30 novembre 2007
VIOLENTE REPRESSION POLICIERE A CAEN
LA VIDEO :
N'étant pas présent aux débuts des faits, j'ai recueilli plusieurs témoignages.
15h30, un groupe d'appui a déjà investi les bâtiments du rectorat rue Caponière quand la manifestation y arrive. L'ambiance est plutôt détendue, le cortège est composé d'environ 80%de lycéens. Quelques précaires solidaires sont aussi présents. Un quart d'heure après, les gendarmes mobiles et les policiers investissent les bâtiments. Ils cassent une porte et rentrent dans les couloirs. Il y a alors 80/90 personnes à l'intérieur et du monde à l'extérieur dans le parc. Afin de se protéger de l'intervention policière, des occupants se protègent avec un panneau d'affichage, celui-ci ne résiste pas à un tir de flash ball. L'évacuation est violente, des occupants se prennent des coups sur la tête, d'autres s'échappent par les fenêtres (les policiers en ont cassé quelques unes). Le personnel du rectorat est assez choqué par ce qu'il est en train de voir. Une fois les bâtiments vidés, les forces de l'ordre continuent leur progression et font sortir les manifestants du parc. Des poubelles sont mises devant les grilles pour ralentir la progression des forces de l'ordre.
Une fois sortis, les manifestants tentent de se regrouper mais des jets de lacrymo les séparent en plusieurs groupes: un groupe se retrouve vers le haut de la rue Caponière et un un autre vers le Bon Sauveur. Le groupe principal remonte la rue Caponière en direction du centre ville pendant que l'autre contourne le dispositif policier via le Zénith et le lycée Malherbe. Des interpellations auraient eu lieu à ce moment.
Arrivé à la mairie, le principal groupe (environ 1 000 personnes) amoncelle des poubelles et des barrières devant les grilles de la mairie, le rond point situé devant l'hôtel de ville est occupé. Le groupe ayant contourné les policiers (environ 150 personnes) rejoint le premier à ce niveau.
Après quelques minutes, le cortège repart vers le centre ville via la rue Ecuyère, un lycéen qui trainait en fin de cortège est interpellé par la BAC. Les manifestants se dirigent ensuite vers la préfecture au son de "Caen, debout, réveille toi". Ils se posent ensuite devant la préfecture. Au bout de quelques minutes, les gendarmes mobiles refont leur apparition. Un mouvement de panique s'ensuit, des appels à retourner sur le campus sont lancés au mégaphone. Mais la majeure partie des manifestants restent entre la Poste et la préfecture. Le directeur départemental de la sécurité publique tente de s'avancer vers les manifestants, il se fait copieusement huer et les manifestants lui demandent même un discours.
Sans raison apparente, et alors que les manifestants chambraient gentillement les forces de l'ordre, l'ordre est donné de "nettoyer" la place. Les gendarmes mobiles et les policiers avancent sur une ligne, les manifestants partent soit vers le théâtre soit vers la place de la République. C'est du côté de celle-ci que les incidents sont les plus graves, plusieurs lacrymogènes sont envoyées. La police utilise de nouveau des flash ball (un manifestant atteint dans le dos, un autre à la cuisse) et procède à plusieurs interpellations dont au moins une assez violente (plusieurs coups de matraques successifs). Un petit groupe tente de faire face aux policiers à l'extrémité de la place et de la rue Demolombe. Il reste à cet endroit pendant un quart puis se dirige vers la place Bouchard où la plupart des manifestants s'étaient réfugiés. La consigne est ensuite donnée de rentrer ensemble vers le campus 1. En fin de cortège, des voitures banalisées repèrent les manifestants mais aucune interpellation n'est à déplorer sur le retour.
Sur les coups de 18h, une voiture de la BAC est rentrée sur le campus au niveau du phénix via la voie de tram. Elle est ensuite allée se garer juste devant l'entrée de bâtiment Sciences (à côté de l'amphi Dumont d'Urville), les policiers ont menacé verbalement de s'en prendre à un militant puis sont partis voyant que des occupants allaient sortir.
A 19h30, les manifestants avaient recensé 6 interpellations et 3 personnes au moins ont été conduites à l'hôpital
POUR PLUS D'INFOS D'HEURE EN HEURE :
http://forum.resistances-caen.org/viewtopic.php?p=3581#3581
LES UNIVERSITAIRES CONTRE LA LRU
Pour une autre réforme des universités et de la recherche
Actualités au 29 novembre 2007Sommaire du jour :
1. Motion de la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche », 29 nov.
2. Evacuations musclées sur le campus de Grenoble - Voir la vidéo en ligne, 29 nov.
3. Lyon : Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent, 29 nov.
4. Grenoble : Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus. Le blocage voté, mais..., 29 nov.
5. Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche, 28 nov.
6. Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université", 28 nov.
7. Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon, 28 nov.
8. Références documentaires autour de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (dite “ loi LRU ”)
9. Assemblée Générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoge, 19 nov.1. Motion de la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche »
Jeudi 29 novembre 2007Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, quels que soient nos statuts, nos disciplines, nos universités ou établissements, sommes réunis à la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche ». Nous affirmons notre opposition totale à la loi LRU et plus largement à la politique menée par ce gouvernement et ses prédécesseurs, qui menace la qualité de la recherche et de l’enseignement supérieur. Solidaires du mouvement étudiant, nous condamnons la répression dont il est l’objet. Nous entendons prendre part à la lutte engagée pour une université ouverte, collégiale, démocratique, et un savoir scientifique protégé des intérêts politiques et marchands. Nous soutenons les revendications exprimées dans les deux pétitions SLR et SLU, que nous appelons à faire signer massivement.
Nous ne reconnaissons aucune légitimité à parler en notre nom à la CPU, ce consortium de présidents d’Universités que le renforcement programmé de leur pouvoir disqualifie pour représenter notre communauté.
Nous demandons l’abrogation de la loi LRU. Nous nous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir la suspension de l’application de cette loi et l’arrêt de la politique de démantèlement du service public de recherche et d’enseignement supérieur. Nous demandons que s’engage dès à présent un véritable débat avec tous les acteurs de la communauté universitaire et de recherche, pour l’élaboration démocratique d’une autre réforme.
Nous appelons dès à présent l’ensemble des personnels de l’université et de la recherche à se mobiliser et faire entendre sa voix lors de la journée d’action avec grève et manifestations du jeudi 6 décembre.
Publié le jeudi 29 novembre 20072. Evacuations musclées sur le campus de Grenoble
France 3 - Mobilisation étudiante
29/11/2007 | 14:05 0 commentaireVoir la vidéo en ligne :
http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/36910955-fr.php#
Situation très tendue à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) et à l'université Mendès-FranceJeudi matin, les forces de l'ordre ont évacué les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques. L'opération de police a commencé vers 7h et a donné lieu à des bousculades et des scènes de violence... y compris de la part d'un responsable universitaire.
