pas souhaiter se rendre à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Elle entend ainsi "envoyer des signaux forts" pour protester contre les violations des droits de l’homme en Chine. L’athlète s’est prononcée contre le boycott total des JO et elle compte participer aux épreuves avec un bracelet bleu ou vert, crée par la délégation allemande, portant l’inscription "Sports for Human rights" (Les sports pour les droits de l’homme).

16.04 - Le président estonien Toomas Hendrik Ilves n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture des JO

Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a déclaré, le 28 mars 2008, qu’il n’assisterait pas aux cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux de Pékin, sans toutefois invoquer la crise au Tibet et la situation des droits de l’homme comme raison de son désistement.

15.04 - L’avocat de Hu Jia empêché de rencontrer son client

Reporters sans frontières est choquée par les procédés employés par les autorités chinoises pour empêcher le dissident Hu Jia de faire appel de sa condamnation. Le 14 avril, dix jours après l’annonce du verdict, l’un des avocats de Hu Jia, Li Fangping, s’est vu refuser l’accès à la cellule de son client. Selon les autorités, Hu Jia était absent pour "examen médical préalable à l’entrée en prison". Le 15 avril 2008, l’avocat s’est également vu refuser une visite au motif que le délai d’appel avait expiré.

L’avocat a voulu lui transmettre en urgence les documents officiels à signer relatifs à la décision d’appel mais les gardiens ont refusé, sans invoquer de raison. Aucune communication téléphonique n’a été accordée à Hu Jia, dont l’état de santé préoccupe ses proches.

15.04 - Human Rights Watch invite les chefs d’Etat à poser des conditions à leur venue au JO

Le 9 avril 2008, Human Rights Watch (HRW) a appelé les chefs d’Etat à poser des conditions à leur venue en Chine lors des cérémonies d’ouverture et de clôture des Olympiades d’août prochain. L’organisation a stigmatisé le non-respect par la Chine des engagements pris par celle-ci lors de l’attribution des Jeux, en 2001, en matière de liberté d’expression, et dénoncé la violence utilisée au Tibet.

HRW a encouragé les hommes d’Etat à faire pression sur Pékin, afin d’autoriser la venue d’une mission d’investigation internationale au Tibet, d’ordonner l’arrêt des arrestations de dissidents et de la violation de la liberté de la presse, et de donner l’impulsion dans le sens d’une résolution du conflit au Soudan.

"Assister sans poser de conditions reviendrait à un endoctrinement", a précisé Sophie Richardson, responsable Asie de Human Rights Watch, à propos de la centaine de représentants de gouvernements invités à Pékin.

Des enquêtes réalisées par HRW, au cours des derniers mois, ont révélé que dans le cadre de la préparation des Jeux de Pékin, de nombreuses négligences ont été commises par les organismes chinois chargés de l’application de la loi du travail sur les chantiers olympiques, ainsi que des centaines de cas de violations des droits des habitants, expropriés illégalement, sans dédommagement.

14.04 - Nancy Pelosi et les députés européens attaqués par la Chine

Les députés européens sensibles à la question des droits de l’homme en Chine et au Tibet ont été accusés, le 12 avril 2008, de "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises et de soutien affiché à la position séparatiste du dalaï-lama", par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Dans une récente résolution, le Parlement européen avait appelé les autorités chinoises à reprendre le dialogue avec le chef religieux et politique des Tibétains, faisant planer la menace de boycott de la cérémonie d’ouverture.

Par ailleurs, les médias chinois se sont faits le relais des critiques émanant du Comité d’organisation des Jeux olympiques (BOCOG) et du ministère des Affaires étrangères, en qualifiant de "personnalité la plus détestée du peuple chinois", la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, pour son soutien affiché à la cause tibétaine.

