30 octobre 2007
Le CGLBT de rennes condamne l’agression d’un homme rencontré sur un lieu
Le 12 octobre dernier, un gay de 36 ans a été agressé et séquestré à son domicile en Ille-et-Vilaine par un individu rencontré peu avant sur un lieu de drague. La victime, sous la menace d’un couteau, d’un pistolet à billes et d’un appareil à impulsions électrique, a été ligotée et contrainte de donner sa carte bancaire. S’il n’est pas avéré que le premier mobile de l’agresseur soit de nature homophobe, il n’en reste pas moins que cet individu a choisi sa victime sur un lieu fréquenté par des gays, et que nous savons que certains agresseurs préfèrent s’attaquer à des personnes homosexuelles car ils pensent qu’elles n’oseront pas porter plainte. *Le CGLBT de Rennes rappelle quelques conseils de prudence établis par SOS Homophobie aux homosexuels qui souhaitent recevoir de nouveaux partenaires chez eux :* - Ne donnez pas le numéro de téléphone de votre domicile, échangez vos numéros de portable et appelez votre correspondant pour vérifier ses coordonnées. - Informez un proche de votre rendez-vous et donnez-lui les informations dont vous disposez. - Laissez entendre à votre partenaire qu’une autre personne est au courant de ce rendez-vous. - Si vous ne vous sentez pas à l’aise ou rassuré, n’hésitez pas, abrégez le rendez-vous. - Si vous accueillez quelqu’un chez vous et qu’il porte un sac, méfiez-vous de son contenu. Il peut en effet contenir des cordes, du scotch, des armes… Si ces conseils sont difficiles à appliquer pour des rencontres sur des lieux de drague en extérieur, nous invitons cependant à une certaine prudence quand vous accueillez quelqu’un que vous ne connaissez pas chez vous. Sans vouloir créer une ‘‘psychose’’, le CGLBT de Rennes rappelle, à travers cet énième fait divers, que la sécurité sur les lieux de drague extérieurs n’est toujours pas une réalité. Les homosexuel-le-s restent encore trop souvent des cibles de choix.
-- ****************************************** Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes 23 rue d'Aiguillon | 35200 RENNES TEL. 02 99 51 36 90 FAX. 08 26 31 48 55 http://www.cglbtrennes.org
28 octobre 2007
"ALTERNATIVE LIBERTAIRE" : NOUVELLE FORMULE
Nouvelle formule d’Alternative libertaire : abonnez-vous !
Dès le 30 octobre, découvrez la nouvelle formule du mensuel Alternative libertaire :
format plus grand
couverture couleur
nouvelles rubriques
meilleure implantation en kiosque
prix en baisse à 2 euros
L’édito du mois :
Du lourd pour pas cher
Cela faisait dix ans que la maquette du mensuel Alternative libertaire n’avait pas changé. Nous souhaitions la faire évoluer pour nous profiter pleinement de la liberté graphique que nous donne le passage à la couleur.
Cette nouvelle formule est l’occasion d’augmenter notre tirage (7.500 exemplaires) et de nous redéployer dans les kiosques.
Le changement de pagination et de format (20 pages de 24 x 32 cm au lieu de 24 pages de 21 x 29,7 cm) va, lui, nous amener à diversifier les tailles de nos articles : toujours des papiers longs (Histoire, Idées, l’article politique d’ouverture…), mais davantage de papiers courts, plus denses. Plus d’ensembles cohérents aussi, de dossiers thématiques, d’angles complémentaires.
Plus d’interaction avec le site web www.alternativelibertaire.org, qui par la force des choses est plus réactif sur l’actualité.
Au plan international, nous continuerons, entre autres, à traduire le meilleur de la presse communiste libertaire étrangère.
Nous proposerons davantage de petites rubriques : à coté de la tribune mensuelle d’À Contre Courant et de la Chronique du travail aliéné de Marie-Louise Michel, déjà bien installées, nous aurons le Dico anticapitaliste de Jacques Dubart (chaque mois, un mot ou une expression passée au crible).