Mercredi, les étudiants grenoblois ont voté pour le blocus. L'université Mendès-France, était bloquée depuis plusieurs jours. Jeudi matin, des étudiants ont tenté de bloquer un second site : celui de l'IEP. Ils ont tenté d'empêcher les étudiants non-grèvistes de pénétrer dans les lieux. La tension est montée et des scènes de violence ont suivi ... jusqu'au geste du directeur de l'IEP, Olivier Ihl. Ce dernier a indiqué qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement. Sur place, il a affirmé avoir été menacé et insulté par un groupe de jeunes gens. Il a décidé de porter plainte pour "coup et blessure". Les cours ont repris normalement, vers 9h, à l'Institut d'Etudes Politiques.
Sur le campus, où travaillent 45.000 étudiants, la situation restait confuse jeudi matin avec quelques amphis encore bloqués, d'autres fermés à la demande des présidences d'université voulant éviter les dégradations et d'autres encore où les cours se déroulent normalement.
3. Lyon : Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent (29/11/2007 )
UNIVERSITE
Evacuation de Bron par les CRS, la vidéo (29/11/2007 ) :http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=3634
A 23h, les CRS sont intervenus sur le campus de Bron, le site périphérique de l'université Lyon 2 pour évacuer les Environ 80 étudiants retranchés dans un amphi. Le blocage a donc tenu 16 jours. Présent sur les lieux, Lyon Capitale a pu suivre l'intervention des forces de l'ordre qui s'est soldée par 13 interpellations.
Lire le récit de la soirée.
Ce jeudi, à 10h30, 900 manifestants selon la police, 1000 selon les participants, ont défilé entre Bellecour et Lyon 2 sur les quais, fermée administrativement dans la nuit de mercredi à jeudi. Les manifestants se sont ensuite réfugiés dans un amphithéâtre de l'IEP pour y tenir une assemblée générale. Cette manifestation fait suite à l'évacuation par la police du campus Porte des Alpes à Bron, suite à "l'action gratuité" menée mercredi 28 novembre dans le Leader Price tout proche. Les étudiants ont sorti des chariots de nourriture du magasin pour les emporter jusque dans les locaux de l'université. La présidence a alors demandé à la police d'intervenir, ce qu'elle a fait, avec à la clé 13 personnes mises en garde à vue.
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=3648
4. Grenoble : Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus - Le blocage voté, mais...
Le Dauphine.com Edition du 29/11/2007 - http://www.ledauphine.com/info/essentiels/iseresud/art_105971.phpUNIVERSITÉS :
Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus
Le blocage voté, mais...
Ève MOULINIERSAINT-MARTIN D'HÈRES: D'ordinaire les assemblées générales sur le campus ont tendance à durer. Mais celle d'hier après-midi a battu des records: 4 heures de débats électriques...
Malgré le froid, l'assemblée générale tenue hier, aura duré près de quatre heures. Le DL/Lisa MARCELJA
Quatre heures passées sur le parvis de l'amphi Weil, malgré un froid piquant qui n'a pas découragé les 3 000 jeunes présents.Tout a commencé avec les prises de paroles habituelles des militants du mouvement estudiantin et des "anti-blocage". Sur l'estrade commune, les premiers ont évoqué « les raisons d'un combat humain qui dépasse la simple loi Pécresse ». « Nous sommes avec les lycéens, avec les cheminots, avec les sans-papiers. C'est une vision de la société que nous défendons ici ». Quant aux seconds, ils ont revendiqué « leur liberté à étudier » et dénoncé « des révolutionnaires qui se trompent de combat ». Monté sur scène, un professeur de l'université Stendhal, Christophe Mileschi, a assuré que de nombreux enseignants soutenaient le mouvement. "Du fait du blocage, nous avons pris le temps de lire cette loi et nous avons vu à quel point elle est mauvaise".
Après les multiples interventions des deux bords _ où Karl Marx a été cité tout comme... Laurent Gerra, où le nom du président de l'Unef, Bruno Julliard, a été sifflé, le vote a finalement eu lieu. Un vote "géographique": les "pour le blocage" devant se serrer à gauche de l'estrade, les "contre" à droite. Très vite, à l'avant, des masses distinctes se sont formées. À l'arrière, en revanche, les rangs étaient très éparpillés, laissant régner une certaine confusion.
Mais le blocage a été voté, notamment après qu'un non-gréviste, monté sur scène, l'a validé. "L'International" a alors retenti. Mais, si les grévistes satisfaits ont vite quitté les lieux, leurs opposants sont restés pour protester contre les conditions de ce vote. « Des étudiants n'avaient pas compris la procédure et n'ont pas pu s'exprimer à temps. Nous réclamons un scrutin avec carte d'étudiant. Nous réclamons la démocratie! ». Et hier soir, alors que certains syndicats appelaient, de leurs côtés, à une « clarification », les dates de vendredi ou lundi étaient proposées pour un nouveau vote.
REPÈRES
UPMF : LA REPRISE DES COURS AUJOURD’HUI
L’information a été publiée hier sur le site internet de l’Université Pierre-Mendès-France : “la conférence des directeurs de composantes réunie aujourd’hui à 16 heures a confirmé la réouverture de l’ensemble des locaux pédagogiques de l’université Pierre Mendes France et la reprise générale des cours : Jeudi 29 novembre à 8 heures”. Quant à l’université Stendhal-Grenoble III, une décision devrait être annoncée cet après-midi.
AILLEURS EN FRANCE
Une grosse trentaine de sites universitaires et unencinquantaine de lycées étaient toujours perturbés hier soir par le mouvement étudiant contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités.5. Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche
le 28 novembre 2007"L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.
L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce. Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.
L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.
Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.
Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons :
- Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société). Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.- Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche.
- Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).
- L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalant à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.
- Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.
Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.