14.04 - Manifestation en marge du relais olympique à Buenos Aires

A l’occasion du passage de la flamme olympique à Buenos Aires, le 11 avril 2008, une cinquantaine de partisans de la cause tibétaine et des Chinois du mouvement Falungong se sont rassemblés dans le centre-ville pour manifester en faveur des droits de l’homme en Chine et au Tibet. Un groupe arborant le drapeau chinois et entonnant l’hymne chinois est venu provoquer les manifestants. La tension a été vite dissipée par l’intervention des forces de l’ordre. A Buenos Aires, le relais n’a pas été perturbé.

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17 avril 2008

CNT-FTTE : OGM : LOGIQUE DE PROFIT ... LOGIQUE DE MORT !

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OGM : LOGIQUE DE PROFIT ... LOGIQUE DE MORT !

Les OGM alimentaires font partie d’un nouveau marché hyper spéculatif, celui des biotechnologies où le vivant est cédé aux in­ térêts financiers via la brevetabilité des semences. Le transfert au privé de la recherche scientifique publique accentue cette course au profit et le manque de transparence qui l’accompagne. La lutte de la CNT contre ces OGM s’inscrit dans le cadre de son engage­ ment syndical, anti­capitaliste et internationaliste.

Lutte anti-OGM et action syndicale

Outre les dangers écologiques et sanitaires, il nous semble important d’un point de vue syndical de dénoncer l’embrigadement des travailleurs de la terre dans la spirale de l’industrialisation à outrance de l’agriculture. Dans ce domaine, nous citerons la "Politique Agricole Commune" qui devait, lors de sa première mise en place en 1962, ouvrir un avenir radieux.

Au final, ce ne sont que surendettement des paysans, ainsi que pollution des sols et des nappes phréatiques, qui en résultent.

Droit à une alimentation saine pour tous et toutes

Nous (salariés, travailleurs en formation ou privés d’emploi) voulons pouvoir bénéficier d’une alimentation saine et en quantité suffisante. Nous refusons une société à deux vitesses où les aliments de qualité sont réservés aux nantis et la nourriture industrielle contenant les OGM aux plus pauvres.

Pour une auto-suffisance alimentaire des peuples

Nous ne sommes pas dupes de l’argumentaire pseudo­humanitaire libéral selon lequel les OGM seraient la solution à l’éradication de la faim dans le monde. La vraie cause des famines est la disparition des cultures vivrières au profit de monocultures d’exportation imposées par l’OMC. La souveraineté alimentaire des peuples ne doit pas plier sous la volonté des multinationales agroalimentaires.

Les OGM ont été créés et commercialisés sur un court terme, non pas dans un élan humaniste mais malheureusement et simplement pour réaliser un profit maximal.

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Flamme olympique: le relais a pris fin à New Delhi au bout d'une demi-heure

Flamme olympique: le relais a pris fin à New Delhi au bout d'une demi-heure

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Le relais de la torche olympique a pris fin jeudi au coeur de New Delhi, la capitale indienne, bouclée par 16.000 policiers et militaires.

Des participants du relais, encadrés par des gardes chinois, ont couru chacun pendant quelque mètres le long du parcours d'à peine trois kilomètres en plein centre de la capitale indienne, entre le palais présidentiel et la Porte de l'Inde, un arc de triomphe militaire.

Le relais a duré une demi-heure.

New Delhi était bouclée par quelque 16.000 policiers et militaires qui tenaient à l'écart la plupart des curieux pour le passage de la torche olympique. L'étape indienne de la flamme est ultra-sensible, compte tenu de la présence de 100.000 exilés tibétains en Inde.

Par crainte de manifestations de Tibétains, surtout d'"immolations par le feu" devant les télévisions du monde entier, la police a interpellé entre 170 et 180 militants à New Delhi et 46 autres Tibétains ont aussi été appréhendés à Bombay, la capitale économique indienne, après avoir essayé de pénétrer dans le consulat de Chine.

Sous pression de la Chine, l'Inde avait décidé début avril d'écourter le parcours de la torche de neuf à moins de trois kilomètres et de supprimer une étape prévue à Bombay.