Plus ponctuels, plus culturels : les Classiques de la subversion, par Matthijs, sur les bouquins qui ont marqué le mouvement social, et la Rubrique fétichiste de Pierre Chamechaude, autour de l’histoire d’un objet.
Enfin, nous essaierons de produire un journal utile à la fois aux milieux militants et au grand public, en composant plus souvent des dossiers argumentaires. Ceux réalisés sur les retraites, la santé, le patriarcat, le logement, la redistribution des richesses, la Constitution européenne, etc. ont reçu un accueil favorable qui nous pousse à persévérer dans cette voie.
Sur le fond politique, nous continuerons à refléter pleinement les combats de l’organisation révolutionnaire éponyme, Alternative libertaire, qui édite le mensuel.
Et tout ça pour un prix en baisse à 2 euros… alors abonnez-vous !
la commission journal d’AL, le 23 octobre 2007
13 octobre 2007
CONFERENCES " LA DELINQUANCE FINANCIERE"
Ységoria
LA DELINQUANCE FINANCIERE
Paradis fiscaux et judiciaires, évasion fiscale. prédation des pays en développement et des pays développés…
Nous sommes tous privés de 255 milliards de dollars de biens publics chaque année !!!
MERCREDI 24 OCTOBRE A RENNES :
17H3O A L'IEP
20H00 UNIVERSITE RENNES 2, AMPHI HENRI SEE
*
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Conférences de John CHRISTENSEN
Président de Tax Justice Network,
rapporteur pour le conseil économique et social de l’ONU.
Actuellement Directeur de Tax Justice Network (Réseau pour la Justice Fiscale), John Christensen a connu un parcours plutôt inattendu. D' abord formé à l'économie du développement, il a travaillé dans un certain nombre de pays parmi les plus pauvres de la planète, mais aussi au sein d'un paradis fiscal (Jersey) comme spécialiste des fiducies. Il est intéressant de noter que lors de sa démission de ce poste de en 1988, le Financial Times lui attribua le titre de «dissident le plus remarquable»des Etats de Jersey. Conseiller d’Oxfam, l'ONG britannique et internationale, il est l'un des co-fondateurs de Tax Justice Network (Réseau pour la Justice Fiscale), coalition d'experts universitaires et d'ONG qui a vu le jour à Florence en novembre 2002. En 2003, Tax Justice Network obtient le statut d'Observateur auprès des Nations-Unies
Fondée en 1998, Attac (Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens) promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l’ensemble du monde.
Mouvement d’éducation populaire, l’association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations…
Site internet : attac.org
Survie est une association (loi 1901) qui mène des campagnes d’information et d’interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud.
Les problèmes de développement et la pauvreté dans les pays du Sud ont avant tout des causes politiques. C’est donc dans le champ politique qu’il convient d’agir.
Site internet : Survie-France.org contact : surivie35@gmail.com
Ységoria Association étudiante de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes, Ységoria organise tout au long de l’année des conférences.
John Christensen sera à Saint Malo le 22/10, à Laval le 23/10 et à Nantes le 25/10.
TRACT ALTERNATIVE LIBERTAIRE
Riposte sociale
Cassons leur arrogance
Le capitalisme se radicalise, radicalisons notre opposition. Chacune des mesures du « nouveau contrat social » détaillé par Sarkozy peut se résumer à ce principe : voler aux classes populaires pour donner aux riches. La journée d’action du 13 et la grève du 18 octobre peuvent être le point de départ d’un mouvement d’ampleur.
En quelques mois, le pouvoir est pris d’hyperactivité et il serait fastidieux d’énumérer toutes les attaques simultanées qu’il a lancées. Primo, il baisse des impôts pour les riches et des cotisations patronales aux organismes de Sécurité sociale ; secundo, il s’alarme qu’il n’y a plus d’argent public ! Tertio, il se lance dans le hold-up généralisé : franchise médicale ; déréglementation des 35 heures, des heures supplémentaires et allongement de fait de la durée du travail ; précarisation des contrats de travail et programmation de la disparition du CDI ; baisse des indemnités chômage et flicage renforcé des privé(e)s d’emploi avec la fusion ANPE-Unedic ; universités ; casse des régimes spéciaux de retraites qui ne dérangeaient personne sauf le pouvoir, pour des raisons idéologiques… Enfin il assure au patronat de certains secteurs industriels qu’il pourra continuer à faire travailler au noir une main d’œuvre esclave, en refusant de régulariser les sans-papiers et en sortant du chapeau un projet d’« immigration choisie » aussi illusoire que cynique.