Premiers signataires :
Henri Audier, chimiste, Directeur de Recherche émérite au CNRS ; Pierre Beauvillain, Président de la section 08 du CoNRS, DR CNRS ; Gilles Bergametti, Président de la section 19 du CoNRS, DR CNRS ; Jacques Bertoglio, DR Inserm, Président CSS2 Inserm ; Edouard Brézin, physicien, Professeur à l’université Pierre et Marie Curie ; Julien Brossard, Physicien, Ingénieur de Recherche CNRS ; Georges Debrégeas, physicien, Chargé de Recherche au CNRS ; Jean Fabbri, mathématicien, maître de conférences à l’université de Tours ; Jacqueline Heinen, sociologue, Professeure à l’université Versailles-St-Quentin, présidente de la CPCNU ; Bernard Jégou, DR INSERM, président de la CSS 6-INSERM ; Pierre Joliot, biophysicien, Professeur honoraire au Collège de France ; Rose Katz, DR inserm ; Annick Kieffer, sociologue, Ingénieure CNRS ; Yves Langevin, astrophysicien, Directeur de Recherche au CNRS, président de la CPCN ; Jean-Luc Mazet, biologiste, chercheur CNRS ; Bertrand Monthubert, mathématicien, Professeur à l’université P. Sabatier ; Jacques Moret, biologiste, Professeur au Muséum d’histoire naturelle, vice-président de la CPCNU ; Rémy Mosseri, physicien, Directeur de Recherche au CNRS ; Pierre Netter, biologiste, professeur à l’Université P. et M. Curie, directeur d’école doctorale ; Frédéric Sawicki, politiste, Professeur à l’université Lille 2 ; Isabelle Sommier, politiste, maître de conférences à l’université Paris 1, directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne ; Daniel Steinmetz, ingénieur de recherche CNRS, élu au CA du CNRS ; Alain Trautmann, biologiste, Directeur de Recherche au CNRS ; Henri Vial, Président de la section 23 du CoNRS.6. Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université".
Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université".
Ce collectif, créé le 24 novembre 2007, rassemble des chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, personnels administratifs et techniques rassemblés autour d’une tribune intitulée « Les présidents d’université ne parlent pas en notre nom », écrite par des enseignants de Paris VIII, et parue dans Le Monde du 21 novembre 2007 (texte qui peut dorénavant être signé en ligne sous forme de pétition).Il ne se veut représentatif d’aucun mouvement particulier. Son but est d’œuvrer à la mise en place d’UNE voix de la communauté des universitaires dans le débat autour de la loi LRU. Celles et ceux qui avaient pu se rassembler à Paris le 24 novembre, malgré un appel diffusé très tardivement, provenaient des établissements suivants :
- Université d’Aix-Marseille I (Mathieu Brunet)
- Université de Besançon (Marie-Pierre Gaviano)
- Université de Caen (Christian Del Vento)
- Université de Dijon (Laurence Giavarini)
- Université de Grenoble III (Christine Noille-Clauzade)
- Université d’Orléans (Silvère Menegaldo)
- Université de Paris I (Florence Audier, Jean Salem)
- Université de Paris III (Daniel Mouchard)
- Université de Paris IV (Jean-Charles Monferran, Annliese Nef)
- Université de ParisVI (Françoise Picard)
- Université de ParisVII (Gilles Pidard, Catherine Quiminal, Anny Dayan Rosenman, Jean-Pierre Vallat)
- Université de ParisVIII (Pierre Bayard, Jean-Louis Fournel, Bertrand Guillarme, Gérard Mairet, Eleni Varikas)
- Université de Paris IX (Clément Mouhot)
- Université de Rouen (Alexis Grélois)Pour nous contacter : postmaster@sauvonsluniversite.com
7. Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon
Par Henri Audier, le 28 novembre 2007
Où l’on verra pourquoi l’affirmation qu’il y aurait cette année un milliard de plus cet année pour les universités est une tromperie.
Madame la Ministre,
Quel que soit le brillant de vos interventions, rien ne vous autorise à mentir délibérément à la communauté que vous êtes censée défendre, et au-delà à tout le pays. "Le milliard de plus pour l’université" que vous annoncez dans tous les médias est inexistant, fictif, postiche.
En effet, le site de votre ministère annonce 922 millions (M€) de plus pour l’enseignement supérieur en 2008. Vous calculerez facilement que pour les 12,5 milliards de crédits universitaires, une augmentation de 2% (dus à l’inflation) représente 250 millions ; la croissance en euros constants n’est plus que de 672 M€. Si vous lisez le "jaune" du budget, préparé par vos services, vous vérifierez que 289 M€ sont embolisés pour "financer l’évolution de la masse salariale en 2007" et que 200 M€ de la ligne "constructions universitaires" sont un simple rattrapage de crédits de paiement sur quelques chantiers. S’il est bien que l’Etat paye ses dettes, il ne s’agit en rien de mesures nouvelles. Celles-ci s’élèvent en réalité à 183 M€ (+1,4 %), et non pas un milliard (2). Pas de quoi pavoiser quand on connaît le retard, et quand on voit que notre voisin britannique prévoirt des augmentations annuelles de 10%. Ce d’autant qu’un calcul similaire conduit pour la recherche publique, sans laquelle il n’y a pas d’enseignement de haut niveau à une croissance strictement nulle, qui se traduira, compte tenu de l’inflation et des réserves obligatoires (rarement restituées), par une diminution nette !
C’est donc une autonomie de carême que vous avez octroyée aux universités : zéro emploi créé, des crédits de recherche qui ne suivent pas l’inflation et une misère pour améliorer le premier cycle. Alors, comment vous croire quand vous affirmez, sans création d’emplois, que la dépense par étudiant des universités sera portée au niveau de celle des grandes écoles ? Par des heures supplémentaires, en diminuant plus encore, le temps de recherche des enseignants-chercheurs ? Où sera la disponibilité, pour un suivi individualisé, d’enseignants croûlant sous les heures de cours ? Où sera la modernité de leur enseignement s’ils n’ont plus de temps pour faire de la recherche ?
Et comment vous croire, Madame la Ministre, quand vous annoncez un milliard de plus par an jusqu’en 2012, 15 milliards "en cumulé" (c’est la même chose, mais cela fait plus riche) quand "le milliard 2008" ne vaut en réalité que 183 millions ? Pour être crédible, Madame la Ministre, il serait temps de négocier avec ceux qui enseignent, avec ceux qui cherchent, avec tous ceux qui font marcher journellement l’université, et pas seulement ceux qui y étudient ou ceux qui l’administrent. Ce sont plus de cent mille professionnels que vous ignorez superbement. Il suffirait de décréter un moratoire sur la loi LRU, de mettre tout le monde autour de la table, sans séparer enseignement et recherche, et de remettre à plat tous les problèmes.
Nous y sommes prêts. Et vous ?