L'Inde a promis à la Chine, sa voisine et rivale contre laquelle elle a perdu une guerre en 1962, un passage sans encombre de la flamme, après les incidents de Londres et de Paris.

Dans la capitale française, la torche avait été éteinte cinq fois par ses gardes chinois le 7 avril, officiellement pour la protéger des manifestants, mais la flamme elle-même ne l'a jamais été depuis qu'elle a été allumée en Grèce fin mars.

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Vannes & Auray Soutien aux lycéens interpellés en manif

Vannes & Auray  Soutien aux lycéens interpellés en manif

vendredi 11 avril 2008 - 15:18 par collectif pour la liberté de manifester - collectif pour la liberté de manifester libertedemanifester at voila dot fr

Contre la criminalisation de la jeunesse et des mouvements sociaux !
Pour la liberté de manifester !

Le 30 avril : 16h00 rassemblement devant le tribunal correctionnel de Vannes (derrière la Poste)
19h00 concert de soutien au Petit Théâtre à Auray afin de récolter les fonds nécessaires pour faire face aux frais de justice

Le 24 janvier 2008, à Vannes, la manifestation contre la généralisation du bac pro. en 3 ans a fait l’objet d’une violente répression policière. Deux lycéens ont été arrêtés avec brutalité à la suite d’un sit-in pacifique à l’inspection académique. Les deux ont fait le cas de poursuites judiciaires. Le collectif pour la liberté de manifester a été créé pour les soutenir, avec la participation de la CGT, du SNES-FSU, de Solidaires, de Sud Etudiants, de la Fédération Anarchiste et de lycéens et lycéennes de Vannes et d’Auray.
Lors de son passage devant la Justice, le premier lycéen, mineur, a fait l’objet d’un rappel à la loi avec un classement sans suite. Le second, majeur, comparaît devant le Tribunal correctionnel de Vannes le mercredi 30 avril à 16h30.

Rassemblement devant le tribunal (derrière la Poste) le 30 avril à 16h00.
Concert de soutien avec IOTA (électro), MODERNFAUST (rock métal), FISKAL BAZAR (Ska reggae en Breton) + 1 "boeuf surprise"
dès 19h00 au Petit Théâtre d’Auray (derrière la Mairie), afin de récolter les fonds nécessaires pour faire face aux frais de justice. 6 euros. Tables de presse.

Venez nombreux et nombreuses !

Contre la criminalisation de la jeunesse et des mouvements sociaux !
Pour la liberté de manifester !

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15 avril 2008

Entre 20 000 et 40 000 personnes défilent à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation

Entre 20 000 et 40 000 personnes défilent à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation

Alors que le ministère de l'éducation annonçait, mardi 15 avril à midi, que 19 % des personnels enseignants de la maternelle au lycée dans les trois académies d'Ile-de-France étaient en grève, entre 20 000 et 40 000 personnes – enseignants, élèves et parents – défilaient dans les rues de Paris dans le cadre du mouvement contre les suppressions de postes et "contre la politique  éducative" du gouvernement, selon des estimations de la préfecture de police et des syndicats. Le cortège est parti de la place de la République à 14 h 30 en direction de Nation.

             

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Dans l'académie de Paris, les grévistes représentaient 30 % des enseignants du primaire, 13 % de ceux des collèges, 14 % de ceux des lycées professionnels et 6 % de ceux des lycées généraux et technologiques, selon les chiffres du ministère. Dans l'académie de Créteil, ces chiffres étaient de 22 % dans les écoles, 14,04 % dans les collèges, 7,54 % dans les lycées professionnels et 16,25 % dans les lycées généraux et technologiques. Enfin dans l'académie de Versailles, le ministère comptabilisait 27,31 % de grévistes parmi les professeurs des écoles, 10,58 % dans les collèges, 13,16 % dans les lycées professionnels et 14,61 % dans les lycées généraux et technologiques.