Trop c’est trop. Même le Medef, qui n’en demandait pas tant, est quelque peu saisi d’ivresse euphorique. Face à cela, les travailleuses et les travailleurs que nous sommes resteront-ils hébétés, craintifs, sans savoir sur quel pied danser ?
Lutter plus pour gagner plus
Disons-le clairement : oui, nous voulons gagner plus. Oui, nous en avons assez de perdre notre vie à la gagner. Et non, nous ne voulons pas occuper un emploi jusqu’à 65 ou 70 ans, alors qu’il y a déjà des millions de chômeuses et de chômeurs.
Tout ce que nous acceptons en baissant la tête, conduit à creuser les inégalités : d’abord entre la masse des salarié-e-s et la poignée de capitalistes qui dictent leur loi (Pinault, Lagardère, Arnault, Parisot, Michelin, etc.). Ensuite au sein même des salarié-e-s, entre ceux qui ont emploi, et ceux et celles qui n’en ont pas ou, pire, ne parviennent pas à vivre décemment de leur travail.
La « négociation » c’est pour amuser la galerie
Sarkozy a habilement appelé au « dialogue social » avec les organisation syndicales, tout en affirmant qu’il ne transigerait « ni sur les objectifs ni sur les principes ». Il espère ainsi dégager un pôle de partenaires sociaux dociles. Il faut être clair : les salarié(e)s n’ont pas besoin d’une concertation avalisant la régression mais d’un mouvement social d’ensemble !
La grève du 18 octobre appelée par les fédérations syndicales du rail, et à laquelle d’autres secteurs (Énergie, RATP, Fonction publique) se sont joints, constitue un point d’appui pour une plus large mobilisation.
La « gauche » est morte, ne comptons que sur nous-mêmes
Le PS est autodétruit ou satellisé par l’Élysée… et c’est tant mieux ! Car cela dissipe toute illusion et nous oblige à prendre, tous et toutes ensemble, nos responsabilités. Attendre les prochaines élections pour se « défouler » en votant contre Sarkozy, ce n’est pas cela qui fera trembler le Medef ! L’alternative c’est nous tous et toutes qui l’avons entre les mains. Ce dont a besoin cette société déprimée, c’est d’un nouveau Décembre 95, d’un nouveau mouvement anti-CPE, d’un nouveau Mai 68. Ce dont nous avons tous et toutes besoin, c’est de dire « non » au capitalisme et de préparer les conditions d’une transformation de la société.
Où est passée la caisse ?
Le gouvernement nous fait croire qu’il est vital de baisser les cotisations sociales
des entreprises, afin qu’elles « créent des emplois ». Après vingt-cinq ans d’exemptions, d’exonérations et de fraude tolérée, le chômage n’a guère reculé, au contraire !
En revanche, les profits des capitalistes, eux, ont explosé ! Encore +15% de croissance des bénéfices pour les entreprises du CAC40 en 2006 ; +35% de revenu pour les actionnaires en moyenne… heu combien pour les salaires déjà ?
Rassemblement devant le Centre de Rétention Administrative de St Jaques de la Lande
Communiqué de presse
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*Pour la libération de toutes les personnes retenues***
*Pour la destruction de tous les centres de rétention***
*Pour la régularisation de toutes les personnes sans-papiers***
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Depuis le 1er août 2007, des enfants, des femmes, des hommes sont
enfermé-e-s dans le centre de rétention administrative de Saint Jacques
de la Lande, avant d'être expulsé-e-s hors de France.