Henri Audierhttp://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1773
8. Références documentaires autour de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (dite “ loi LRU ”)
La loi expliquée par le Ministère de l'Enseignement supérieur
• Ce qu’apporte la réforme aux personnels des universités : ce qu’apporte la réforme aux personnels ingénieurs, administratifs, techniques et des bibliothèques / MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE / mercredi 12 septembre 2007. Consulter à l'adresse URL suivante : http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/ce-qu-apporte-la-reforme-aux-personnels-des-universites.html
Sur ce site intitulé “ Nouvelle université pour l'égalité des chances ” produit par le Ministère et entièrement consacré à la réforme de l'université, on trouve aussi le texte de la loi LRU, des articles explicatifs du texte, les arguments pour sa mise en place, des vidéos où Valérie Pécresse explique la réforme, le calendrier de sa mise en œuvre ainsi que les prochaines étapes de la réforme, les 5 chantiers : conditions de vie, carrières, missions, statuts, réussite en licence. Mais aussi une rubrique “ Ce qu'apporte la réforme aux enseignants-chercheurs ” comprenant un chapitre sur le statut des jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs ”La loi présentée au Sénat par la commission mixte paritaire
• Compte rendu intégral des débats sous la présidence de M. Christian Poncelet, Libertés et responsabilités des universités : Adoption des conclusions du rapport d'une commission mixe paritaire / SENAT, 1er août 2007, 10 pages. [en ligne] http://www.senat.fr/seances/s200708/s20070801/s20070801001.html#section17
Débats de la Commission mixte paritaire qui présentait, en bout de course, la loi devant le Sénat discussion générale et explication de vote. Lire la discussion générale : toutes les remarques sont interessantes y compris celles des sénateurs UMP ou UDF. Remarquez le vocabulaire et les thèmes de préoccupation relevant du vocabulaire économique plutôt que du lexique pédagogique... et au passage l'intervention de Jean-Léonce Dupont (UDF) qui dit " Le futur président pourra donc ne pas appartenir à l'université concernée". Dans ce même paragraphe, les termes "professeurs associés ou invités" signifient, pour ceux qui connaissenet un peu l'université, qu'il pourra même être un professionnel contractuel sur des fonctions d'enseignant (par exemple en tant que PAST). Lire les réserves émises -dans les explications de vote- par les socialistes qui vont voter contre le projet de loi ainsi que par Yves Fréville, sénateur UMP (!) et professeur d'université. Et pour finir, vous rechercherez les modifications qui sont apportées au Code des impôts par la loi LRU...
• Projet de loi relatif aux libertés et responsabilités des universités / Commission mixte paritaire, 1er août 2007. [en ligne] http://www.senat.fr/senint/crisom_pjl06-367_4.html
Lire dans les explications de vote, notamment l'intervention de David Assouline “ Bien entendu, il n'est pas écrit noir sur blanc, dans ce projet de loi, que les universités vont désormais se livrer à une concurrence sauvage. Cependant, des jalons sont posés : l'hyper-présidentialisation, l'affaiblissement de la démocratie, la remise en cause des statuts. ”Articles critiques de la loi
• Les étudiants dans la rue : une mobilisation bienvenue contre la loi dite LRU / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges, [en ligne] http://www.mouvements.info/
• Le vrai enjeu est de savoir si la loi LRU augmentera les écarts entre universités [questions posées à Christine Musselin, Directrice du Centre de Sociologie des Organisations] / Mathilde GERARD. Le Monde du 21 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981042@45-1,0.html
• Le capitalisme français et la question universitaire / Olivier GEBÜHRER, Ivan LAVALLEE. Tribune libre in L'Humanité, 28 Juillet 2007. [en ligne] http://www.humanite.fr/2007-07-28_Tribune-libre_Le-capitalisme-francais-et-la-question-universitaire ou en ligne sur http://pagesperso-orange.fr/ivan.lavallee/Cyber/LaQuestionUniversitaire.htm
• Réflexion sur l'université française / Esther BENBASSA (Ecole Pratique des Hautes Etudes). Article paru également dans Libération le 13 juin 2007 sous le titre “ Doper le féodalisme... le projet de loi sur l’autonomie risque de renforcer les inégalités entre les universités ”. Suivi d'une réponse de François VATIN. [en ligne] http://www.journaldumauss.net/spip.php?article131
• Université, le grand soir / Thomas LACOSTE. Paris : L'Autre campagne, Sauvons la recherche. Film vidéo de 68 minutes, 2007. [en ligne] http://www.lautrecampagne.org/ Intervenants : Chritain de Montlibert, sociologue, Université Marc Bloch de Strasbourg (CRESS) ; Anaïs de Courson, comédienne ; Christophe Charles, historien, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Jacqueline Heinen, sociologue, Université de Versailles ; Eric Herbert, physicien, Université Denis-Diderot Paris VII ; Sophie Pochic, sociologue, CNRS / EHESS-ENS ; Daniel Steinmetz, chimiste, Génie chimique Toulouse, syndicat des Travailleurs de la recherche scientifique ; Bernard Convert, sociologue, Université Lille I (CLERCE) ; Hélène Combes, politiste, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; René Bagorski, conseiller confédéral CGT chargé des activités de la formation initiale et continue ; Frédéric Neyrat, sociologue, Université de Limoges (GRESOC).Mise en contexte de la loi
• Cahier des charges établi en vue de l'élargissement des compétences des universités prévu par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités / H. Guillaume, M. Brabant, C. Leca, C. Reboul, D. Revelin, IGAENR / Inspection Générales des Finances, octobre 2007, 20 pages. [en ligne] https://www.igf.minefi.gouv.fr/ (rubrique les rapports en ligne / les rapports par année / 2007)
“ La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités prévoit que, dans un délai de cinq ans à compter de sa publication, toutes les universités bénéficient de nouvelles responsabilités en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines. Elle dispose en outre que, indépendamment des volets budgétaire et de gestion des ressources humaines qui sont liés, et sans qu’un calendrier spécifique soit fixé en la matière, l’Etat peut transférer aux universités qui en font la demande la propriété des biens mobiliers et immobiliers qui leur sont affectés ou qui sont mis à leur disposition. (...) L’objet de ce “ Cahier des charges ” est ainsi de définir les critères permettant d’apprécier la capacité d’une université à assumer les nouvelles compétences prévues par la loi et à en tirer le plus grand parti. Ce document est volontairement centré sur les travaux à mener par les universités en vue de la réforme. ”. Avis : document un peu technique qui aborde le seul point de vue financier mais qui se lit assez facilement. Voir notamment le chapitre sur la gestion de la paye des personnels.Réactions, appels ou motions d'université
• Le CNESER estime que le projet de loi est inacceptable en l’état. Motion votée lors de la séance du 22 juin 2007. [en ligne] http://www.universite-democratique.org/spip.php?article51
• Appel des Cordeliers : pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche . [en ligne] http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/?petition=2
• L’appel de l’université de Paris VIII Vincennes-St Denis, vendredi 16 novembre 2007. [en ligne] http://solidarite-greves.over-blog.com/article-13860626.html
• Pour une réforme progressiste de l'université / Philippe CORCUFF (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon. Le Monde, 22 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981345,0.html
• Derrière les réformes, quels services publics ? Appel émanant d'enseignants-chercheurs de l'ENS. [en ligne] http://storage.canalblog.com/97/66/383613/19326610.pdfEn marge de la loi LRU
• Pour une université vraiment ouverte… / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges . [en ligne] http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=54
• Sans théorie de la relativité, pas de GPS / Cédric FOELLMI. Le Monde, 3 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-974175,0.html
Coup de gueule sur le (difficile) financement de la recherche par un astronome au Laboratoire d'astrophysique de Grenoble. Avis : style élégant et fluide avec humour en prime.