UNE PETITE CENTAINE D'ÉTABLISSEMENTS BLOQUÉS OU PERTURBÉS

Jeudi dernier, lors de la précédente journée de grève (à laquelle les professeurs des écoles n'étaient pas partout appelés), le ministère avait comptabilisé 12 % de grévistes à Paris en moyenne, 10,78 % dans l'académie de Créteil et 17,22 % dans celle de Versailles.

L'appel à la grève a été lancé par le Snuipp-FSU (majoritaire dans le primaire), et une intersyndicale du second degré rassemblant le SNES-FSU, le Snuep-FSU, le SNEP-FSU, la CGT, FO, SUD-Education et la CNT.

Une petite centaine d'établissements ont été bloqués ou perturbés dès mardi matin. Trente-cinq étaient "perturbés" à Paris, selon le  rectorat, dont dix-sept "fermés administrativement", "dix-sept bloqués" et un qui a fait l'objet d'une tentative de blocage. Dans l'académie de Créteil, seize lycées étaient bloqués, dont neuf en Seine-Saint-Denis. Plusieurs rassemblements avaient lieu, sans incident, en divers endroits de l'académie, totalisant 1 600 personnes selon la police. Dans l'académie de Versailles, le rectorat avait recensé 31 établissements "perturbés", dont un bloqué, à Gonesse (Val-d'Oise).

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QUAND LES ETUDIANT-E-S SE PROSTITUENT POUR SURVIVRE...

Prostitution : de Saint-Hélier aux bancs de l'université

C'est le plus vieux métier du monde, paraît-il. Depuis des siècles, des hommes et des femmes se prostituent. Et bien que d'un coup de balai « sécuritaire », Nicolas Sarkozy a tenté de cacher le tout sous le tapis, avec sa loi Sécurité intérieure, la prostitution est toujours aussi présente en France. Elle s'est juste parée de nouveaux atours. Petit tour d'horizon des évolutions de ce phénomène, à l'échelle rennaise.

Quel Rennais n'a jamais entendu parler de la rue Saint-Hélier et de ses sulfureuses activités nocturnes ? C'était en 2001 et au bas des immeubles, non loin de la gare, une trentaine de prostituées venues d'Afrique noire offrait au vu et au su de tous, ses services. Sébastien Sémeril, actuel adjoint au sport, et nouvellement élu du quartier Saint-Hélier à l'époque, se souvient.

« Ça a été une surprise pour tout le monde. Cette prostitution visible et massive était une nouveauté, comme dans beaucoup d'autres villes. Il y a eu un certain agacement des riverains, car leur présence engendrait des effets néfastes : tapage nocturne, sentiment d'insécurité, de voyeurisme... » Le premier travail de l'élu a donc été celui d'informer la population avoisinante à travers des rencontres régulières avec l'association de quartier, la police, les assos d'aide aux prostituées...

Seconde étape : la répression. « Il y a eu deux formes d'action. Le démantèlement du réseau de prostitution, qui était international, avec l'enquête judiciaire, les planques... Et la présence policière sur le terrain, pour établir des contraventions, tant aux prostituées qu'aux clients, pour exhibition sexuelle. » Saupoudrez le tout d'une petite loi sécuritaire et comme par magie, les prostituées font place nette. « Ce que nous redoutions est arrivé, explique Sébastien Sémeril, le phénomène prostitutionnel est de nouveau devenu invisible. »

Prostitution et internet : des étudiants sur le réseau

Invisible, oui. Car si la rue Saint-Hélier a aujourd'hui retrouvé sa « bonne mine » d'antan, la prostitution, elle, est toujours bien présente sur Rennes. Balayée de sous nos yeux, elle a su s'adapter au travail de l'ombre. « Aujourd'hui la prostitution est cachée, explique Brigitte Rocher, du Planning familial. Dans des bars à hôtesses, des salons de massage, à travers des petites annonces dans les journaux, sur internet... On y retrouve aussi des femmes mariées, des étudiants...  »

La prostitution étudiante... Un phénomène dont on parle beaucoup ces derniers temps. Selon le syndicat Sud Etudiant, 40 000 jeunes en études seraient, en France, touchés par la prostitution. On ne parle plus alors de « prostitué(e) » mais « d'escort » et la toile internet a remplacé les trottoirs. « Belle étudiante pétillante propose massages raffinés sur Rennes », « Lucie, jeune étudiante sulfureuse de bonne famille propose ses services sur Rennes moyennant rémunération »...