Le durcissement progressif des lois sur l'immigration et l'ouverture de
ce centre intensifient la traque aux personnes sans-papiers et
légitiment des comportement odieux envers ces personnes. Les
arrestations au domicile, les contrôles au faciès dans la rue, de
véritables rafles (sur le lieu de travail, à la sortie du métro, devant
les mosquées...) se multiplient dans le département, dans la région et
sur tout le territoire français. Où qu'elles soient arrêtées, les
personnes placées en rétention sont violemment arrachées à leur famille,
à leurs amis, à leurs repères et se retrouvent enfermées derrière les
grillages de cette prison, privées de liberté pour n'avoir pas obtenu de
papier.
Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers, soutenu par la
coordination régionale Bretagne /pays de Loire solidaire des personnes
immigrées, appelle à un campement illimité devant le centre de centre de
rétention administrative de Saint Jacques, afin d'en bloquer l'activité
le plus longtemps possible.
* ***
*Samedi 13 octobre***
*15h: rassemblement Place de la république à rennes***
*Départ en bus au CRA de Saint Jacques (ligne 57, arrêt parc des
expositions***
*17h: Installation du campement au pied des barbelés***
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Vidéo : Etrangers, les mariages d'amour finissent mal en général...
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b35a_1214part1&video
De la part de RESF 82 :
Montauban : 4 "minutes" d’arrêt
Une interpellation d’enfant d’un couple albanais, sans papiers, a eu lieu mardi 25 septembre dans l’école Ferdinand Buisson à Montauban, dans des circonstances pour le moins troublantes dans une démocratie.
Les parents venaient d ‘être arrêtés avec leur fille aînée, Marseda, 8 ans, apparemment lors d’un contrôle routier.
Le commissaire de police de Castelsarrasin prétend pourtant qu’ils ont été arrêtés en flagrant délit de vol, et s’est empressé de le faire savoir à la presse. Renseignement pris auprès de l’avocat de la famille, ce vol n’est pas avéré : il n’y a pas eu de flagrant délit, ni de dépôt de plainte.
Nous tenons à faire savoir dans quelles conditions s’est déroulé « l’enlèvement » d’Armen, 7 ans. Deux policiers se sont présentés dans l’école. Ils se sont adressé au directeur en lui déclarant que les parents d’Armen avaient eu un accident et qu’ils venaient chercher l’enfant. Le directeur, inquiet, après de nombreuses questions sur l’état de santé des parents, s’est finalement entendu dire que les parents étaient au commissariat de police de Castelsarrasin. Il a donc refusé de laisser partir l’enfant en l’absence des parents. Puis il en a référé à son inspecteur d’académie qui l’a d’abord soutenu. Après des contacts entre la police et l’Inspection Académique, ce dernier a affirmé au directeur de l’école qu’il y avait une commission rogatoire pour placement d’enfants et que l’enfant devait être remis aux policiers.
C’est ce qui s’est passé : Armen, 7 ans, a quitté l’école, encadré des deux policiers en uniforme et en armes, au milieu des autres enfants et des parents en pleine sortie des classes. A ce jour, personne n’a vu cette commission rogatoire.
L’enfant a été conduit au commissariat, et malgrè la promesse faite, il n’a pas été présenté à ses parents. Marseda, sa sœur aînée a été violemment arrachée à ses parents, et les deux enfants ont été placés en foyer par l’aide sociale à l’enfance.
Avaient ils une ordonnance de placement ? Elle ne figure pas, en tout état de cause, dans le dossier de la famille que l’avocat détient. Dés mercredi midi, la famille, parents et enfants, ont été placés en Centre de Rétention Administrative.
Les conditions de l’arrestation et la détention sont un traumatisme majeur pour ces enfants et leurs parents. Comment se fait il qu’une inspection académique puisse interdire aux enseignants de témoigner par rapport à ce vécu ?
Le RESF compte bien interpeller les différentes institutions concernées, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce que l’on peut bien appeler : une « arrestation d’enfant ».
Les droits des enfants ont été bafoués, le défenseur des enfants alerté.
Le Réseau Education Sans Frontière 82.