• Penser la crise de l'université (et de la recherche) : premières réactions / Alain CAILLÉ. Revue du MAUSS permanente, 15 novembre 2007. [en ligne] http://www.journaldumauss.net/spip.php?article210
• Dix questions sur l'autonomie des universités / Alison CARTIER. Observatoire Boivigny : 13 novembre 2007. [en ligne]
http://www.boivigny.com/Dix-questions-sur-l-autonomie-des-universites_a401.html?PHPSESSID=86b1f9bf3e2df18bf54ab6fa30e5eb7b
Questions : C'est quoi une fac autonome ? ; Pourquoi le gouvernement tient-il tant à réformer l'université ? L'application de la loi va-t-elle entraîner une privatisation des universités, même partielle ? Les diplômes seront-ils conçus par et pour les entreprises ? L'Etat se désengage-t-il des universités ? Se dirige-t-on vers un système d'universités à deux vitesses ? Est-ce une réforme libérale de droite ? La réforme donne-t-elle trop de pouvoirs aux présidents d'université ? Va-t-il y avoir une augmentation des frais d'inscription ? Que se passera-t-il si la loi sur l'autonomie des universités est retirée à la suite des manifestations ?
• Regards sur l'enseignement supérieur et l'action culturelle des Etats-Unis : l'autonomie au service de la diversité / SENAT, rapport n° 239 du 14 février 2007, 47 pages. Adresse URL : http://www.senat.fr/noticerap/2006/r06-239-notice.html
Texte d'introduction au rapport : “ La commission des affaires culturelles [du Sénat] a effectué une mission sur la côte Est des Etats-Unis en septembre 2006 de façon à apporter l'éclairage d'un exemple étranger, souvent présenté comme modèle, dans deux débats qui sont au coeur de l'actualité politique. L'organisation de l'enseignement supérieur américain est radicalement différente de la nôtre. Là où le système français, étroitement contrôlé par l'Etat, ne laisse aux universités qu'une autonomie limitée, les Etats-Unis laissent à des mécanismes proches de celui du marché le soin de réguler un système où les établissements disposent d'une entière liberté dans le recrutement et la rémunération de leurs professeurs, dans la sélection de leurs étudiants et jusque dans la collation des diplômes. La délégation en a retiré l'impression que ce système, si différent du système français, était cependant confronté aux mêmes défis : celui de l'économie de la connaissance, qui impose d'élever le niveau global de la formation de sa population, celui de la mondialisation qui accentue les phénomènes de compétition internationale, et celui de l'intégration des personnes issues des milieux défavorisés, et en particulier des minorités ethniques. ”.Divers
• Lettre d’orientation pour le Contrat quadriennal 2009-2012 / Université Paris-Dauphine, 12 novembre 2007, 11 pages. [en ligne] http://storage.canalblog.com/90/05/383613/19326503.pdf
• Lettre de l’OFCE n° 292 : J-L Gaffard, “ L’enseignement supérieur en France. Analyse économique d’un effondrement (implosion) et des moyens d’une (re)naissance ”, 9/11/2007, 4p.. [en ligne] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/292.pdf
Une analyse “ économiciste ” qui éclaire à sa façon les enjeux de la loi LRU. Extrait de l’introduction : “ Le discours convenu insiste sur la nécessité de mettre en place un petit nombre d’établissements d’excellence, richement dotés et recrutant les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs. Si nul ne peut contrevenir à cette exigence, autre chose est de considérer la nature et l’ampleur de l’aggiornamento nécessaire des institutions. Faut-il se limiter à créer des niches d’excellence à partir de l’existant ou faut-il envisager une réforme d’ensemble du dispositif universitaire ? Le propos de ce qui suit est de répondre à cette question en ayant recours aux catégories de l’analyse économique. ”9. Assemblée Générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges
Pour le collectif des personnels présents à l'Assemblée Générale de la Fac des Lettres le 19/11/2007Contre cette réforme des Universités
Dans un contexte marqué par la contestation des étudiants, par l'adoption d'un budget de l'enseignement supérieur en deçà de toutes les espérances et par la réforme annoncée de la fonction publique, une assemblée générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines s'est réunie ce jour. Elle a adopté à l'unanimité la position suivante à l'encontre de la loi de réforme des Universités (LRU) :
1/ Cette loi confirme le long processus de désengagement de l'Etat dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche. L'assemblée générale rappelle son attachement au maintien d'un service public de qualité et considère que celui-ci est menacé par un certain nombre de dispositions de cette loi. Ce nouveau dispositif encourage notamment une mise en concurrence accélérée entre les universités et, au sein d'une même université, entre ses différentes composantes. Il contribuera à l'aggravation des inégalités régionales et ouvre la voie à un accroissement des inégalités entre les différentes formations. A terme, le caractère national des diplômes est menacé.
2/ Cette loi perpétue également un état de sous-effectif du personnel non-enseignant et enseignant dénoncé pourtant depuis de nombreuses années. La LRU renforce l'incertitude quant à l'avenir des personnels en poste : menace sur leur statut et sur leur rattachement à la fonction publique nationale, remise en cause des concours nationaux jusqu'ici égalitaires et impartiaux, etc. Elle risque de systématiser le recours massif à des personnels sur contrats précaires et consacre l'importation des techniques managériales au sein de l'université, autant de techniques incompatibles avec les obligations et les principes du service public de l'enseignement et de la recherche. Elle institue la polyvalence des personnels comme palliatif à l'absence de recrutements nouveaux. Elle fait des enseignants-chercheurs des démarcheurs auprès des entreprises afin de récolter les fonds nécessaires pour compenser les désengagements répétés de l'Etat.
3/ Enfin, cette loi balaie les formes d'organisation démocratiques de la vie universitaire. Elle instaure une hyper-présidentialisation des universités. Elle remet radicalement en cause la représentativité des personnels non enseignants, des enseignants-chercheurs et des étudiants au sein des instances délibératives existantes. Au niveau national, cette loi institue la Conférence des Présidents d'Université en instance de dialogue unique du ministère sur toute réforme à venir des universités.