Une façon rapide, la plupart du temps, bien que douloureuse, d'arrondir les fins de mois pour des étudiants de plus en plus précaires. « En plus de l'accès aisé à internet, grâce auquel la rencontre d'un jour sous forme tarifaire est facilitée, la situation de misère sociale est de plus en plus forte, explique Loïck Villerbu, de l'institut de criminologie de Rennes 2. Avant on retrouvait ces pratiques chez les fugueurs, qui avaient besoin d'argent pour manger. » 

Selon notre professeur, cette forme de prostitution étudiante prendrait parfois des allures de troc. Analyse confirmée par Aurore Colinet, psychologue au Planning familial de Rennes : « On ne parle plus forcement d'échange d'argent. Il y a certains étudiants qui font cela contre un logement, pour de la nourriture... Et puis, il ne faut pas se le cacher, d'autres pour avoir le dernier sac, les dernières chaussures à la mode. » 

« Comment faites-vous pour gérer votre budget ? »

Seulement voilà, l'anonymat du web rend de plus en plus difficiles les missions des travailleurs sociaux dans ce domaine. Anne-Marie Coupé, du service social du Crous de Rennes, explique toute la complexité de pouvoir poser le sujet sur le tapis : « Il y a bien des doutes parfois, quand on sait que l'étudiant n'a pas de bourses, pas de soutien financier familial, qu'on voit qu'il est vraiment très très bien habillé, mais ce n'est jamais dit clairement. C'est extrêmement délicat d'aborder ce sujet. On demande plutôt Comment faites vous pour gérer votre budget avec le coût de la vie actuellement ? » Réponses : Je travaille dans un bar ; Je fais des extras...

Le problème, contrairement à la prostitution visible, devient donc celui de la prévention et de la prise en charge de ces étudiants, le plus souvent en souffrance. « Lorsqu'ils viennent nous voir pour des consultations médicales et que nous avons un doute, on ne parle pas directement de prostitution, confirme Aurore Colinet, du Planning familial. On essaie de savoir s'il y a des rapports à risques, des partenaires différents... » « Et en cas de doute, poursuit Brigitte Rocher, on peut les orienter vers un psychologue, un conseiller... Mais c'est extrêmement compliqué. » 

Aides, de son côté, constate aussi les difficultés liées à la prévention : « Nous avons arrété l'action de prévention et de soutien en septembre 2006 suite à l'absence d'une activité de réseau de prostitution, visible et accessible par nos militants. Nous restons cependant en veille au cas où une activité reprendrait. Nous restons en relation avec les quelques personnes prostituées qui maintiennent difficilement leur activité dans le contexte repressif de ces dernières années.
»
 

Pratique. Sur le sujet : Mes chères études, Laura D., Max Milo, 2008 et La protitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication : Essai, Eva Clouet, Max Milo, 2008.

Sabrina KHENFER

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14 avril 2008

Le gouvernement lance une bombe contre la fonction publique !

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Le gouvernement lance une bombe contre la fonction publique !

La fédération des travailleurs de l’éducation de la CNT dénonce le "projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », qui organise la remise en gause de la garantie d’emploi des fonctionnaires.

En effet, l’article 7 de ce projet de loi ouvre la possibilité de mettre au chômage technique (disponibilité forcée) et sans indemnités tous fonctionnaires d’Etat qui dans le cadre d’un redéploiement n’aurait pas trouvé de nouvelle affectation.

L’agent sera dans un premier temps intégré dans un système de formation professionnelle pendant une durée de deux ans maximum durant laquelle il touchera au moins son traitement de base.