03 octobre 2007
VENTES DU COMBAT SYNDICALISTE A RENNES
SAMEDI 5 OCTOBRE 2007 DE 10H A 12 H MARCHE DU LANDREL
SAMEDI 20 OCTOBRE 2007 DE 10H A 12 H MARCHE DU LANDREL
TABLES DE PRESSE HALL B FAC RENNES 2
EDITO DU COMBAT SYNDICALISTE OCTOBRE 2007
Les masques sont tombés. Tant pis pour ceux qui entretenaient encore quelques illusions sur les auxiliaires du capitalisme arrivés au pouvoir en mai. Il aura donc fallu attendre quelques mois avant que le gouvernement ne déclenche vraiment les hostilités, avec les annonces de la rentrée et le discours présidentiel du 18 septembre dernier. Fini le discours pseudo-social qui flattait dans le sens du poil les « espoirs du peuple », comme la loi sur le pouvoir d’achat, avec la disparition des droits de succession ou la défiscalisation des heures supplémentaires, qui apparaissent sous leur vrai jour, des cadeaux destinés en fait à enrichir les riches.
La cible est maintenant bien définie, les promesses électorales seront tenues. En collaboration étroite avec le patronat de choc, qui applaudit à l’annonce de la future dépénalisation de ses délits, les nouvelles lois et propositions ont un objectif bien clair : disparition progressive du droit de grève, remise en cause systématique des 35 heures, du contrat de travail garantissant un minimum de droits, des conventions collectives, allongement du temps de travail et de la durée de cotisation. Sans parler du matraquage médiatique dénonçant ces salauds de fonctionnaires, parasites surpayés qui, bien sûr, pèsent tant sur le budget de l’État, sur nos impôts donc. Diminuer le nombre de fonctionnaires, instaurer le salaire au mérite, et acheter le départ de certains en les alléchant avec une prime. Pourquoi ne pas les inciter au suicide… Et sans oublier non plus le renforcement toujours plus totalitaire de la législation contre les étrangers, la chasse aux clandestins, les contrôles d’empreintes ADN.
Pour l’instant, la pilule passe, dans l’agitation médiatique et l’occupation du terrain tous azimuts, où la pipolisation en tant que mode de gouvernement remplace l’analyse et la réflexion. Quand les seules perspectives d’explications résident dans le sort inhumain… des pauvres ministres qui souffrent tant pour tenir les engagements. De la détresse de ceux qui en souffrent réellement, dans leur chair et dans leur tête, pas un mot, les victimes sont forcément coupables. Comme le sont sans doute les chômeurs licenciés sur l’autel du profit, et qui s’engraissent lâchement avec les aides octroyées généreusement par les Assedic.
Et, par-dessus tout cela, le sport qui joue son rôle d’étouffoir social, d’opium du peuple, avec la sacralisation des valeurs réactionnaires de l’effort et le culte du drapeau. On se soucie plus des aléas du sélectionneur, ci-devant futur secrétaire d’État, que d’une femme qui passe par la fenêtre parce que la police est devant la porte !
On aurait même pu espérer que l’attaque frontale contre les régimes spéciaux de retraite allait agir comme le chiffon rouge sous le nez du taureau. Tant la ficelle est grosse. Il faut croire que les syndicats de cheminots ont envie de se hâter avec lenteur, sans doute pour ne pas prendre la coupe du monde en otage… Sans doute les enjeux de la représentativité sont-ils plus importants que la défense des droits. N’empêche que la riposte doit être à la hauteur des coups reçus. Il n’est même plus question de troisième tour social, mais réellement de la guerre sociale, qui, restée un certain temps en sommeil, doit se réveiller. Il faut chasser ce gouvernement qui organise la misère, la soumission de plus en plus grande au patronat, qui instille la peur, qui veut diviser encore plus les travailleurs pour qu’ils s’opposent les uns aux autres plutôt que lutter contre l’ennemi commun. Ils nous déclarent la guerre, sachons leur répondre en rendant coup pour coup. Nous n’avons pas besoin d’eux, ils ne peuvent se passer de nous !
Jean Giskan CNT Éducation 75
