L'ensemble des personnels dénonce les discours alarmistes et culpabilisants qui présentent l'université comme une institution en faillite inadaptée aux réalités économiques et sociales contemporaines - constats injustifiés notamment au regard de l'augmentation spectaculaire des effectifs de bacheliers que l'Université a dû accueillir à moyens constants.
Cependant, pleinement impliqués dans la vie de notre établissement et soucieux de remplir encore plus efficacement nos missions, nous souhaitons que s'engage très vite une véritable concertation - prélude à une nouvelle réforme - afin que puisse être construite avec l'ensemble des acteurs concernées une université publique de qualité susceptible de relever les défis de demain.
Pour toutes ces raisons, l'Assemblée générale demande l'abrogation de la loi sur la réforme des universités et se joint au mouvement national de manifestation de la fonction publique.
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La CGT-PTT contre « les méthodes expéditives » de la Poste
La CGT-PTT contre « les méthodes expéditives » de la Poste
Jeudi, la CGT-PTT a souhaité pointer du doigt ce qu'elle considère être un sérieux problème au sein de la Poste. Dans l'après-midi en effet, le sort de trois agents, menacés de licenciements ou de mise à pied, devait être scellé en 2h30, en tout et pour tout, devant une commission. Face à ce « travail à la chaîne » et au manque de temps accordé aux syndicats pour préparer leur défense, la CGT-PTT s'insurge.
C'est à Isabelle Gouedo, représentante du personnel à la Poste, qu'incombe la lourde tâche de défendre les agents. Licenciements, sanctions, mises à pied... Isabelle prépare sa défense, émet des avis devant la commission, cherche des solutions en faveur des salariés. « Aujourd'hui trois commissions sont censées se réunir. Deux personnes risquent le licenciement, pour faute grave et inaptitude physique et la troisième, une mise à pied. » Le problème pour Isabelle ? Elle n'a eu qu'une petite matinée pour préparer la défense des agents et les commissions, pour les trois dossiers réunis, ne siégeront pas plus de 2h30 en tout et pour tout.
« C'est de l'abattage »
« C'est de l'abattage, poursuit Loïc Morel de la CGT-PTT. Il faut du temps pour préparer ces commissions, lire convenablement les dossiers, interroger des gens si besoin... C'est un manque de respect pour les agents et pour les élus du personnel chargé de les défendre. » De son côté la direction du courrier Haute-Bretagne se défend : " Ces procédures sont légales, nomées et réglementées. Les délais ont été respectés afin de permettre aux agents de prendre connaissance de leurs dossiers."
Pour mieux comprendre l'enjeu de ces commissions, il faut savoir que deux délégués syndicaux et deux représentants du personnel y siègent. S'ils n'arrivent pas ensemble à se mettre d'accord sur le dossier, c'est alors à la direction de trancher. Une décision peut alors prendre effet dans les huit jours. « Il y a donc une dégradation très nette des méthodes utilisées par la Poste, notamment concernant les licenciements pour inaptitude physique qui représentent 2/3 des renvois. »
En effet, à en croire notre syndiqué et l'élue du personnel, la politique serait d'avantage au licenciement de ces personnes inaptes, plutôt qu'à leur reclassement. « Alors que ces problèmes physiques sont souvent dû au travail en lui-même. Avec la logique concurrentielle de la Poste aujourd'hui, le fait de sous-traiter certaines activités, on entend dire que les reclassements sont difficiles. Ce genre de dossier se termine d'ailleurs souvent plutôt mal pour l'agent, qui est licencié. » A cela la Direction répond que des solutions de reclassements sont trouvées pour la plupart des agents à aptitudes réduites, avec des postes de travail adaptés. Pourtant selon Loïc Morel, « aujourd'hui chaque métier est tellement compartimenté qu'on dit à chacun de se débrouiller avec son personnel. »
Cet état de fait aurait d'ailleurs des conséquences importantes qui inquiéteraient la médecine préventive. « Les médecins savent que s'ils préconisent une inaptitude, ils condamnent quasiment l'agent au licenciement. De plus, beaucoup de personnes cachent leur pathologie, ce qui peut avoir des conséquences plus graves encore. »
« Nous refusons de nous y rendre »
Vous l'aurez compris, les trois commissions de cet après-midi ne font que s'ajouter aux revendications syndicales. Loïc Morel et Isabelle Gouedo l'ont décidé, seul un des trois dossiers sera porté en commission cet après-midi. « Celui qui risque une mise à pied, car reculer le placerait dans une situation encore plus difficile. Nous n'aurons que trente minutes pour le défendre... Mais pour les deux autres, nous refusons de nous y rendre. Les agents le comprennent très bien. » Comme le prévoit la loi, de nouvelles commissions seront donc convoquées dans les quinze jours.
" Ce que nous voulons c'est une journée entière pour chaque cas et pas de limitation dans le temps des commissions. » Des demandes orales et écrites ont été adressées à la direction et sont restées sans réponse jusque là. Elle découvrira donc cet après-midi que deux des cas prévus en commissions, ne seront pas traités. La CGT espère que le dialogue pourra alors s'ouvrir, pour le bien des salariés.
En plus : Ce soir, deux commissions sur trois auront finalement eu lieu. La troisième sera reportée dans huit jours au plus tôt.
Sabrina KHENFER (RENNES-INFHONET)
COMMUNIQUE DE L'AG DE LA FAC DE NANTES SUITE A LA REPRESSION POLICIERE
L'Assemblée Générale des étudiants en lettres et sciences humaines de l'université de Nantes reste sous le choc des événements d'hier. Hier, la manifestation réunissant près de 4000 lycéens et étudiants s'est dirigée vers le rectorat et l'a envahi calmement. Après ¼ d'heure d'occupation, les gendarmes mobiles et la BAC ont chargé le millier de lycéens et d'étudiants qui commençait à se retirer. Les coups de matraques se sont multipliés et plusieurs personnes ont été rouées de coups. Enfin, alors que les manifestants étaient sortis du rectorat, plusieurs tirs de flashballs ont été lancés illégalement dont un a touché volontairement à la tempe un lycéen de 17 ans, le blessant gravement à l'oeil. En tout, ce sont au moins six jeunes qui ont été blessés et cinq personnes arrêtées. L'AG s'indigne de la réponse apportée par le gouvernement à un mouvement pleinement légitime dans ses revendications comme dans ses modes d'action. Elle condamne la réaction scandaleuse du recteur à l'issue de la manifestation ainsi que son opposition à la tenue d'AG lycéennes. Elle appelle l'ensemble des citoyens, lycéens, étudiants, parents, salariés, solidaires de notre mouvement à manifester dans le calme jeudi 29 novembre à 15h puis à se rassembler à 17h à Hôtel-Dieu pour protester contre les violences policières. Elle appelle tous les étudiants et les lycéens à continuer leur mobilisation pour obtenir l'abrogation de la loi Pécresse. Rien ne nous fera reculer ! Nous demandons : - la libération de tous les inculpés et l'arrêt des poursuites à leur encontre. - la fin de l'utilisation des flashballs et des tasers par la police. - La dissolution de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) utilisé pour criminaliser les mouvements sociaux. la fin de la répression policière des mouvements sociaux.