« Au terme de cette période (...), celui-ci peut-être placé d’office en disponibilité ».

Ceci veut dire que le fonctionnaire dans cette situation (qui sera la conséquence logique des suppression massives de postes liées au démantelement programmé du service public) cessera de percevoir un traitement et devra donc, s’il veut être payé, trouver par lui-même un emploi dans le public ou le privé.

Ce licenciement qui ne dit pas son nom est la porte ouverte à la liquidation définitive du statut de la fonction publique et du service public.

La FTE-CNT dénonce par ailleurs l’article 9 qui permet aussi d’avoir recours, à l’intérim sous prétexte de "continuité du service public."

Il s’agit une nouvelle fois, d’un moyen supplémentaire, après le recours à l’emploi précaire (vacations, contrats CAE...), de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la fonction publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l’intérêt du service public.

Plus encore, cet article ouvre la voie à la sous traitance, et donc accentue l’entrée du privé dans le secteur public.

Nous refusons cette loi et appelons les travailleuses et travailleurs à la combattre, en organisant le rapport de force sur le terrain qui permette de faire plier le gouvernement : la grève intercatégorielle, jusqu’à retrait du projet de loi.

Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie à l’ouverture massive de postes statutaire, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la fonction publique, et d’assurer réellement la continuité des services publics.

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13 avril 2008

Otan hors d’Afghanistan

 

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Otan hors d’Afghanistan


L'Etat français a choisi l'escalade militaire en Afghanistan. Non seulement il augmente les effectifs sur le terrain qui vont passer à 2 700 soldats cet été contre 1 700 aujourd’hui, mais il envoi un bataillon de 700 soldats dans une zone de combats beaucoup plus intenses que la région de Kaboul où se concentre actuellement l'essentiel du corps expéditionnaire français.

Pourquoi Sarkozy a-t-il pris cette décision ?

Ce n'est certainement pas à la demande du peuple afghan qui dans sa majorité souhaite le départ des troupes d'occupation. Ce n'est pas non plus pour défendre des libertés démocratiques inexistantes. Le gouvernement afghan est constitué de « seigneurs de la guerre » qui se disputent le gâteau de l'aide internationale et prélèvent leur part sur les trafics de toutes sortes. Tous les arguments qui sont invoqués officiellement pour justifier la présence militaire occidentale sont des mensonges grossiers. Il en va ainsi de l'argument de la défense du droit des femmes brandi par les partisans du « droit d'ingérence humanitaire ». Pour les Afghanes le bilan de l'occupation est tragique : 88 % d'illettrisme chez les femmes, 60 % de mariages forcés, une femme sur neuf meurt des suites de l'accouchement. Aujourd'hui, l'Afghanistan est le seul pays au monde où le taux de suicide des femmes est supérieur à celui des hommes. Comme il en va pour les promesses de développement économique qui n'ont pas été tenues. Le seul secteur qui prospère est celui de la production d'opium et de sa transformation en héroïne. Sarkozy n'a bien sûr pas pensé un seul instant aux Afghans et aux Afghanes en prenant cette décision. Pour lui la seule chose qui compte c'est l'osmose avec la politique guerrière de Bush dont il partage le rêve d'une hégémonie de l'occident sur la planète et ses ressources. Hier c'était la mise en œuvre d'une ligne dure contre l'Iran, aujourd'hui c'est l'envoi de renfort dans le bourbier afghan, demain ça sera peut être la réintégration complète dans l'Otan.

Alternative libertaire demande le retrait immédiat d'Afghanistan des troupes d'occupation françaises et de l'OTAN. L'argent des expéditions guerrières en Asie et en Afrique doit servir dans les secteurs socialement utiles, comme la santé, l'éducation. Nous appelons à la mobilisation contre l’impérialisme et contre l'idéologie criminelle du « choc des civilisations ».

Alternative libertaire, le 13 avril 2008

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