COMUNIQUE DE LA CNT-FAU DE NANTES SUITE A LA REPRESSION POLICIERE
communiqué de cnt-fau-44
Lors des expulsions manu-militari des locaux universitaires nantais
(censive et tertre ) des semaines passées, les drapeaux de la c.n.t ont
disparu. Ceux ci étaient stockés avec les affaires étudiantes dans des
caddies, qui ont elles été rendu depuis , apres arrangement avec le
vice-président olivier Menard.
Dans la rue , il y a eu des "confiscations " d'auto-collant, de tract et
de drapeau (scalp) ainsi que des contrôles d'identité ciblés par divers
agents du désordre.
La section cnt des travailleurs de l'éducation fau et sr de Nantes et 44
constate donc que ces "saisies" et "confisquations" sont illégales et
inacceptable.
Inacceptable surtout, les violences déployées par ces fonctionnaires
envers des jeunes militantEs (flashball à tir tendu) avec des
conséquences lourdes et graves de sens.
Inacceptable à Nantes comme en banlieue parisienne.
Nous appellons à la "prudence" toutes les compagnes et tous les
compagnons quant à l'utilisation par des "tiers" de ces matériels , cela
s'étant déjà produit (infiltration...).
- Nous exigeons la démission des président-e-s et recteurs de Nantes et
d'ailleurs ainsi que de leurs équipes.
- Nous exigeons des explications "officielles" des "uniformes" la ddsp
44 , de la bac de nantes ou de toute autre corps constitués porteur
de désordre et dépositaire du monopole de la violence physique
d'etat.
- Nous demandons "officielement à l'université de Nantes ,si les
techniques de fichage et de contrôles ciblées de cette période qui
sont des techniques habituelles des forces du désordre ,se propagent
au sein du milieu universitaire (administration ) ?L'université de
Nantes a-t-elle favorisé une transmission ,ou une destruction de ces
matériels syndicaux (drapeau,tract ...)?
cnt-fau-44@no-log.org
VIOLENTE REPRESSION POLICIERE A GRENOBLE
Source : indymedia Grenoble.
L'assemblée générale du 28 novembre 2007 des étudiants de Grenoble a voté la poursuite de la grêve et du blocage des Universités. Ce jeudi 29 novembre au matin, Mr Alain Spalanzani, préseident de l'Université Pierre Mendès France, (Grenoble II) était déterminé à faire reprendre les cours coûte que coûte. Il a communiqué à tous les étudiants par mail, le fait que l'Assemblée Générale avait voté le déblocage de l'Université, et que les cours reprendraient ce matin. Nous dénonçons cette manière de dresser les étudiants les uns contre les autres. En effet, en mentant effrontément aux étudiants sur la décision de l'Assemblée Générale et en faisant revenir les étudiants pour aller en cours, les étudiants grévistes se sont retrouvés face à un mur d'incompréhension. Les étudiants non-grévistes ont cru être face à des personnes, qui ne respectaient pas les décisions de l'Assemblée Générale et qui voulaient bloquer à tout prix. Le président de l'Université a ensuite attisé les tensions en faisant rentrer les étudiants par une porte de côté. Après quelques échauffourées, la gendarmerie mobile et la sécurité publique (police nationale) sont intervenues, et se sont livrées à des actes d'une violence inouïe, et ce, sans sommation préalable. Les étudiants (grévistes et non grévistes) qui se trouvaient sur l'escalier menant à l'amphithéatre ont été compressées par les forces de l'ordre, les personnes souhaitant aider leurs amis à descendre ont été matraqués. Ils ont enfin été évacuées avec violence, en étant soulevés puis jetés dans les escaliers. Les étudiants se sont éloignés pour éviter les bombes lacrymongènes, et les forces de l'ordre ont chargé sur les étudiants, grévistes et non-grévistes confondus. S'ensuivent des coups de matraques, sur la tête, et dans les genoux. Un gendarme a même matraqué une étudiante au visage en déclarant "avec les dents cassées tu gueuleras moins !" des personnes sont traînées à terre, puis interpellées. Le SAMU a été appelé très tardivement, alors qu'une personne faisait une grosse crise d'asthme à cause des bombes lacrymogènes, alors que certains étudiants avaient les doigts cassés, et d'autres blessures diverses. Un peu plus tôt , à l'Institut d'Etudes Politiques, Mr Olivier Ihl, directeur de cette composante, s'est saisi d'une barre en fer et a frappé les étudiants grévistes.
http://www.lepost.fr/article/2007/11/29/1060201_sciences-po-grenoble-j-ai-cru-que-j-allais-y-passer.html
Les forces de l'ordre sont ensuite intervenues, acculant les étudiants dans des garages à vélo, puis les frappant aux genoux. Nous tenons à rappeler que les violences policières subies ce matin ont été effectuées sans aucune sommation préalable. Nous condamnons la présence de policiers dans les Universités, ayant nui tous les étudiants. Nous condamnons les pratiques d'Alain Spalanzani, président de l'Université, qui tendent à dresser les étudiants les uns contre les autres, et qui pour cela met en péril la sécurité de tous les étudiants, qui se sont retrouvés à la merci des forces de l'ordre ce matin. A l'intervention des forces de l'ordre nous opposons le dialogue, notamment dans les cadres appropriés (Assemblées Générales, comités de mobilisations, débats et conférences dans le cadre de l'Université populaire). Nous invitons tous les étudiants à s'approprier ces cadres de débats et de décision, et à refuser d'entrer en cours dans cette ambiance de guerre civile.
INONDEZ LA DIRECTION DE L'IEP DE MALS DE PROTESTATION !
mailto:iepdirection@iep-grenoble.fr
29 novembre 2007
MANIF NOCTURNE INTERDITE
Article Ouest-France
La manif de ce soir interdite
Hier, après un énième déblocage, les cours ont repris à Rennes 2. Deux manifestations étaient prévues aujourd'hui. Mais celle du soir au Blosne est interdite par la préfecture.
La journée d'hier avait débuté comme la précédente. Peu après 8 h, un groupe d'enseignants et de personnel de l'université de Rennes 2, emmené par le président Marc Gontard, se présente devant les portes fermées du hall B. La grosse poignée d'étudiants bloqueurs y a passé la nuit. Au fil des minutes, les bâtiments avoisinants sont rouverts, seuls quelques chaises ou tables barrent alors les entrées. Dans ces locaux, les cours redémarrent.
Devant, le bâtiment B, en revanche, la confusion demeure. Et même l'inquiétude. Un étudiant gréviste qui voulait faire le mariole en montrant son postérieur à un cameraman, monte sur une table, perd l'équilibre et chute d'environ 4 m à travers une vitre. Les pompiers interviennent et emmènent le jeune homme blessé à la main notamment. Hier soir, ce dernier était toujours à l'hôpital. Vers 9 h, un groupe d'étudiants non grévistes tente à nouveau de forcer le blocage. Le ton monte. Quelques coups de poing sont échangés. « Faites le tour ! C'est ouvert de l'autre côté. Pas la peine d'aller à l'affrontement », crie aussitôt un enseignant. Au bas de l'escalier, plusieurs étudiants sont désemparés. « Quelques étudiants en bloquent 20 000, c'est incroyable ! », peste l'un d'eux qui vient de rentrer dans le bâtiment B. « Je ne trouve pas normal que la présidence nous appelle à venir débloquer. On ne va tout de même pas se battre contre d'autres étudiants », soupire un autre. Finalement, le bâtiment B sera progressivement libéré à partir de 10 h. Là aussi, les cours peuvent reprendre. Au Blosne, un périmètre bouclé Pourtant, les étudiants grévistes n'ont pas dit leur dernier mot. A partir de 16 h, ils tiennent une nouvelle « AG » dans l'amphi Renan. Environ 600 personnes y participent. Plusieurs décisions sont adoptées à la majorité : demander le report des examens, appeler à des rassemblements nocturnes, élaborer un contre-projet à la loi, mener des actions visant les médias. Mais aussi : écrire une lettre à Nicolas Sarkozy et manifester le 8 décembre contre la fusion ANPE-Assedic. Dans l'amphi, une enseignante de littérature américaine monte sur l'estrade pour appeler au dialogue : « La première règle, c'est le respect de l'interlocuteur », répète-t-elle. Une étudiante (elle ne sera pas la seule à intervenir dans ce sens) reconnaît que le blocage immédiat de l'université n'a pas porté ses fruits. « Repartons sur de meilleures bases. On a commencé à convaincre les gens de bloquer la fac plutôt que de les convaincre de s'opposer à la LRU », insiste-t-elle. Quelques autres préfèrent au contraire « tenir bon ». Pour autant, que se passera-t-il aujourd'hui ? Une première manifestation réclamant l'abrogation de loi aura lieu en ville à partir de 11 h 30. Une seconde devait être organisée dans le quartier du Blosne vers 22 h. Mais hier soir, la préfecture, par communiqué, a fait savoir « qu'elle interdisait toute manifestation à proximité de la station de métro Blosne, et dans les rues voisines, de jeudi 20 h à vendredi 9 h ». Une décision motivée « par l'absence de déclaration préalable des organisateurs, des horaires envisagés et un manque de précisions sur l'itinéraire et les modalités ». Pourquoi les grévistes avaient-ils choisi Le Blosne à la nuit tombée ? Pour obtenir l'adhésion d'un quartier populaire ? Ou l'envie d'en découdre avec « le système » ? Le périmètre sera donc bouclé par les forces de l'ordre. Reste à savoir ce que feront les manifestants. Pierrick BAUDAIS.Ouest-France
La Gestapo vous parle : ayez confiance...
COUP DE GRIFFE NOVEMBRE 2007. PUBLICATION MENSUELLE DES SECTIONS UNIVERSITAIRES CNT
- Edito, p.1
- LR U, p.2
- Intercorporatisme et démocratie directe en A G, p.3
- L'expérience de la section Paris III au sein du RUSF, p.4
- Loin des Censiers battus, p.5
- La carte d'étudiant devient une carte de paiement. P7
COUP DE GRIFFE NOVEMBRE 2007.
PUBLICATION MENSUELLE DES SECTIONS UNIVERSITAIRES CNT
http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/CdG_nov2007.pdf
SOMMAIRE :
28 novembre 2007
LRU :CEUX QUI LUTTENT ET CELUI QUI NEGOCIE.
DIAPORAMA : cliquer sur "éducation" à l'ouverture de la page.
http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/photos-education.html?curPhoto=11&&sp=6000
REPRESSION POLICIERE A NANTES : UN LYCEEN PERD UN OEIL..
SOURCE INDYMEDIA NANTES
Le jeune lycéen touché hier par un tir de flash ball à la tête hier après midi, va perdre son oeil droit. Une plainte a été déposé par la famille. A ce titre cette dernière recherche des témoignages ou des preuves vidéos/photos de l’évènement. N’hésitez pas à prendre contact avec la Ligue des Droits de l’Homme de Nantes.
10 BIS BD DE STALINGRAD 44000 NANTES
Tél : 02 51 86 22 39
Mail : ldh.nantes@free.fr
-Eclaircicement sur les évènements d’hier après midi
Alors que tous les manifestants étaient sortis des jardins du rectorat, que les grilles permettant l’accès à ce dernier étaient fermées. Un jeune lycéen a reçu un tir de flash ball au niveau du visage. Ce tir a donc été effectué alors que les grilles étaient fermées, l’utilisation du flash ball était donc totalement inadaptée.
Un diaporama avec les photos ci dessous et du son est disponible ici
Ce jeudi, à 10h30, 900 manifestants selon la police, 1000 selon les participants, ont défilé entre Bellecour et Lyon 2 sur les quais, fermée administrativement dans la nuit de mercredi à jeudi. Les manifestants se sont ensuite réfugiés dans un amphithéâtre de l'IEP pour y tenir une assemblée générale. Cette manifestation fait suite à l'évacuation par la police du campus Porte des Alpes à Bron, suite à "l'action gratuité" menée mercredi 28 novembre dans le Leader Price tout proche. Les étudiants ont sorti des chariots de nourriture du magasin pour les emporter jusque dans les locaux de l'université. La présidence a alors demandé à la police d'intervenir, ce qu'elle a fait, avec à la clé 13 personnes mises en garde à vue.
Où l’on verra pourquoi l’affirmation qu’il y aurait cette année un milliard de plus cet année pour les universités est une tromperie.
















